BMW Série 2 2015: Le plaisir croît avec l'usage

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

ans la lignée des Série 4 et 6 (et de la prochaine Série 8), BMW a choisi d'utiliser la nomenclature Série 2 pour désigner son nouveau coupé deux portes d'entrée de gamme. Cette décision a pour but de laisser toute la place à une éventuelle berline Série 1 pour rivaliser avec les Audi A3 et Mercedes-Benz CLA, d'ici 2016. À noter que l'actuelle Série 1 vendue en Europe – non commercialisée chez nous – adopte la forme d'un modèle à hayon et n'a rien en commun avec la future berline Série 1 à traction avant, laquelle partagera sa plate-forme avec les produits MINI.

La refonte d’une voiture à succès n'est pas une mince affaire. C’est pourquoi les nouveaux modèles gagnent généralement en volume et en équipement. La nouvelle Série 2 ne déroge à ces préceptes en accroissant ses proportions - par rapport à l'ancien coupé de Série 1 - alors que la longueur gagne 72 mm, la largeur 26 mm et l'empattement 30 mm.

Une vraie « béhème »

La Série 2 propose une configuration assez unique dans sa catégorie : un moteur implanté longitudinalement et des roues arrière motrices. À l'inverse, les autres constructeurs installent le moteur de façon transversale pour entraîner les roues motrices avant. La recette de BMW a le mérite d'améliorer l'agrément de conduite grâce à un centre de gravité abaissé et une meilleure répartition des masses entre l'avant et l'arrière. En contrepartie, l'habitacle est plus étriqué puisque le moulin, la boîte de vitesse et l'arbre de transmission grugent de l'espace aux passagers au niveau des hanches et des jambes.

À l'instar de la défunte Série 1, la Série 2 est loin d'être sous-motorisée. D'entrée de jeu, la 228i ouvre son capot à un 2,0 litres turbo, lequel développe 241 chevaux et un couple assez impressionnant de 258 livres-pied. L'arrivée de ce moteur à quatre cylindres représente une nouveauté pour le petit coupé de BMW puisque l'ancienne 128i était animée par un six cylindres atmosphérique de 230 chevaux.

Pour accroître le plaisir de conduire, la M235i est propulsée par un six cylindres turbo de 3,0 litres. Par rapport à la version précédente 135i, le moteur de la M235i génère 22 chevaux de plus pour un total de 322 chevaux. Le couple est aussi en augmentation à 332 livres-pieds. Pour le changement des vitesses, l'acheteur a le choix entre une boîte manuelle à 6 rapports – une mécanique de plus en plus rare dans les voitures de luxe – ou une boîte semi-automatique à 8 rapports. Pesant moins de 1 600 kg, la M235i affiche un rapport poids/puissance estimé à 4,8 kg/ch. Des chiffres qui font saliver puisqu'elle est capable de passer de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes. Au cours des prochains mois, une Série 2 à traction intégrale xDrive fera son apparition. De même, un modèle cabriolet se joindra éventuellement à la gamme.

Pour réduire la consommation d'essence, les ingénieurs de BMW ont eu recours au dispositif ECO PRO, lequel désolidarise le mouvement du moteur et de la transmission automatique lorsque le conducteur relâche l'accélérateur à plus de 50 km/h pour laisser la voiture rouler en mode « roues libres », sans friction au niveau mécanique. De même, tous les groupes motopropulseurs sont équipés de série d'une fonction d'arrêt et de redémarrage automatique du moteur.

Dans la pure tradition des produits munichois, la Série 2 colle à la route comme si elle était chaussée de ventouses. Les mouvements de caisse sont maîtrisés à la perfection par sa suspension adaptative à commande électronique et ses larges pneumatiques de 18 po. Quant au dispositif Servotronic équipant la direction, il a le mérite de faciliter les manœuvres de stationnement. En contrepartie, on peut reprocher à cette direction à assistance électrique d'avoir perdu de sa rigueur alors que les coups de volant n'ont pas la précision du système hydraulique d'antan.

Contrairement aux berlines de luxe s'inscrivant dans son échelle de prix, la Série 2 n'a pas été conçue pour chouchouter les passagers arrière. Malgré l'accroissement de l'empattement, la banquette à deux places est difficile d’accès et inconfortable pendant les longs trajets. Au niveau du design, la planche de bord s'inspire de la Série 3 alors que les matériaux et la finition sont de meilleure qualité qu'auparavant.

Le nouveau Active Tourer

Pour répliquer à la Mercedes-Benz Classe B, BMW introduit l'Active Tourer de Série 2 en 2015, lequel rivalisera également avec les Kia Rondo et Dodge Journey. Compte tenu de la multiplication des modèles à hayon chez BMW – et sa division MINI, on peut se questionner sur la pertinence d'ajouter ce multisegment compact à sa gamme. Pour se démarquer des modèles concurrents, l'Active Tourer mise sur un comportement routier plus dynamique et un habitacle plus soigné.

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