Acura RSX, le charme de la petite

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2005

Au fil des années, Acura s'est taillé une réputation plus qu'enviable. Bien sûr, parce que la plupart de ces modèles jouissent d'un luxe et d'un confort enviable, mais surtout parce que les voitures Acura ont une personnalité qui marie à la fois le luxe et le sport.

Les réussites historiques chez ce constructeur sont légion. Mentionnons par exemple l'Integra, qui avait connu un succès retentissant, et la toute récente TL, remodelée l'année dernière et qui, avouons-le, est impressionnante.

Réunissant performances sportives et images de voiture de luxe, Acura a été une cible de choix pour les consommateurs, jeunes et moins jeunes, en mal de bonnes voitures À la seule condition toutefois que les performances promises soient au rendez-vous. Dans le cas de l'Acura RSX, il n'y a rien à redire.

La RSX est offerte en trois versions. Le modèle de base et la Premium sont toutes deux équipées d'un moteur i-VTEC quatre cylindres de 2 litres, développant 160 chevaux. Le modèle de type S, la version sportive de la RSX, est pour sa part dotée d'un engin de 210 chevaux, une légère hausse de 10 chevaux en comparaison de l'année dernière.

Nerveux, le moteur n'a pas besoin d'une grande sollicitation pour répondre efficacement, même si à bas régime, il a une certaine tendance à la paresse. Un bon coup d'accélérateur, une petite hausse de pression du régime moteur et hop, la voiture s'engouffre avec vigueur sur la trajectoire voulue. En revanche, le moteur de base atteint rapidement sa limite, ce qui n'est pas le cas de la version S.

Cette mécanique est d'une souplesse hors du commun. Tellement souple en fait qu'on a une réelle envie de tenter d'utiliser au maximum les capacités de la RSX.

La transmission manuelle à 6 rapports qui équipe la petite voiture répond, elle aussi avec prestance aux demandes du pilote. Il faut cependant la ménager un peu, car elle ne semble pas trop apprécier la rudesse du pilote que je suis quand je tente de pousser un peu la machine.

Pour les plus paresseux, une transmission automatique, dotée du système Sportshift, permet de maximiser toutes les qualités de la RSX, sans avoir à se battre. Même en mode semi-automatique, elle répond vite et bien, même si le délai est un peu plus long que souhaité dans certaines situations.

Au volant, la RSX retient l'attention sur plusieurs points. Sa direction, assistée juste ce qu'il faut, laisse toute la latitude au conducteur sans toutefois lui concéder de flou. Le résultat est étonnant de justesse et de précision. Elle est malheureusement trop peu communicative pour être vraiment amusante, mais il s'agit là d'un défaut commun à la plupart des modèles Acura.

La suspension répond adéquatement, et le châssis d'une rigidité de bon aloi permet d'obtenir un comportement routier d'une grande stabilité. Pas de surprise, la petite RSX se laisse mener où bon nous semble, sans trop rechigner.

Pour assurer la sécurité du pilote et de ses passagers, elle est aussi équipée d'un système de contrôle de la stabilité que l'on peut désactiver manuellement, mais qui vient rassurer un peu ceux et celles qui hésitent dans leurs mouvements. Les freins ABS sont aussi disponibles de série sur toutes les versions.

Joli minois

Côté design, l'Acura RSX est facile à distinguer. On y retrouve le charme Acura, bien entendu, mais le nez allongé et l'arrière légèrement surélevé ne trompent pas et prouvent que l'on a bien affaire à une sportive. Le trait le plus distinctif demeure les phares, très allongés pour épouser la forme du capot.

Ces phares sont cependant un peu modifiés si on les compare au modèle de l'année dernière. On a aussi remodelé un peu la grille de calandre, de même que les lumières arrière. Des modifications peu évidentes, et qui viennent simplement concrétiser davantage la personnalité sportive du coupé.

À l'intérieur de la Type S, les sièges sont d'un cuir de grande qualité, et offrent véritablement un support complet. Seul petit défaut cependant, les sièges chauffants le sont disons, un peu trop en raison de l'absence d'un contrôle manuel. Une version avec sièges en tissu sera aussi disponible en 2005.

Le tableau de bord est bien dessiné, rendant les commandes facilement accessibles même si certains instruments, comme le système de chauffage, sont étrangement situés, en haut de la radio plutôt qu'en bas comme le veut la tradition. Parmi les autres modifications de l'année, de nouveaux cadrans sont aussi installés sur la planche de bord.

Fort bien équipées, les RSX sont toutes dotées d'un système de climatisation automatique, et de l'ensemble électrique, incluant le télédéverrouillage. Une foule d'accessoires dont un système audio de bonne qualité font aussi partie de l'équipement de base du coup haut de gamme.

On a beau parler de tous les équipements, discuter de toutes les motorisations ou vanter les mérites des suspensions, ce qui attire un conducteur à l'intérieur de l'habitacle de n'importe quel modèle, c'est le plaisir de conduite. De ce point de vue aussi, la RSX est une belle réussite. Profiter de l'heure de pointe pour mettre à profit les qualités urbaines de la voiture, ou simplement faire une randonnée de plaisance sur l'autoroute en bonne compagnie, font certainement partie des petites joies qu'un conducteur peut se payer. Surtout qu'avec le prix plus qu'abordable exigé pour la RSX, n'importe qui en aura encore les moyens.

Partager sur Facebook
Commentaires