Subaru Outback Wilderness 2026 : l'aventurier baroudeur plus polyvalent que jamais
Sonoma, Californie — S’il y a quelque chose à retenir de la pandémie qui est venue bousculer l’ordre mondial il y a quelques années à peine, c’est qu’il y a désormais une soif plus affirmée des consommateurs pour l’aventure. L’avènement de l’automobile au XXe siècle a certes permis à l’être humain d’explorer la Terre, mais en 2026, on parle carrément d’un segment de VUS qui le revendique pleinement. Les pneus tout-terrain, les protections sous la caisse, les éléments de suspension plus robustes, tout ou presque est optimisé à bord de ces variantes retouchées pour l’aventure.
C’est d’ailleurs en pleine pandémie que le premier modèle Wilderness a fait son apparition, la familiale qui n’a fait qu’appliquer une recette un peu plus pointue que celle introduite sur l’Outback au milieu des années 90. Pour 2026, non seulement l’Outback change du tout au tout, mais c’est également le cas pour sa variante « robuste ».
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Après notre premier contact avec l’Outback « régulier » au mois de novembre dernier, qui s’était déroulé sous une pluie diluvienne, nous voilà de nouveau au volant de l’aventurier de la famille. Heureusement, les circonstances étaient plus clémentes en ce début d’année. Voyons voir si, à l’instar du modèle grand public, l’Outback Wilderness 2026 a conservé ses superbes qualités de véhicule passe-partout par excellence.

Un look qui fait jaser
Sur ce point, il est difficile d’ignorer la nouvelle carrure de l’Outback 2026, mais avec l’ensemble Wilderness, les concepteurs ont franchi une ligne que nous ne croyions pas possible pour une marque conservatrice comme Subaru. On a presque l’impression de revivre le conte de Hans Christian Andersen qui met en scène un cygne né au sein d’une famille de canards.
La devanture, avec la grille de calandre massive avec ses lettres S-U-B-A-R-U en évidence, et tout ce plastique noir rappelle que le constructeur a déjà commercialisé des camionnettes par le passé. Est-ce que les noms Baja ou Brat vous disent quelque chose?
Le capot est davantage à l’horizontale, pour mieux se marier avec la verticalité du museau. De profil, l’Outback Wilderness reçoit des contours d’ailes et de bas de caisse plus agressifs, avec les accents couleur cuivre anodisée qui sont de retour sur les barres de toit, les écussons et à l’arrière également.

Plus haut de 20 mm face à l’Outback « régulier », le Wilderness est plus sérieux dans sa quête de franchir des sentiers accidentés. Quant à sa monte pneumatique, elle a changé d’adresse — la génération précédente était équipée de semelles Yokohama — avec des bottines Dueler A/T de Bridgestone. Selon Subaru, ces pneus seraient plus silencieux sur le bitume, tout en étant suffisamment cramponnés pour les chemins meubles.
Pratique et technologique
L’espace de chargement à l’arrière est un peu plus vaste en 2026, et ce, même avec la présence d’une jante pleine grandeur sous le plancher du coffre. Il y a aussi plusieurs crochets et un cache-bagages en tissu flexible et recyclé qui est aussi lavable à la machine. Ce dernier peut servir de cloison, de hamac pour l’équipement ou encore de protection pour le seuil de chargement, afin d’éviter les éraflures et les salissures causées par les animaux ou le matériel transporté.

Au risque de se répéter, le Subaru Outback Wilderness, à l’instar des autres livrées de la gamme, est équipé du nouveau système Multimedia Plus doté d’un écran tactile de 12,1 pouces, jumelé à un tableau de bord numérique de 12,3 pouces derrière le volant. L’écran central haute résolution prend en charge Apple CarPlay et Android Auto sans fil, avec affichage plein écran. Et on ne peut que féliciter les concepteurs d’avoir ramené les boutons pour le contrôle de la climatisation.
L’équipement de série comprend aussi la connectivité Bluetooth pour téléphone et audio, une chaîne AM/FM, la caméra de recul, SiriusXM avec 360L (essai gratuit de quatre mois), la radio HD ainsi que les mises à jour à distance.

La conduite d’une voiture (un peu plus) haute sur pattes
On a pu le constater à notre première conduite de l'Outback quelques semaines avant la fin de 2025 : l’apparence très « VUS » du modèle n’a pas vraiment affecté la conduite de l’utilitaire jadis considéré comme une familiale surélevée. Mais, avec des pneus différents, une garde au sol bonifiée et même l’addition d’amortisseurs adaptatifs (une première pour Subaru), il fallait s’attendre à une expérience de conduite distincte.
Mais, comme pour la première Wilderness, les ajustements n’ont pas transformé l’Outback en 4x4 rustre et inconfortable. Au contraire, les pneus filtrent très bien les bruits de la route, tandis que nous avons trouvé le suspension un brin plus ferme que sur les autres livrées. La direction demeure légère, ce qui est parfait pour les balades en ville. En revanche, celle-ci livre suffisamment d’information au conducteur qui recherche un minimum d’agilité, quel que soit le type de revêtement qui se dessine sous les pneus.

Le moteur 4-cylindres à plat turbocompressé de 2,4 litres de cylindrée, bon pour 260 chevaux et 277 lb-pi, est assurément mieux outillé pour mouvoir cet Outback plus lourd que sa devancière. Les accélérations sont franches et linéaires. Malgré la hauteur de l’Outback le plus aventurier, la tenue de route est correcte, grâce à la traction intégrale symétrique qui veille au grain. Quant à l’unique boîte de vitesses disponible, une CVT, elle travaille bien avec le moteur à condition de ne pas trop pousser la machine. En accélérant au maximum, le bloc peut se montrer plus bruyant à haut régime.
Et en hors route?
À ce chapitre, les organisateurs de ce programme de conduite avaient déniché un parcours hors route sur un ranch particulièrement vaste dans la région de Sonoma en Californie. Et la topographie de l’endroit était parsemée de butes et de valons pour tester le système X-Mode amélioré du modèle Wilderness.
Dans les jours précédents, la pluie a compliqué les choses pour nos collègues américains, avec des surfaces très glissantes, mais le temps sec a rendu les conditions plus faciles pour cette vague d'essai exclusivement canadienne. Certes, il y avait des parcours plus accidentés, mais dans les trois ou quatre obstacles corsés, l’Outback Wilderness n’a presque pas bronché.

Les deux modes de conduite proposés par la fonction X-MODE travaillent de manière transparente, de sorte qu’on entend à peine les efforts déployés par le rouage intégral. Les plus sévères pointeront du doigt les pneus trop conservateurs, mais ce choix de Subaru est justifié, parce qu’une grande majorité de conducteurs resteront bien loin des sentiers de terre et de boue, malgré toute cette quincaillerie conçue pour le hors route.
Le mot de la fin
Avec un PDSF de 49 195 $ (avant les frais de préparation et les taxes en vigueur), le nouveau Subaru Outback Wilderness 2026 est plus onéreux, mais son contenu est plus étoffé, l’espace intérieur bonifié et les capacités hors route demeurent aussi impressionnantes pour un multisegment familial.
L’agrément de conduite est encore bien présent, tout comme le confort et la clarté des fonctions à bord. Certes, ce n’est pas parfait avec des motorisations toujours privées d’électrification, et une boîte CVT qui fait chanter le véhicule trop fort lorsqu’on le pousse davantage.
Mais, les acheteurs de ce type d’aventure savent probablement à quoi s’en tenir quand ils sautent à l’intérieur de cette ancienne familiale devenue camionnesque au fil du temps, mais qui offre encore des sensations de voiture derrière le volant.
