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Defender : à la défense de JLR

Hail, Arabie saoudite – Le JLR Defender a été relancé en 2020. Et depuis, il n’y a eu que des records. Records de ventes, chaque année, avec toujours plus de variantes, de déclinaisons et de motorisations. En bon français, la sauce a « pogné »! L’auriez-vous prédit lors de son arrivée? Pas moi. Oh certes, j’étais séduit par son style quasi clownesque et par cette inspiration du passé fort réussie.

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Mais aurais-je pu imaginer qu’après six ans de commercialisation, on ne lui trouverait aucune ride? Bien sûr que non. D’ailleurs, si pour 2026, JLR a remodelé les feux arrière, ce n’est que pour une question pratique. Parce qu’en fait, le logement des feux des modèles antérieurs avait le désavantage d’occasionner de petites accumulations de sable, de neige ou de boue, selon l’endroit où le camion avait circulé. 

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À l’échelle mondiale, les ventes de Defender avaient grimpé de 65% en 2023 et continuent de progresser. Presque 10 000 unités par mois sont écoulées depuis l’an dernier, faisant de ce modèle le plus populaire de tous les temps chez Land Rover. Comment l’expliquer? Encore une fois, la sauce a « pogné »! On a su créer de l’engouement. Construire. Et surtout, se différencier. Parce que le Defender ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est. Les acheteurs l’ont aussi adopté pour ses qualités intrinsèques, sa polyvalence, ses capacités et aptitudes. Entre vous et moi, qui se préoccupe des aptitudes hors route d’un Range Rover? Pourtant, lui aussi avait initialement été conçu pour franchir les pires obstacles.

Photo: Antoine Joubert

Land Rover nous a donc conviés en Arabie saoudite afin d’assister au rallye Dakar. Un événement légendaire dans lequel s’implique cette année le constructeur, à travers une nouvelle compétition dans la catégorie. Les Defender D7X-R prenant part à l’épreuve n’ont rien à voir avec le modèle que vous achèteriez en concession. Certes basés sur la version Octa, ils voient néanmoins leur puissance réduite, leur suspension modifiée, leur habitacle sérieusement retravaillé et leur système de refroidissement complètement revu. Et les pneus? Là aussi, c’est autre chose. Ajoutons qu’un réservoir d’essence de 550 litres est logé à l’arrière, expliquant à lui seul les changements apportés à la suspension qui, d’ailleurs, ont été modifiée en cours de compétition.

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Photo: Antoine Joubert

Sans donner de précision sur les coûts de participation au Dakar, il est facile d’affirmer que la présence de Land Rover implique des dizaines de millions de dollars : développement des véhicules et arsenal d’équipement nécessaire au fonctionnement de trois Defender D7X-R. Sans oublier la centaine d’experts déployés sur place afin d’assurer le bon déroulement de l’événement, et la prime à débourser pour les pilotes de renom. Parmi eux, Stéphane Paterhensel (maintes fois champion du Paris-Dakar), le jeune Rokas Basuiška qui s’illustre depuis quelques années en différentes compétitions, de même que Sara Price, seule femme de l’équipe, qui a mené la course de main de maître en popularisant la participation de Land Rover à l’épreuve, via ses réseaux sociaux.

En lice contre Toyota et Nissan, Land Rover a remporté la palme en position 1, 2 et 3, avec ses trois camions respectifs. Plus de 24 000 km de conduite hors route en 13 jours, accumulés sur ces trois camions qui ont prouvé leur robustesse au monde entier. Quelques incidents incluant un capotage, un bris de suspension et de multiples crevaisons sont évidemment survenus, ce qui est quasi inévitable dans ce genre d’épreuve.

Photo: Antoine Joubert

Cela dit, l’objectif de JLR est de prouver que le Defender est un véhicule redoutable et que les stratèges de l’entreprise sont maîtres dans l’art de faire appel aux meilleurs pour mener à terme une telle compétition. On espère d’ailleurs que plusieurs constructeurs s’ajouteront à cette nouvelle catégorie de compétition au Dakar dans les prochaines années. Ford? Mitsubishi? Porsche? Qui sait!

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Nous avons eu la chance de sommairement suivre leurs activités et d’observer une fin d’épreuve, pour ensuite assister au bilan des trois équipes lors de leur entrée au puits. Un moment impressionnant, puisque l’état d’esprit des pilotes témoignait du haut degré de difficulté des épreuves. Et que dire des véhicules, sur lesquels les équipes devaient quotidiennement remplacer plusieurs pièces mécaniques… et esthétiques, parce qu’il faut bien conserver une belle image de marque!

Photo: Antoine Joubert

Sable, montagnes et dromadaires…

Les organisateurs de l’événement nous ont organisé une journée de conduite forte en émotions. Non pas au volant des D7X-R, mais plutôt à bord de modèles Defender 110 P400, le plus populaire de tous. Plus de 400 kilomètres parcourus - incluant environ 300 kilomètres de conduite hors route, sur sable meuble, sur terre sèche, en terrain montagneux, là où passaient des troupeaux de dromadaires avec lesquels nous avons fait connaissance. Dépaysant, vous dites? Et comment! Cela a d’ailleurs donné lieu à des moments cocasses, nous permettant toutefois de tirer quelques inoubliables clichés.

Photo: Antoine Joubert

Certains débutants en conduite hors route auront appris à leurs dépens les joies de la gestion des sols meubles, tandis que d’autres ont pu découvrir les vertus de ces redoutables camions, aussi à l’aise que des poissons dans l’eau… ou que des dromadaires dans le désert! Et, par-dessus tout, découvrir à quel point la division Defender de JLR a une personnalité aussi forte que celle de Jeep. Ce n’est pas le cas pour Range Rover, que l’on a maladroitement galvaudé via des modèles comme l’Evoque et le Velar, ou pire, avec les Discovery. Pour vous donner une idée, seulement 440 Discovery et Discovery Sport ont trouvé preneur au pays l’an dernier, contre 3 108 Defender.

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C’est donc à se demander pourquoi JLR insiste autant sur l’événementiel entourant le Defender, alors que ce dernier donne l’impression de se vendre pratiquement tout seul. La réponse se situe bien sûr dans la préservation de cette image, que l’on doit nourrir et sur laquelle le constructeur continuera d’investir.

D’ailleurs, attendez-vous à ce qu’un Defender plus compact soit éventuellement lancé, formule qui n’a pas encore été adoptée alors que sont offerts des Discovery Sport et Range Rover Evoque. JLR admet que la division Discovery représente un défi puisqu’elle constitue un entre-deux face à Range Rover et Defender.

Solide comme le roc, fort agréable à conduire et magnifiquement motorisé, le Defender poursuit donc sa route en se démarquant aussi par une fiabilité supérieure à la moyenne des autres produits de la marque, et par une dépréciation moindre. Ce produit est sans contredit le plus convaincant de la gamme JLR, qui se montre silencieux face à l’avenir de Jaguar et même, des modèles Discovery. À suivre…

À voir aussi : combien coûte... le JLR Defender OCTA 2025?

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