Nissan Maxima 2009, un retour en force ?

La Nissan Maxima a été un modèle très populaire par le passé, surtout les générations produites entre 1995 et 2004. Force est d'admettre que la dernière génération n'a pas obtenu le même succès et que les ventes n'ont pas été à la hauteur des espérances du constructeur. Faut cependant avouer que le contexte était différent à l'époque. Nissan ne disposait pas d'une voiture dans sa gamme positionnée très près de la Maxima, la Altima, une voiture de bonne dimension, pouvant être dotée d'équipements tout aussi luxueux et de surcroît, offerte aussi avec un moteur V6. De plus, on doit avouer que la Altima était mieux réussie esthétiquement.

Outre un déplacement de sa clientèle vers la Altima, les ventes de la Maxima se sont aussi scindées du côté de la division haut de gamme du constructeur, Infiniti avec sa G35, ainsi que vers les populaires VUS multisegments. Pas évident dans ce contexte de se tailler une place. Cependant, Nissan croit toujours en la Maxima et il nous propose pour 2009 une nouvelle version comportant plusieurs changements majeurs et sensés raviver l'intérêt du modèle.

Un positionnement unique ?

Difficile de trouver des compétiteurs directs à la Maxima. Du lot, on peut noter la Toyota Avalon, qui malgré une philosophie différente, occupe une position similaire. Plus directement, on peut noter l'Acura TL et la Lexus ES350. Bref, la Maxima demeure dans un créneau relativement unique et elle se bat contre des véhicule normalement associés à des divisions de luxe. C'est ici que réside le défi. Voilà un véhicule qui pourra plaire à ceux qui apprécient posséder une voiture de luxe performante, sans toutefois bénéficier d'une image de marque associée. Faut cependant avouer que ce type de clientèle ne court par les rues puisque les gens aiment normalement afficher leur réussite.

Pour 2009, le constructeur nous présente donc une version remaniée dotée d'un nouveau style. Elle dispose de lignes beaucoup plus fluides et le travail à l'arrière est beaucoup plus réussi qu'auparavant. Si la version de base n'est pas aussi agréable à l'œil, la version sport rehausse fortement le style de la voiture, notamment en raison de ses jantes plus sportives, mais aussi en raison de l'ajout d'un béquet à l'arrière. Si normalement ce type d'artifice n'apporte pas un net avantage à la voiture, dans le cas de la Maxima, l'arrière de la voiture se transforme du tout au tout. Le constructeur songe d'ailleurs à offrir cet aileron en option sur les versions de base.

Alors que la Maxima disposait de sa propre plate-forme par le passé, la dernière génération empruntait celle de la Altima. C'est aussi le cas avec la nouvelle Maxima qui utilise la plate-forme D du constructeur, tout comme la Murano d'ailleurs. Par rapport à l'ancienne génération, la Maxima dispose d'une largeur supérieure, mais d'un empattement inférieur. La voiture semble d'ailleurs plus compacte au premier regard. C'est selon moi la partie arrière qui est la mieux réussie, notamment en raison d'un très large épaulement au dessous des roues, ce qui ajoute un effet dynamique certain. L'avant se distingue de son côté par des phares profilés.

À l'intérieur, on découvre uneexcellente finition. Un des premiers éléments qui m'a fait apprécier cette nouvelle génération est sans contredit la position de conduite. La colonne de direction télescopique nous permet de bien se positionner, alors que le volant sport offre une bonne prise en main. L'instrumentation de type sport est lisible et  bien positionnée. Ajoutez des sièges dotés d'un bon niveau de support et très confortables, vous obtenez une bonne partie de la recette du plaisir de conduite. Bref, on est rapidement à l'aise et on a un bon sentiment de contrôle.

Avec ses nouvelles dimensions, la Maxima a perdu un peu d'espace à certains niveaux. À l'arrière, la ligne du toit plongeante réduit un peu le dégagement à la tête. Les deux passagers arrière profitent de sièges tout aussi confortables et moulants qu'à l'avant, mais la partie du milieu en souffre. Plus élevée et très étroite, elle conviendra mieux à un enfant puisqu'un adulte y sera à l'étroit, tout en ayant la tête pratiquement au plafond. Quant au coffre, il y a amplement d'espace.

Retour du V6 de 3,5 litres, plus de puissance

Sous le capot, la Maxima propose le même moteur V6 de 3,5 litres, un moteur utilisé largement chez Nissan. Cependant, quelques modifications ont permis au constructeur d'en extirper un peu plus de puissance, soit 35 chevaux de plus que la Maxima 2008. Grâce notamment à un échappement recalibré et à des pistons modifiés, ce dernier développe une puissance de 290 chevaux pour un couple de 261 lb-pi. Il est combiné à une boîte à variation continue de type CVT, cette dernière transmettant efficacement la puissance aux roues avant. Je ne suis pas un fervent amateur des boîtes CVT, mais il faut avouer que Nissan offre probablement la plus intéressante du lot. Leur programmation permet de recréer efficacement le comportement d'une boîte automatique tradionnelle, surtout lorsque vous utilisez le mode manuel. De plus, ce type de boîte permet d'obtenir des économies de carburant.

Le changement dans les dimensions de la voiture a entraîné aussi des modifications au niveau des dynamiques de conduite. Nissan a réussi à positionner le moteur un peu plus bas et a équilibrer la longueur des arbres de transmission, réduisant ainsi de beaucoup l'effet de couple, un irritant important dans la dernière génération. Cette fois, malgré le couple et la puissance du V6, la voiture accélère en ligne droite, sans broncher pratiquement. Le diamètre de braquage a aussi été amélioré par le fait même, un élément appréciable. C'est réellement au volant qu'on apprécie la nouvelle Maxima. Sur chemin sinueux, la direction s'avère précise à souhait alors que l'accélérateur répond rapidement à vos demandes. La suspension favorise certes la sportivité, mais sans devenir inconfortable. Elle minimise bien les transferts de poids et la rigidité accrue du châssis apporte un effet de solidité et un habitacle plus silencieux.

Bref, la précédente génération de la Maxima me laissait passablement indifférent et j'anticipais le même résultat pour cette nouvelle venue, et ce, même après un court contact initial. Cependant, je dois avouer qu'elle m'a agréablement surpris après quelques centaines de kilomètres au volant et son style, surtout dans le cas de la version sport, me semble de plus en plus réussi. Faudrait voir si elle saura convaincre nombre d'acheteurs, mais ceux qui opteront pour la nouvelle Maxima ne seront certes pas déçus.

Feu vert
Moteur six cylindres performant
Bon diamètre de braquage
Direction précise
Bonne position de conduite

Feu rouge

Boîte manuelle non offerte
Places arrière plus étriquées
Dégagements à la tête réduit

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