Retour des aides à l’achat des véhicules électriques
Le gouvernement Carney confirme la fin des quotas de voitures électriques (VE) et le retour des subventions à l’achat, au profit de nouvelles règles plus strictes de réduction de gaz à effet de serre qui ne sont toutefois pas encore définies.
Ottawa a présenté ce jeudi son plan pour industrie automobile, frappé de plein fouet par la guerre commerciale avec les États-Unis.
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Ainsi, le fédéral met à disposition 2,3 G$ pour encourager l’achat de 840 000 véhicules électriques, grâce à des subventions de 5000 $ sur des voitures électriques dont le coût ne dépasse pas 50 000 $ et jusqu’à 2500 $ à l’achat d’un véhicule hybride électrique rechargeable.
Ces aides seront disponibles dès le 16 février, et diminueront au fil des années.

Pour les VE, les rabais seront de 5000 $ en 2026, 4000 $ en 2027, 3000 $ en 2028 et 2029, et 2000 $ en 2030.
Pour les véhicules hybrides rechargeables, les rabais seront de 2500 $ cette année, de 2000 $ en 2027, 1500 $ en 2028 et 2029, et de 1000 $ en 2030.
Ce sera premier arrivé, premier servi, c’est-à-dire que l’enveloppe de subventions n’est pas infinie. Les subventions seront applicables sur les voitures fabriquées au Canada ou dans un pays avec lequel nous avons un traité de libre-échange.

Les voitures chinoises importées ne seront donc pas éligibles.
Le gouvernement Carney officialise aussi la fin des quotas de vente de voitures électriques, dans un autre rejet de l’héritage de Justin Trudeau.
Le précédent gouvernement libéral visait une part de 20% de véhicules électriques dans les ventes cette année, avec un objectif de 100% d’ici 2035, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Afin de compenser, le fédéral promet de forcer les manufacturiers de construire des véhicules moins polluants.
Il prétend que les nouvelles normes d’émissions des voitures sont égales à l’adoption de 75% de vente de véhicules électriques d’ici 2035 et de 90% d’ici 2040.
Or, Ottawa admet que ces données ne reposent sur aucun modèle définitif. Il ne sait donc pas, concrètement, comment la nouvelle formule arrivera à contrebalancer l’abandon des quotas de véhicules électriques.

