Le géant chinois BYD a déjà le feu vert de Transports Canada
Qui seront les premiers à profiter du feu vert d’Ottawa pour importer 49 000 véhicules électriques chinois annuellement au tarif douanier préférentiel de 6,1%? Des marques déjà établies chez nous comme Tesla, Volvo et Polestar partent avec une longueur d’avance. Pour ce qui est des compagnies basées en Chine, il faut penser à BYD.
Le géant chinois, qui a dépassé Tesla à titre de numéro un des ventes de VÉ dans le monde en 2025, est implanté au Mexique depuis quelques années, mais n’oublions pas une autre chose : il possède déjà une homologation pour vendre des véhicules au Canada.
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En effet, BYD est inscrit dans le programme d'autorisation préalable de l'annexe G de Transports Canada, destiné aux importateurs commerciaux canadiens qui importent moins de 2 500 véhicules par année de constructeurs étrangers.
Ça inclut BYD AUTO CO., LTD. pour ses véhicules de tourisme fabriqués dans les usines de Shenzhen et Xi'An, ainsi que BYD Auto Industry Company Limited et BYD Coach & Bus LLC pour ses véhicules commerciaux (autobus et camions). La première entité commercialise des modèles tels que les Seagull, Dolphin, Seal et Atto, tous susceptibles d’attirer des consommateurs canadiens avec leurs prix abordables.

Donc, même si le nombre de véhicules dans l’annexe G est assez limité (le programme d'autorisation préalable de l'annexe F est celui destiné aux importateurs commerciaux canadiens qui importent plus de 2 500 véhicules par année de constructeurs étrangers), BYD détient une longueur d’avance sur ses rivaux domestiques.
Il faut savoir aussi que le programme d'autorisation préalable de l'annexe G a suspendu les nouvelles demandes en 2025. Les compagnies qui n’y sont pas inscrites doivent se rabattre sur le processus d'importation au cas par cas de Transports Canada, ce qui exige beaucoup plus de paperasse et de temps car chaque NIV doit être étudié.
Plusieurs détails restent à préciser sur l’accord entre Ottawa et Pékin, mais les premiers de ces 49 000 VÉ fabriqués en Chine devraient arriver ici en 2026 si tout se passe comme prévu – c’est-à-dire s’il n’y a pas d’opposition contraignante de l’industrie ou des États-Unis, par exemple.

Pour BYD, bien sûr, il faudra développer un réseau de concessionnaires ainsi que des programmes de service et de garantie. Or, ce ne sont pas les ressources financières qui lui manquent.
On peut quand même se poser la question : le gouvernement canadien va-t-il modifier ou révoquer les inscriptions du programme d'autorisation préalable de l’annexe G? Ça serait surprenant mais pas impossible. À suivre.
