Toyota garde le 1er rang mondial des ventes de véhicules neufs
Le géant japonais de l’automobile Toyota a vu ses ventes grimper à un nouveau record en 2025, malgré les tensions commerciales, conservant son titre de premier constructeur mondial pour la sixième année consécutive et creusant l’écart avec son rival allemand Volkswagen.
Les ventes mondiales du groupe Toyota, en incluant celles de ses filiales Daihatsu et Hino Motors, ont progressé de 4,6 % l’an dernier pour atteindre 11,3 millions de véhicules, a annoncé le constructeur jeudi.
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C’est très au-delà de la performance de Volkswagen, dont les ventes mondiales n’ont représenté que 8,98 millions de véhicules (-0,5 %).

Et ce alors même que Toyota a dû faire face sur l’année écoulée à une stagnation de ses ventes en Chine, un marché crucial, face à la concurrence accélérée de constructeurs chinois, dont BYD, champion de la voiture électrique, qui se livre une guerre des prix sur fond de conjoncture morose.
Ses ventes aux États-Unis, elles, ont résisté (+8 %), en dépit de vives pressions: les exportations automobiles japonaises vers ce pays se sont vu imposer entre avril et septembre par Washington des surtaxes de 25 %.
Des droits de douane plafonnés à 15 % sur l’automobile sont entrés en vigueur mi-septembre — toujours très élevés par rapport à 2,5 % début 2025.

Les États-Unis sont un marché clé où Toyota réalise presque un quart de ses ventes. Et sur les 2,52 millions de véhicules que Toyota a écoulés en 2025 aux États-Unis, seul 1,39 million y ont été produits, dans les onze usines que compte le groupe.
Il a cependant gonflé de 10 % sa production dans ses usines américaines l’an dernier, grâce notamment au regain de popularité des véhicules hybrides essence-électrique.

Pour autant, pour continuer à exporter à des conditions compétitives vers les États-Unis, les constructeurs japonais ont dû casser leurs prix. Toyota estimait début novembre à 8 milliards d’euros l’impact des taxes douanières américaines sur son bénéfice d’exploitation annuel.
Les autres constructeurs nippons, eux, boivent la tasse: Nissan, en forte difficulté financière, a écoulé 3,2 millions de véhicules (-4,4 %), avec un effondrement de 6,3 % des ventes en Chine, son marché-phare.
Son compatriote Honda a lui fait état d’un plongeon de presque 9 % de sa production mondiale, à 3,4 millions de véhicules.
En revanche, Toyota n’a vendu qu’un peu moins de 200 000 véhicules électriques à batterie l’an dernier, un volume faible, mais en hausse de 42 %.
