Explosion du prix des voitures : bientôt moins de gadgets dans nos autos?
Les constructeurs automobiles pourraient réduire le nombre d’accessoires dans les véhicules afin de pallier la hausse fulgurante du prix des voitures ces dernières années, selon le président du groupe ALBI le Géant.
« C’est ce qui va arriver », a prédit Denis Leclerc, au micro de Mario Dumont sur les ondes du 99,5, mardi matin.
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« [Les manufacturiers] sont à la table à dessin en ce moment, et ils vont enlever des joujoux électroniques [...], a-t-il ajouté. L’air climatisé va rester; peut-être que les vitres électriques, peut-être que l’ouvre-valise électrique, peut-être que tous les petits gadgets de luxe vont s’éliminer [des modèles de base]. »

Ce faisant, le prix des voitures pourrait diminuer de 10 à 15%, a avancé M. Leclerc.
Cela pourrait donner un peu d’air aux consommateurs, après la hausse fulgurante du prix des automobiles, tant dans le neuf que dans le marché d’occasion, depuis quelques années.
Selon les chiffres d’Autotrader.ca, le coût moyen d’une voiture neuve était de 63 264 $ au troisième trimestre de l’année dernière, alors qu’il était de 36 911 $ pour une voiture d’occasion.
« En 2018, le prix d’une voiture neuve était de 32 000 $ à 35 000 $! », a rappelé le président d’ALBI le Géant, pour marquer le coup.
Selon M. Leclerc, la hausse du prix des voitures d’occasion s’explique simplement par la hausse du prix des voitures neuves.
« On va avoir beaucoup d’inventaire, mais ça ne sera pas de l’inventaire comme dans le temps à 15 000 $, 16 000 $ ou 18 000 $. Ça va être de l’inventaire entre 25 000 $ et 35 000 $, parce que la marche est montée », a-t-il dit.
Il semble toutefois que l’augmentation des prix n’a pas refroidi les consommateurs. Le nombre de véhicules vendus a un peu diminué entre 2018 et 2022, mais il est remonté depuis, pour retrouver à peu de choses près le même niveau qu’avant.
En effet, Statistique Canada dénombrait 40 832 véhicules vendus au Québec en septembre 2018. Au même moment, en 2022, ce nombre avait chuté à 34 957. En septembre dernier, il était revenu à 42 223.
On ne peut pas dire pour autant que rien n’a changé. « On voit des gens rouler une deuxième minoune. Au lieu d’avoir deux belles autos dans l’entrée, ils vont avoir une auto moins onéreuse », explique M. Leclerc.