Acura MDX - Il suffirait de presque rien

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2023

L’an dernier, le MDX a retrouvé sa forme de jadis, avec le lancement de sa quatrième génération, construite sur une architecture toute nouvelle. Acura est ensuite passé à la vitesse supérieure en présentant un MDX Type S plus ambitieux en performance et en comportement. Animé par un V6 turbocompressé de 3 litres et 355 chevaux, il a eu droit à une série de retouches et de modifications, tant esthétiques que mécaniques, pour viser de nouvelles cibles plus coriaces.

Ce MDX a fière allure, avec une silhouette qui renoue avec les lignes ciselées des premiers. À la voir, on ne croirait pas cette quatrième édition plus longue de 5,5 cm, plus large de 2,5 cm et plus haute de 1,1 cm, sur des voies élargies de 3,5 cm et un empattement allongé de 7 cm. Tout ça pour soigner la stabilité et le volume habitable de ce VUS à sept places.

On reconnaît instantanément la calandre en pentagone, dominée par un énorme écusson Acura. Le cadre et les moulures extérieures des versions MDX, Tech et Platinum Élite sont nickelés alors que le noir est de mise pour la variante A-Spec. Le cadre de calandre des Type S et Type S Ultra est par contre assorti à leur carrosserie et les moulures sont noires. Ces deux-là se distinguent de leurs frères par les prises d’air plus grandes de leur bouclier avant, les deux paires d’embouts d’échappement ronds à l’arrière et leurs roues de 21 pouces. Le MDX Type S est offert avec l’étonnante couleur Œil de tigre nacré, un jaune métallisé éclatant, et le Type S Ultra en Rouge performance nacré. Le MDX A-Spec a droit au Bleu ultime nacré et au même rouge. Ces couleurs vives viennent heureusement égayer une palette dominée, autrement, par diverses teintes de blanc, gris ou argenté.

Des jambes et des cœurs solides

Il importe davantage de savoir que la nouvelle carrosserie autoporteuse des MDX est plus rigide en torsion de 32%, grâce à une abondance d’acier à haute résistance et d’aluminium. Ils profitent donc mieux de leur première suspension avant à doubles bras asymétriques et d’une suspension arrière à bras multiples soigneusement retouchée.

Avec le MDX Type S, les amortisseurs variables sont jumelés à une première suspension pneumatique pour Acura. Plutôt hyperactive, elle ajuste la hauteur de la caisse en fonction du mode de conduite et de la vitesse en plus de maintenir l’assiette. Elle augmente aussi la garde au sol de 5,1 cm en mode Surélevé, pour circuler hors route ou  dans la neige profonde. Ces ressorts pneumatiques assurent un bon roulement sur toutes les surfaces. Il règne un silence louable à bord du MDX et sa tenue de cap est sans reproche, grâce à une direction et un train avant linéaires et précis. Le maintien de voie est constant, sauf sur certaines routes étroites où les lignes sont continues, bizarrement. Si l’on insiste un peu en courbe, le MDX Type S Ultra s’accroche vaillamment, avec un sous-virage léger qui ne mène pas au pivotement inspiré des meilleurs, hélas. Même avec les transferts de couple de son excellent rouage intégral.

Côté performance, le MDX Type S Ultra a sprinté de 0 à 100 km/h en 6,46 secondes et franchi le quart de mille en 14,58 secondes, à 156,9 km/h, pour passer ensuite de 80 à 120 km/h en 4,3 secondes. Le MDX Platinum a complété ces tests en 7,78, 15,68 (à 146,7 km/h) et 5,8 secondes. Des chronos convenables. En tout temps, la boîte automatique à 10 rapports est douce, précise et rapide. Y compris pour rétrograder en compensant le régime, avec les manettes d’aluminium au volant. Avec ses freins avant Brembo à disques de 363,2 mm, pincés par des étriers rouges à quatre pistons, le Type S Ultra a stoppé de 100 km/h sur 42,72 mètres. Dans la norme. L’amorce de freinage est toutefois un peu sèche, en conduite urbaine.

Une interface à revoir, encore

La position de conduite et les sièges sont corrects, malgré une assise courte. La deuxième banquette est accueillante, grâce au plancher plat, et son dossier se replie en sections 40/20/40 pour allonger un coffre moyennement profond, appuyé par un grand bac sous le plancher. La troisième banquette est le domaine exclusif des enfants et jeunes ados. Par ailleurs, la visibilité est bonne mais le rétroviseur gauche bloque le coup d’œil en virage. Les commandes physiques sont impeccables, à l’exception des quatre touches qui contrôlent la boîte automatique au lieu du sélecteur unique qui serait plus simple et sûr.

Dans la même veine, naviguer à travers les menus fragmentés de l’interface multimédia avec les pavés tactiles sur la console est cauchemardesque en conduite. Et c’est à peine mieux à l’arrêt. Acura a un urgent besoin d’un écran tactile et de menus clairs comme ceux des Honda modernes. Malgré ce défaut agaçant, la récente refonte du MDX a propulsé ce VUS vers le sommet de sa catégorie, sans la moindre réserve.

Feu vert

  • Moteurs efficaces et raffinés
  • Comportement solide
  • Habitacle pratique et spacieux
  • Finition soignée

Feu rouge

  • Interface multimédia agaçante
  • Climatisation peu puissante
  • Consommation moyenne
  • Performances ordinaires (sauf Type S)

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