Acura MDX 2010, une heureuse évolution

Points forts
  • Excellent rouage intégral
  • Habitacle confortable
  • Finition exemplaire
  • Bonne tenue de route
  • Bon rapport équipement-prix
Points faibles
  • Consommation élevée
  • Carbure au super
  • Espace limité troisième rangée
Évaluation complète

Redessiné et amélioré pour l’année-modèle 2010, le MDX d’Acura fait actuellement l’objet d’un essai prolongé du Guide de l’Auto. Après quelques mois et quelques milliers de kilomètres parcourus avec la monte pneumatique d’origine (Michelin Latitude Four HP), le MDX roule maintenant sur quatre Michelin Latitude Alpin HP afin d’affronter notre hiver québécois.

Au cours de l’automne, j’ai particulièrement apprécié le comportement routier du MDX Elite qui propose un très bon compromis entre une tenue de route performante et un niveau de confort tout à fait correct, compte tenu du fait qu’il roule sur des jantes de 19 pouces. Le système SH-AWD, qui permet non seulement de varier la répartition du couple entre les trains avant et arrière mais également d’optimiser cette répartition d’un côté à l’autre afin d’assurer une meilleure stabilité latérale, s’est montré redoutablement efficace pour assurer un degré de sportivité insoupçonné pour ce VUS qui mérite le qualificatif « sport ».

Normal ou sport, le MDX?

Dans la refonte vers le modèle actuel, les ingénieurs ont cependant cru bon d’ajouter un mode « confort » à la suspension du MDX, mode qui peut être sélectionné à la simple pression d’un bouton de commande localisé sur la console centrale, et qui permet d’assurer plus de souplesse pour bonifier le niveau de confort en conduite normale ou plus relaxe. Avec la sélection de ce mode, le MDX change de personnalité, la tenue de route n’est plus tout aussi affûtée en raison d’un roulis plus prononcé mais le confort est nettement meilleur sur les routes où le revêtement est moins que parfait. La beauté de la chose, c’est qu’une simple pression sur un bouton qui est facilement accessible permet de sélectionner rapidement le comportement routier souhaité alors que plusieurs véhicules concurrents obligent le conducteur à naviguer à travers plusieurs étapes du système de télématique avant de pouvoir en faire de même. Avec le MDX, il est possible de rouler en mode « confort » sur l’autoroute pour ensuite appuyer sur le bouton de commande pour passer au mode « normal » tout en freinant avant d’attaquer l’enfilade de virages composant la bretelle de sortie de l’autoroute. Bref, il est possible de s’amuser un peu avec le MDX lorsqu’on veut le faire pour ensuite revenir instantanément au mode confort pour la suite du trajet. C’est simple, direct et surtout très efficace.

Dans la gamme de modèles du MDX, celui qui reçoit la désignation Elite se retrouve au sommet de la pyramide en étant truffé d’équipements de pointe pour un prix de 62 690 dollars. Cela peut sembler élevé au premier coup d’œil, mais un examen attentif de la concurrence directe et des équipements comparables qui sont également livrables en option sur les modèles rivaux met en lumière le rapport prix/équipement très attrayant du MDX. En quelques mots, le MDX Elite livre tout ce que l’on peut souhaiter d’équipements de pointe pour un prix nettement inférieur à celui des autres véhicules sports utilitaires de luxe. À titre d’exemple, le MDX Elite est doté de sièges chauffants et climatisés, d’une chaine audio ambiophonique de 410 watts à 10 haut-parleurs incluant un caisson de graves, d’un système de divertissement DVD à écran de 9 pouces avec télécommande intégrée et casques d’écoute sans fil, d’un système de navigation avec reconnaissance de la voix et caméra de recul ainsi que d’un système de climatisation automatique à trois zones, entre autres.

Sécurité avant tout

Hormis les équipements assurant la qualité de la vie à bord, le MDX Elite reçoit également des dispositifs de sécurité avancés comprenant un système de détection de la présence d’un véhicule dans l’angle mort, d’un régulateur de vitesse adaptatif avec commandes au volant, ainsi que d’un système de freinage à réduction d’impact qui intervient d’abord en prévenant le conducteur du risque d’accident au moyen d’un témoin lumineux très visible et qui commande automatiquement le freinage d’urgence lorsqu’une collision est inévitable afin d’en réduire la sévérité.

Au chapitre de la motorisation, le MDX fait appel à une boîte automatique à six rapports depuis l’année-modèle 2010, histoire de corriger l’un des défauts des modèles antérieurs qui devaient composer avec une boîte à cinq rapports et de bonifier la consommation de carburant. De ce côté, notre consommation de carburant s’est tout de même chiffrée à 14,2 litres aux 100 kilomètres. Ajoutez à cela que le MDX préfère carburer au super et ça complète le portrait pour les éléments moins positifs de notre essai jusqu’à maintenant. La suite dans quelques milliers de kilomètres…

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