Subaru Forester 2021 : pratique, mais conservateur

Points forts
  • Excellent rouage intégral avec fonction X-MODE
  • Visibilité et polyvalence imbattables
  • Faible consommation
Points faibles
  • Allure terre-à-terre
  • Moteur aux capacités limitées
  • Direction peu inspirante
Évaluation complète

Le fait que le pratique Subaru Forester demeure l'un des modèles les plus populaires de la marque au Canada n’est que le résultat de la transition des consommateurs vers les véhicules utilitaires.

Si l’on regarde les ventes de VUS compacts au pays, on voit qu’il se fait devancer par tous ses rivaux à l’exception du Mitsubishi Outlander, lui-même en transition avec l’arrivée toute récente d’une nouvelle génération pour 2022.

Bref, le Forester perd du terrain, mais ce n’est pas qu’une affaire de concurrence externe. Au sein de Subaru, le petit (pas tant que ça) Crosstrek est le nouveau roi et la spacieuse familiale Outback le devance également. Coincé entre les deux (notre collègue Antoine Joubert a déjà inventé l’expression « Crossback »), comment le Forester peut-il se démarquer? Nous venons de passer une semaine à son volant pour tenter de trouver une réponse.

Photo: Guillaume Rivard

Un peu de neuf pour 2021

Déjà réputé pour son excellente visibilité et sa sécurité, le Subaru Forester bonifie ces deux aspects pour 2021. Les phares assistés et l’éclairage directionnel, qui étaient exclusifs à certaines versions, sont désormais inclus de série. Une belle décision.

Le rappel des ceintures de sécurité arrière est un autre ajout à tous les Forester (une alerte sonore et visuelle se déclenche si un occupant de la banquette n’a pas bouclé sa ceinture), tandis que le volant chauffant est maintenant de série sur les versions Touring et Sport. Enfin, le Forester Limited reçoit le système d’alerte aux distractions du conducteur et le siège du passager avant à huit réglages électriques, autrefois réservés à la version haut de gamme Premier.

Pour le reste, c’est essentiellement le même véhicule qui a été redessiné il y a deux ans.

Photo: Guillaume Rivard

Se fondre dans le paysage

Le Subaru Forester est l’un des véhicules les plus conservateurs et terre-à-terre de sa catégorie, voire de toute l’industrie. De sa silhouette en passant par sa palette de couleurs (excepté le Rouge Carmin, mais quand avez-vous aperçu un Forester rouge sur la route?), il ne soulève aucune passion. Le Crosstrek est à la fois plus coloré et plus racé, tandis que l’Outback de nouvelle génération paraît plus agressive.

À l’évidence, ce n’est pas pour le design que les gens choisissent le Forester. À l’intérieur, la présentation est quasi identique à celle du Crosstrek. Points bonis pour le toit ouvrant de grandeur supérieure (mais non panoramique). C’est soigné et de bon goût, la parfaite intégration de l’écran tactile (6,5 ou 8 pouces selon la version) étant un de nos éléments favoris. Les commandes sont bien disposées, l’information ne manque pas et le système multimédia est assez convivial. Par contre, en ajoutant l’affichage au sommet du bloc central et la partie numérique du tableau de bord, ça donne trois écrans à consulter, ce qui n’est pas idéal.

Photo: Guillaume Rivard

Un modèle de polyvalence et de pragmatisme

Ce que l’on aime au plus haut point du Subaru Forester par rapport à bon nombre de concurrents, c’est sa polyvalence et son côté pratique. Ça commence avec une garde au sol élevée (220 millimètres) qui permet de s’aventurer avec confiance un peu partout. Les longerons de toit surélevés s’avèrent utiles, la très généreuse surface vitrée reste imbattable et la position de conduite est bonne, incluant des pédales et un repose-pied qui conviennent à toutes les pointures.

Photo: Guillaume Rivard

Nous n’avons pas vraiment de reproche à faire aux sièges, que ce soit en termes d’accès, de confort ou de soutien. En revanche, si vous êtes plus costaud que la moyenne, vous pourriez peut-être vous plaindre d’un manque de rembourrage. Chose certaine, le dégagement pour la tête et les jambes aux deux rangées est abondant. Quatre adultes peuvent s’installer sans aucun problème.

Derrière, le Forester brille une fois de plus. Le hayon découvre une vaste ouverture qui facilite le chargement d’objets lourds et encombrants. Il y a huit points d’ancrage en tout et le rangement sous le plancher accueille suffisamment d’outils et de matériel de trousse d’urgence, même si c’est aussi par là que l’on accède au pneu de secours. Les dossiers 60/40 de la banquette se manipulent aisément (une division 40/20/40 aurait certes été préférable) et donnent un volume utilitaire pouvant atteindre 2 104 litres. Amenez-en des provisions du Costco et des trucs de camping!

Photo: Guillaume Rivard

Une mécanique efficace, mais la seule

La génération actuelle du Subaru Forester ne mise plus que sur un seul moteur, soit le quatre cylindres atmosphérique de 2,5 litres développant 182 chevaux et un couple de 176 livres-pied (aussi disponible dans le Crosstrek maintenant). C’est correct dans la majorité des situations et il faut reconnaître que la boîte à variation continue est bien programmée pour rendre le véhicule fringant à bas régime. La consommation d’essence est remarquable pour un VUS à rouage intégral, soit 8,2 L/100 km en moyenne selon Ressources naturelles Canada (8,4 L/100 km lors de notre essai).

Par contre, que ce soit pour plus de performance ou une meilleure capacité de remorquage (présentement limitée à 1 500 livres), il faut se tourner vers l’un des nombreux concurrents offrant une gamme de moteurs plus étoffée. Il faudrait que Subaru se réveille et trouve une façon d’offrir le quatre cylindres turbocompressé de 2,4 litres (260 chevaux, 277 livres-pied) des Outback et Ascent. À propos, le mode Sport du système SI-Drive ne fait une réelle différence que si l’on choisit la version Sport.

Photo: Guillaume Rivard

Agréable sur le bitume, quoique sa direction soit un peu légère et en manque de rétroaction, le Forester s’illustre vraiment sur les chemins de terre, les sentiers et les pentes rocailleuses. Son rouage intégral permanent est toujours l’un des meilleurs, appuyé par la très utile fonction X-MODE avec limiteur de vitesse en descente (un bouton sur la console permet de l’activer).

Nous avons mis le Forester à l’épreuve dans une carrière et il s’en est bien tiré… dans les limites de ses pneus Bridgestone Ecopia. Le futur Forester Wilderness, tout comme l’Outback Wilderness 2022, devrait nous en mettre plein la vue avec des pneus tout-terrain, des plaques de protection, de meilleurs angles d’approche et de départ, une caméra avant à 180 degrés et plus encore.

Verdict

En attendant cette version plus aventureuse, le Subaru Forester 2021 séduit tout de même par sa polyvalence, ses compétences en toute saison, sa sécurité (le système d’aide à la conduite EyeSight est inclus de série dans tous les Forester) et sa durabilité. Voilà pourquoi c’est le deuxième meilleur achat de sa catégorie selon nous. Il manque toutefois d’originalité, d’éclat et de diversité mécanique pour attirer un grand public et rattraper ses adversaires au chapitre des ventes.

En vidéo : les meilleurs achats du Guide de l'auto 2021 - catégorie des VUS compacts

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