Mercedes-Benz GLK, une belle petite bête

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2010

Il n’y a pas si longtemps, on ne comptait que quelques modèles dans ce créneau qui est aujourd’hui de plus en plus populaire, soit celui des sport-utilitaires de luxe de taille compacte. En effet, les hausses du prix du carburant ont convaincu plusieurs acheteurs de délaisser les VUS de grande taille ou de taille intermédiaire au profit de ces nouveaux venus ce qui leur permet quand même de s’afficher au volant d’un véhicule de luxe.

Lancé l’an dernier, le GLK est devenu tout un succès pour le constructeur allemand et ce véhicule, ainsi que la récente Classe C, est en grande partie responsable de la progression des ventes de Mercedes-Benz au Québec. Côté style, on aime ou non cet agencement de lignes droites et de formes carrées, mais il est clair que le GLK se démarque du lot et devient instantanément reconnaissable grâce à son style singulier qui n’est pas sans évoquer celui du Mercedes-Benz GL assurant ainsi une filiation avec le VUS de plus grande taille de la marque.

Une plate-forme rigide

Le GLK est élaboré sur une version renforcée de la plate-forme servant à la classe C, ce qui fait en sorte que la caisse de ce véhicule est très rigide. Cette rigidité a une incidence sur la qualité de la tenue de route qui est surprenante pour ce VUS de taille compacte qui pèse tout de même plus de 1 800 kilos. De ce côté, il est clair que les roues en alliage de 19 pouces jumelées aux pneus à profil bas y sont pour quelque chose dans cette facilité qu’a le GLK à s’accrocher à la route et la présence de suspensions qui s’ajustent automatiquement aux conditions routières est un autre facteur qui contribue à la qualité de la tenue de route. Appelé Agility Control ce système de suspensions adaptatives fait partie de la dotation de série du GLK et comprend des amortisseurs dont la fermeté est calibrée automatiquement en fonction du revêtement par le biais d’une soupape.

Ainsi, lorsque le GLK ressent de légers chocs, l’amortissement est réduit pour les absorber en douceur, alors que pour les chocs plus importants, les suspensions se comportent de manière plus courante avec un raffermissement de l’amortissement, ce qui aide à stabiliser le véhicule. Toutes ces opérations se font sans que le conducteur ait à appuyer sur un bouton pour sélectionner le degré de calibrations des suspensions comme c’est souvent le cas avec d’autres véhicules.

Des roues en alliage de 20 pouces sont optionnelles avec l’ensemble sport, mais ce choix n’est pas avisé en raison de la piètre qualité de nos routes, sans parler du coût d’achat des pneus d’hiver. Une autre option plutôt chère est celle des marchepieds en aluminium qui n’ont aucune utilité sauf celle de salir vos pantalons à la hauteur de la cheville lorsque vous descendez du GLK en hiver. Il faut donc considérer la liste des équipements proposés en option avec une certaine retenue pour faire des choix appropriés sans trop faire gonfler le prix de la facture.

Une seule motorisation au programme

Côté mécanique, une seule motorisation est au programme pour le GLK qui est animé par un V6 de 3,5 litres et 268 chevaux jumelé à la seule boîte automatique à sept rapports du créneau des VUS de taille compacte ainsi qu’au rouage intégral 4Matic. Même si le GLK est un véhicule assez lourd, le fait que la boîte automatique compte sept rapports permet un étagement plus court sur les rapports inférieurs. Par conséquent, le véhicule décolle avec aplomb et devient capable de boucler le 0-100 kilomètres/heure en 8,1 secondes, ce qui est assez remarquable. La consommation demeure toutefois élevée avec une moyenne observée se situant entre 11,2 et 12,5 litres aux 100 kilomètres. La boîte automatique fonctionne avec brio et les changements de rapports sont à peine perceptibles ce qui bonifie l’expérience de conduite.

L’ajout d’une motorisation diesel serait sans doute bienvenu, ce type de moteur étant parfaitement adapté aux VUS en raison d’une abondance de couple et de l’économie de carburant. Curieusement, même si Mercedes-Benz fait l’apologie et propose ce type de motorisation sur d’autres VUS de la gamme, le moteur diesel demeure absent du catalogue pour le GLK.

Puisque ce véhicule est étroitement dérivé de la berline de Classe C, la planche de bord reprend  ni plus ni moins l'architecture de base de cette dernière. Les buses de ventilation sont à la même place, les cadrans  indicateurs circulaires sont toujours dans un réceptacle en forme de demi-lune. Mais il y a quand même plusieurs exclusivités propres à notre modèle notamment un écran de navigation intégré à la planche de bord. Les stylistes font appel à une applique en bois ou en aluminium brossé qui traverse la planche de bord.

Comme il se doit, cette Mercedes-Benz est dotée d'un équipement de série très complet. Au chapitre de la sécurité, la GLK offre sept coussins gonflables dont un coussin de sécurité pour les genoux du conducteur.

À bord, les sièges avant fournissent un soutien latéral adéquat en virage et les places arrière laissent assez de dégagement pour les jambes des passagers adultes. La planche de bord reprend la même configuration que celle observée sur la classe C et le seul bémol que l’on peut émettre de ce côté s’applique à la position plutôt basse des commandes du système de chauffage/climatisation.

Somme toute, le GLK est une belle réussite ce qui explique son succès commercial chez nous.

Feu vert

Moteur performant
Tenue de route impressionnante
Bonne habitabilité
Équipement complet
Style distinctif

Feu rouge

Absence du moteur diesel
Coût des options
Bruits de roulement
Position basse des commandes de chauffage/climatisation

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