BMW M8 2021 : en attendant la révolution électrique

Points forts
  • Look élégant
  • Mécanique de pointe
  • Performances à couper le souffle
  • Sièges confortables
Points faibles
  • Design de l'habitacle pas au goût de tous
  • Suspensions fermes
  • Dégagement des jambes des places arrière
  • Difficile à garer en ville
Évaluation complète

Disparue au tournant des années 2000, la somptueuse BMW Série 8 est revenue d’entre les morts il y a quelques années, démontrant encore une fois tout le savoir-faire de la marque bavaroise.

Bien entendu, nous sommes à une ère où les constructeurs allemands, jouissant d’une bonne popularité, aiment bien offrir des versions disjonctées de leurs produits. Qui se souvient de la version GT de la Série 5? Étonnement, la Série 8 a eu droit à un traitement dans le genre, mais le résultat n’a rien de marginal. La Série 8 Gran Coupé a ainsi vu le jour, en tant que gros coupé à 4 portes, dont les dimensions se rapprochent dangereusement de celles de la Série 7.

Une version M8 a suivi peu de temps après et - comme la quasi-totalité des produits BMW contemporains - c’est un chef-d’œuvre d’ingénierie, qui arrive à faire de chaque déplacement, aussi anodin soit-il, une occasion spéciale.

Photo: Marc-André Gauthier

D’une qualité peu commune

La M8 Gran Coupé  impressionne dès qu’on la voit. Quelle élégance! Ça doit dépendre de la couleur, mais en noir comme notre modèle d’essai, elle a l’air de ce que l’on appelle un sleeper, c’est-à-dire une voiture qui ne donne pas l’impression d’être une bête de performance. Et pourtant…

Il faut dire que sa très grande taille contribue beaucoup à son look aristocrate, même si en contrepartie, on a de la difficulté à la garer dans les faubourgs achalandés. Cela dit, quand on se promène avec une auto dont le prix de base est de 159 000 $, on peut se permettre d’avoir recours à un service de voiturier!

L’habitacle de la M8, pratiquement identique à celui d’une Série 8 « ordinaire », arbore un design agressif, mais c’est à se demander si BMW ne gagnerait pas à se diriger vers un design plus raffiné, similaire à celui qu’emploie Genesis dans sa nouvelle G80. Qu’importe, on retrouve essentiellement deux écrans de bonne qualité, un qui nous sert de panneau de bord, et un qui surmonte la planche de bord. La M8 compte sur le même système d’infodivertissement que les autres BMW. Rempli de fonctionnalités, il est surtout limité par le format de l’écran, très large et peu haut.

Photo: Marc-André Gauthier

À bord, on se sent bien à l’avant, mais les places arrière manquent de dégagement pour les jambes, surtout quand on considère la taille de l’auto. Est-ce que c’est dû aux gros sièges avant? Probablement que ça n’aide pas, mais les ingénieurs avaient peu de considération pour les passagers arrière, semble-t-il. Heureusement, le dégagement à la tête est beaucoup plus généreux, même pour les personnes de six pieds.  

La merveille de la M8 Gran Coupé, c’est son moteur. Il s’agit d’un V8 biturbo de 4,4 litres dernier cri, qui pousse 617 chevaux et 553 livres-pied de couple, à 1 800 tr/min seulement! Le résultat est une conduite merveilleusement souple à bas régime, et des performances qui devraient être interdites lorsqu’on a le courage d’appuyer l’accélérateur au fond! D’ailleurs, avec un 0-100 km/h en 3,2 secondes, faites attention, parce que vous pourriez rapidement perdre votre permis de conduire!

Photo: Marc-André Gauthier

Bien entendu, on peut régler une multitude de paramètres de bien des façons, au point où ça devient vite compliqué. Pour épargner du temps, sachez qu’il y a deux boutons rouges sur le volant, marqués M1 et M2, que vous pouvez programmer. Petit truc, mettez les suspensions de la voiture, les aides à la conduite et la transmission en mode confort pour M1, et mettez tout au plus sportif pour M2. Ainsi, vous pourrez promptement passer d’un mode que l’on pourrait appeler « vie de tous les jours » à un mode « piste ».

La M8 compte également sur un rouage intégral. Que vaut-il ? Pour avoir roulé sur une piste, on peut dire qu’il a vraiment été développé pour maximiser l’adhérence en situation de conduite sportive. Dans la neige, c’est un peu moins le cas. Même lorsque la M8 est réglée en mode le plus sécuritaire, elle permet beaucoup de glissement, mais bon, imaginez si elle avait été à propulsion!

Photo: Marc-André Gauthier

Une M8 électrique?

Malgré tout le charme de cette BMW, une question nous trotte dans la tête. Et si BMW en avait fait une voiture électrique?

La M8 est une grosse berline à 4 places, très performante. Ça vous fait penser à quelque chose? À la Porsche Taycan et à la Tesla Model S, peut-être? Eh oui, c’est exactement le style de voiture qu’ont choisi Tesla et Porsche pour démontrer la viabilité de l’électricité comme mode de propulsion d’une automobile.

La preuve, la Tesla Model S Plaid vient de battre le record pour une voiture de production sur la piste de Laguna Seca, et par beaucoup.

Au lieu du gros moteur V8, BMW aurait pu transformer sa grosse M8 en voiture électrique de 1 000 chevaux et 850 km d’autonomie! Ça aurait positionné la marque avantageusement dans la course au futur, en plus d’offrir un produit encore plus démentiel.

Une M8 électrique, ou l’équivalent, verra inévitablement le jour plus tôt que tard. Quand? On ne sait pas. Espérons qu’il ne soit pas trop tard, alors, pour BMW...

En vidéo: sur la piste avec la BMW M8

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