En vidéo : les prix des voitures atteignent un sommet

Si vous avez récemment envisagé l’achat d’un nouveau véhicule, vous avez peut-être remarqué que les prix demandés sont plus hauts que par le passé. On vous le confirme, ce n’est pas qu’une impression.

Dans la dernière année, les prix pour faire l’acquisition d’une voiture ont carrément explosé, au point d’atteindre un sommet.

Au Canada, le prix moyen d'un véhicule neuf atteint 40 000 $ pour la première fois. Les acheteurs doivent en moyenne débourser 581 $ par mois pour une location.

Par exemple, dans le segment des camions, qui est l'un des plus populaires, les prix dans le neuf ont bondi de près de 9% depuis un an et de 18% pour les voitures usagées.

Trois facteurs expliquent cette hausse : les pièces coûtent plus cher, il y a moins d'offres sur le marché avec les fermetures liées à la pandémie et bien des gens délaissent les transports en commun et privilégient l'achat d'une voiture usagée. 

Les ventes de voitures neuves ont d'ailleurs plongé de 20% sur une période d’un an. 

Les véhicules usagés ont la côte, et bien des acheteurs réalisent combien les voitures neuves perdent de la valeur rapidement. 

Éviter les pièges et les coûts surprises

Mais avec cet engouement, viennent un paquet de problèmes, explique Mario Barthold, un mécanicien, puisque souvent, les acheteurs ne font pas inspecter la voiture qu’ils souhaitent se procurer. Une étape importante qui peut vous éviter bien des problèmes et surtout des dépenses.

«Première étape, il va falloir regarder l'apparence de la voiture, faire le tour de l'auto, regarder si le bas de caisse n’est pas rouillé. Après, on rentre dans la voiture, on regarde si le banc, dans l'ensemble, si cette voiture-là nous séduit un peu», explique le propriétaire du Garage Mario Barthold.

«Deuxième étape, donc on va vérifier les éléments fonctionnels de la voiture. On va démarrer la voiture. On va regarder si les vitres fonctionnent; ça fonctionne. La radio, est-ce qu'elle fonctionne ?» ajoute-t-il.

Il est fortement suggéré d’essayer la voiture pour être en mesure d’observer si la conduite est bonne et qu’il n’y a pas de bruit.

Quatrième étape, connaître l’historique de la voiture pour s’assurer qu’elle a bien été entretenue.

«On veut savoir pourquoi la personne vend la voiture. Est-ce que c'est parce qu'elle a des problèmes avec la voiture ou c'est parce qu'elle veut changer de voiture? Alors, on peut demander les factures, les réparations qui ont été faites sur la voiture», note Mario Barthold.

Enfin, bien évidemment, l’amener chez un professionnel pour faire une inspection préachat.

«Il y a des affaires que, nous, on ne peut pas déceler. Alors, le professionnel, lui, va nous dire qu'à court terme et à long terme, ce qu'il va y avoir à faire sur la voiture», dit-il.

Mais bien qu’elles soient de plus en plus populaires, les voitures usagées sont parfois synonymes d’histoires d'horreur.

«Par exemple, les pneus très usés, inégaux, tout ça, ça coûte énormément cher. Quelqu'un qui achète une voiture à 5000 $ pour mettre 3000-4000 $, ça n’a pas de sens» raconte M. Bathold.

Ne pas laisser «dormir» sa voiture

Comme la pandémie de COVID-19 a entraîné une hausse significative du télétravail, les gens utilisent moins leurs véhicules qu’avant. Une situation qui peut aussi entraîner des problèmes de mécanique.

«Par exemple, les disques de frein, ça devient très rouillé aussi. Quand on n’utilise pas la voiture, les freins, la rouille attaque les disques de frein», illustre Mario Barthold.

Le mécanicien suggère ainsi de faire des tours de voiture de temps à autre pour éviter que des problèmes surviennent.

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