Infiniti EX35, une G35x surélevée

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2010

Premier constat, l’EX 35 est un véhicule qui est difficile à définir avec précision. Élaboré à partir de la plate-forme FM (Front Midship) qui sert également de base à la berline G35, devenue G37 avec le temps, il  est officiellement présenté comme un véhicule multisegment par la division de véhicules de luxe de Nissan, mais on pourrait facilement le qualifier de G35x surélevée à cinq portes, tellement son comportement nous rappelle celui de la berline sport à traction intégrale.

Bien sûr, les performances ne sont pas identiques, après tout l’EX35 est plus lourd et son centre de gravité est plus élevé, mais il propose tout de même une expérience de conduite qui demeure à la fois sportive mais aussi un peu plus relaxe que celle de la G35x en raison d’un comportement routier qui établit un très bon équilibre entre confort et tenue de route.

La motorisation est assurée par l’omniprésent V6 de 3,5 litres qui équipe plusieurs modèles Infiniti et  Nissan et qui développe 297 chevaux, soit une dizaine de moins que lorsqu’il était logé dans la G35. Performant et souple, ce moteur est jumelé à une boîte automatique à cinq rapports qui peut être commandée en mode manuel au moyen du levier de vitesses. En mode pleinement automatique, la boîte est à la fois bien étagée et assez rapide.

Mais la sélection du mode manuel permet de retarder le passage au rapport supérieur jusqu’à l’atteinte d’un régime moteur plus élevé, ce qui bonifie les performances en accélération franche et permet de mieux synchroniser le passage au rapport inférieur en augmentant légèrement le régime moteur, comme un conducteur professionnel le ferait par la méthode du pointe -talon-. Le seul bémol que l’on peut émettre au sujet de la motorisation du EX35 est l’obligation de carburer au super.

Une tenue de route impressionnante

Pour ce qui est de la tenue de route, cet Infiniti impressionne avec sa direction qui est à la fois précise et qui demande juste assez d’efforts pour que le conducteur prenne un véritable contact avec la route par l’entremise  du volant. Ce n’est que lorsque le EX35 est poussé à son absolue limite que la tendance au sous-virage qui est typique d’une traction intégrale se fait sentir, mais en conduite normale ou même un brin sportive, le EX35 fait preuve d’un aplomb remarquable en raison d’une répartition presque optimale des masses entre les trains avant et arrière.

C’est donc un plaisir d’enfiler les bretelles d’accès ou les sorties d’autoroutes et de placer le véhicule  sur la trajectoire idéale avec précision et de le maintenir en appui en courbe. Le freinage est à la hauteur des performances livrées par le moteur et le châssis, et s’est avéré plus qu’efficace en toutes circonstances. Comparé à l’Acura RDX, l’EX35 s’est montré plus performant et surtout plus confortable grâce à une meilleure insonorisation et une conduite plus souple.

Un habitacle intimiste

À bord, le charme opère et l’EX35 séduit par son habitacle dont la présentation est soignée jusque dans les moindres détails. Les matériaux sont de qualité, la finition est irréprochable.

Plusieurs équipements de pointe sont proposés en option comme le système de quatre caméras (à l’arrière, à l’avant et sur les deux côtés) dont les images projetées sur l’écran central rendent les manœuvres de stationnement d’une simplicité désarmante. Moins apprécié, mais tout de même efficace, le système LDW (Lane Departure Warning) fait entendre un signal sonore lorsque le véhicule chevauche ou traverse une ligne peinte sur la chaussée et que le conducteur n’a pas enclenché son clignotant au préalable. Ce système peut être désactivé à la pression d’un bouton sur la partie inférieure gauche de la planche de bord.

C’est du côté des considérations pratiques que l’EX35 a de la difficulté à rivaliser avec certains concurrents directs, notamment le RDX d’ Acura. Le hayon arrière du EX35 est réalisé en aluminium, ce qui le rend très facile à ouvrir ou fermer, et les dossiers des sièges arrière peuvent être rabattus ou relevés au moyen d’une commande électrique, voilà donc deux éléments positifs qui ne peuvent malheureusement pas compenser le volume de chargement limité (476 litres avec les dossiers des sièges arrière relevés) qui souffre beaucoup de la comparaison directe avec le RDX (788 litres, même configuration) à ce chapitre. De plus, le dégagement pour les jambes des passagers arrière est très limité, plus qu’avec la berline G37, et encore là, le RDX marque des points par rapport au EX35.

Feu vert

Moteur performant
Qualité de la finition
Bonne tenue de route
Prix intéressant

Feu rouge

Espace limité aux places arrière
Espace de chargement restreint
Carbure au super
Coût des options

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