Audi Q7, le diesel complète la gamme

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2010

Dans le créneau des sport-utilitaires de grande taille, Audi s’est pointé un peu en retard pour le party en lançant son Q7 sur le marché canadien bien après que les ML et X5 de Mercedes-Benz et BMW y soient arrivés, et c’est un peu le même scénario qui s’est reproduit dans la deuxième vague, soit celle des lancements des versions diesel des sport-utilitaires de marques allemandes.

Après avoir eu l’occasion de conduire tous ces mastodontes avec leurs nouveaux moteurs au gazole, je suis convaincu que la motorisation diesel était de loin le choix le plus judicieux pour animer un sport-utilitaire de deux tonnes, en raison de son couple et de sa consommation de carburant. Dans le cas du Q7, Audi prétend que la version diesel du Q7 est plus efficace de 30 % en consommation par rapport aux modèles à essence, et c’est à peu près ce que j’ai obtenu au volant du Q7 à moteur TDI.

Même en roulant à 130 kilomètres/heure sur les autoroutes américaines, j’ai réussi à maintenir une moyenne de 9,8 litres aux 100 kilomètres, soit une cote de consommation qui se compare favorablement à celle d’une berline de taille intermédiaire, malgré le fait que le Q7 soit un sport-utilitaire à rouage intégral de plus de deux tonnes…

Le meilleur moteur pour un sport-utilitaire…

Même en faisant abstraction de l’économie de carburant, on peut trouver un argument de taille justifiant la motorisation diesel : le couple livré par un moteur à gazole est largement supérieur à celui livré par un moteur à essence de même cylindrée. Le superbe V6 TDI de 3,0 litres développé par Audi en est un très bon exemple puisque ce moteur déploie 225 chevaux mais surtout un couple de 406 livres-pied dès la barre des 1 750 tours/minute et jusqu’à sa limite de révolutions plutôt basse de 4 500 tours/minute. Au feu vert, on sent une très légère hésitation du moteur turbo suivie par une poussée franche et linéaire qui fait augmenter la vitesse du véhicule alors que la boîte TipTronic effectue son travail presque imperceptiblement en passant du premier au sixième rapport. Le Q7 TDI décolle avec assez d’aplomb et de confiance pour que l’on devienne accro à sa poussée, tout en ayant bonne conscience car on sait que l’on n’est pas en train de garrocher une poignée de dollars par la fenêtre à chaque accélération franche…

Vraiment, le moteur diesel est tout à fait désigné pour ce type de véhicule. Le sprint de 0 à 100 kilomètres/heure se réalise en un chrono fort respectable de 9,1 secondes et la linéarité des reprises facilite les dépassements sur les routes secondaires. À bord du Q7 TDI, le seul signe distinctif qui vous indique que vous êtes au volant d’un véhicule à moteur diesel est la limite de révolutions moteur plutôt basse qui est affichée sur le tachymètre.

Le moteur est relativement silencieux et ce n’est que lorsque l’on est à l’extérieur du véhicule stationné, tandis que le moteur tourne au ralenti, que l’on perçoit la sonorité plus basse et plus rauque qui est le propre d’un moteur diesel. Pour ce qui est du style, le modèle TDI est en tous points identique aux autres, sauf pour l’emblème 3.0 TDI qui figure sur le hayon arrière.

Un gabarit imposant

Pour ce qui est du comportement routier, celui du Q7 TDI est exactement le même que celui des modèles à motorisation essence. La tenue de route est sûre et inspire confiance, mais la direction est encore un peu légère et l’on doit toujours tenir compte du poids très élevé du Q7 lorsque l’on aborde des virages à des vitesses élevées. Le freinage est performant et le niveau de confort s’est avéré étonnamment bon compte tenu du fait que notre modèle d’essai était nanti de roues de 20 pouces proposées en option, alors que la dotation de série est composée de roues de 18 pouces.

Le rayon de braquage est très large, 12 mètres ou 39,4 pieds, ce qui complique un peu les manœuvres de stationnement ou dans la circulation en ville où il faut prendre en considération l’imposant gabarit du Q7. La vie à bord est rendue plus qu’agréable par la qualité des matériaux retenus pour la composition de la planche de bord, par le confort des sièges, et par la facilité avec laquelle le conducteur peut interagir avec les divers systèmes de la voiture par l’entremise du contrôleur MMI (Multi Media Interface). Le modèle de base est généralement bien équipé mais, comme c’est souvent le cas chez Audi, l’ajout d’options et de groupes d’options peut facilement faire grimper la facture à plus de 70 000 $, il faut donc conserver une certaine réserve lors du choix des options.

Les motorisations à essence, soit le V6 de 3,6 litres et le V8 de 4,2 litres, sont encore et toujours au programme, mais l’ajout du moteur TDI à la gamme permet au Q7 de relever son jeu d’un cran et de faire lutte égale avec la concurrence directe livrée par BMW et Mercedes-Benz qui proposent également des versions diesel de leurs utilitaires sport. Peu importe la marque qui vous intéresse dans ce trio allemand, le choix du diesel s’impose presque de lui-même en raison de la plus faible consommation de carburant et du fait que le couple livré par un moteur diesel est parfaitement adapté à ces véhicules de grande taille.

Feu vert

Faible consommation du moteur diesel
Rouage intégral performant
Qualité des matériaux
Bon comportement routier
Équipement complet

Feu rouge

Consommation élevée (moteurs à essence)
Gabarit imposant
Prix élevés
Accès difficile à la troisième rangée
Grand rayon de braquage

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