Lexus LC500 2021 : polarisante, mais invisible

Points forts
  • Qualité d'assemblage et de finition
  • Fiabilité assurée
  • Moteur performant
  • Douceur de la boîte automatique à dix rapports
Points faibles
  • Poids très élevé
  • Look polarisant
  • Système Remote Touch exécrable
  • Places arrière inutiles
  • Faible volume de chargement
Évaluation complète

Lancé en mars 2017, le coupé sport Lexus LC500 ne connaît pas une grande diffusion au pays.

En 2018, seulement 129 exemplaires ont trouvé preneurs au Canada, puis 74 Lexus LC500 ont été vendues au pays en 2019. Bref, croiser ce coupé sport produit par la division de luxe de Toyota sur la route au Canada est une occasion aussi rare qu’inattendue.

Élaboré sur l’architecture GA-L (Global Architecture – Luxury), servant également de base à la berline de grand luxe LS, le coupé LC affiche une gueule de star et un look hautement polarisant défini par son énorme calandre en forme de sablier, et par sa partie arrière qui reprend exactement le même thème. La teinte vert nori nacré de la carrosserie de notre voiture d’essai lui donnait un pouvoir d’attraction bien réel en évoquant une auto sport au look british racing green, mais le caractère du coupé LC500 est nettement plus typé GT que sport, principalement en raison de son poids très élevé lequel affecte inversement la dynamique.

En vidéo: notre essai de la LC500 en 360 degrés lors de son lancement en 2017

Lourde…

La plate-forme du coupé LC500 a beau être très rigide, sa répartition des masses est presque idéale avec 51% du poids reposant sur le train avant et 49% sur l’arrière, et sa direction est exceptionnellement linéaire, mais le poids de la voiture fait en sorte que l’on ne peut pas faire abstraction des lois de la physique.

Bref, impossible de donner la chasse à une Porsche 911 Carrera, ou à plusieurs rivales à vocation plus sportive, sur une route sinueuse au volant du coupé LC500, d’autant plus que l’intervention très hâtive du système électronique de contrôle de la stabilité a tôt fait de refroidir les ardeurs du conducteur. En quelques mots, le coupé LC500 vous fait rapidement comprendre que ce n’est pas une bonne idée de trop vous exciter au volant…

Photo: Gabriel Gélinas

Un V8 performant et sonore

Pourtant, le moteur V8 atmosphérique de 5,0 litres se montre volontaire, et sa sonorité à plein régime est particulièrement évocatrice grâce à une ingénieuse canalisation avec membrane qui achemine le son du moteur jusque dans l’habitacle, un dispositif inauguré par Lexus sur la supervoiture LFA.

Ayant eu l’occasion de conduire la LFA, ainsi que la LC500 à plusieurs reprises, je peux cependant vous certifier que cet aspect est le seul que ces deux voitures ont en commun. Autant la LFA était une voiture d’anthologie aux performances éclatantes, autant la LC500 est un doux chaton à ses côtés. En conduite souple et relaxe, la motorisation du coupé LC500 se montre à la hauteur avec un couple abondant et l’excellente fluidité de sa boîte automatique à dix rapports.

Photo: Gabriel Gélinas

Soulignons au passage que la LC est également livrable en variante hybride, laquelle fait appel à un V6 de 3,5 litres jumelé à une motorisation électrique. Lexus propose également une version décapotable de sa LC, une nouveauté pour l’année-modèle 2021. Dans ce cas-ci, seul le V8 est au menu.

Au volant, on remarque immédiatement la qualité des matériaux et de l’assemblage, mais aussi un premier élément discordant et un second élément qui est plus qu’irritant.

Photo: Gabriel Gélinas

Dans un premier temps, le conducteur fait face à une instrumentation numérique prenant la forme d’un seul cadran dont l’affichage est variable en fonction du mode de conduite sélectionné. Ça fait très « cockpit », mais ça ne cadre pas vraiment avec la vocation de la voiture… En outre, on retrouve l’exécrable dispositif Remote Touch avec trackpad localisé sur la console centrale, comme sur les autres modèles de la marque, lequel permet d’accéder aux divers menus du système d’infodivertissement, ainsi qu’à d’autres fonctionnalités comme les réglages de la voiture, ceux de la chaîne audio, l’ajout d’une destination pour le système de navigation, et même la commande des sièges chauffants.

Photo: Gabriel Gélinas

Le problème, c’est qu’il est très difficile d’interagir avec ce dispositif en conduisant. Si le mouvement de votre doigt n’est pas absolument précis, il est trop facile de choisir le mauvais menu, ou sous-menu, par mégarde, et de devoir reprendre votre démarche depuis le début, ce qui est très frustrant. Lexus ferait bien de reléguer ce système aussi désuet qu’inefficace aux oubliettes, et de le remplacer par un écran tactile. Pour le reste, on note que les places arrière sont totalement inutilisables et que le volume du coffre est sérieusement compté.

En conclusion, le coupé LC500 fait preuve d’une très belle qualité d’assemblage et d’un roulement doux et confortable que seules les routes endommagées viendront perturber. De plus, la fiabilité à long terme est presque assurée. Il faut juste ne pas se méprendre sur la vocation de cette voiture qui n’a rien d’une bagnole sport, malgré les attentes créées par sa carrosserie.

En vidéo: enfin un rouage intégral pour la Lexus ES

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