Volkswagen Jetta GLI 2020 VS Volkswagen Jetta GLX VR6 1998

Contrairement à certains de mes collègues, je ne me contente pas de voguer d’une voiture de presse à une autre. Étant un véritable passionné de l’automobile, j’en possède quelques-unes qui sont… tout sauf neuves.

La fin de semaine venue, il est franchement rafraîchissant de se balader à leur volant après avoir passé la semaine à bord de véhicules fraîchement sortis de l’usine.

L’une de mes vieilles guimbardes est une Volkswagen Jetta GLX VR6 1998. Et puisque je mettais à l’essai son équivalente contemporaine dernièrement, soit une Jetta GLI 2020, il m’est venu l’idée de les comparer, sans aucune prétention.

Quatre cylindres turbocompressé ou VR6?

Considérant que plus de 20 ans séparent ces deux berlines, personne ne sera surpris de constater que leur mécanique est bien différente. Sous le capot de la nouvelle, on retrouve un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 L qui développe 228 chevaux et 258 livres-pied. On a le choix entre une boîte manuelle à six rapports ou une transmission automatique à double embrayage étagée sur sept rapports. Bien que rien ne remplace le plaisir de conduire une auto à trois pédales, force est d’admettre que la boîte DSG est précise, suffisamment agressive en mode Sport et vraiment conviviale au quotidien.

En 1998, si la Jetta de base était livrée avec un bloc à quatre cylindres, également de 2,0 L, qui ne déployait que 115 chevaux. La situation était heureusement différente pour la version plus sportive et luxueuse. En effet, la GLX VR6 avait droit à une motorisation à six cylindres dont la puissance et le couple s’élevaient respectivement à 172 chevaux et 173 livres-pied. Quand on se replace dans le contexte, c’était franchement bien. Et même avec les critères actuels, lorsque l’on considère la taille et le poids de la voiture, elle n’a rien d’un âne comparativement à une auto contemporaine. Or, elle ne fait pas le poids face à n’importe quelle automobile qui soit le moindrement sportive en 2020.

Photo: Germain Goyer

Désormais, les berlines intermédiaires sont de moins en moins nombreuses à proposer une si grosse cylindrée. Alors dans une berline compacte, c’est absolument inimaginable en 2020. 

En 1998, on était encore bien loin de la boîte DSG. Soit on optait pour la transmission manuelle à cinq rapports... soit on commettait une erreur! C’est-à-dire que l’on choisissait l’automatique à quatre rapports. À l’ère où les voitures sont pratiquement autonomes, il est plus que plaisant de jouer du levier et de désembrayer soi-même.

Discrète ou discrète? 

Certains observateurs pourraient reprocher à la Jetta GLI sa sobriété. C’est vrai qu’à part ses jantes, ses écussons GLI et une bande décorative dans sa grille, elle se fond assez bien dans la masse. Mais ça, c’est loin d’être nouveau. En effet, la Jetta GLX VR6 est, elle aussi, très discrète. Encore là, à l’exception des écussons, du subtil aileron et de la double sortie d’échappement, elle a l’air d’une banale Jetta. Ce n’est ni plus ni moins qu’une voiture de connaisseur et de puriste qui ne cherche pas à épater la galerie.

Photo: Germain Goyer

À la pompe?

Pour une auto sport, la Jetta GLI est exemplaire au chapitre de la consommation. En effet, en conduite combinée, Ressources naturelles Canada annonce une cote de 8,4 L/100 km avec la boîte à sept rapports. Il faut ajouter un dixième pour la manuelle. Lors de la période d’essai au cours de laquelle nous avons parcouru près de 1 200 km l’ordinateur de bord a enregistré une consommation moyenne de 6,9 L/100 km. Et pourtant elle a été conduite… hum hum, comme il se doit.

Dans le cas de la GLX VR6, l’organisme gouvernemental annonçait à l’époque une consommation de 12,0 L/100 km pour la boîte manuelle. La cote grimpait à 12,6 L/100 kilomètres avec l’automatique. Ce serait absolument impensable, de nos jours, pour une compacte…

$$ $$$

Se situant au sommet de la gamme de la Jetta, la GLI est offerte à partir de 31 945 $. Ce n’est pas si mal lorsque l’on réalise que son équivalente, en 1998, affichait un prix de départ de 28 400 $.

Photo: Germain Goyer

Cuir ou tissu?

La Jetta GLI moderne est livrée de série avec un intérieur sobre en cuir noir. C’est chic et ça satisfait nettement les standards. En 1998, malgré son prix relativement élevé pour l’époque, elle pouvait être équipée de sièges en tissu noir/gris. Cette caractéristique, dont est dotée la mienne, était assez rare à l’époque pour une Jetta aussi haut de gamme. On avait aussi le choix du cuir noir ou beige en fonction de la couleur extérieure.

Apple CarPlay ou changeur à six CD?

En 2020, proposer une voiture de ce prix sans écran tactile serait une totale hérésie. C’est pour cette raison que la Jetta GLI 2020 est munie d’un écran tactile de 8 pouces au centre de la planche de bord.

En 1998, rien de ça n’existait. Or, la Jetta GLX VR6 était loin d’être dépouillée en termes de technologie. En effet, on avait droit à un lecteur CD pouvant accueillir six disques… dans le coffre, évidemment! Le tout était jumelé à des haut-parleurs Bose. Franchement, on savait bien faire les choses en 1998 chez Volkswagen. Mais histoire de vivre le summum de l’expérience vintage, on peut glisser une cassette de Phil Collins dans la fente prévue à cet effet. Rien ne peut égaler ça!

Photo: Germain Goyer

Et pourquoi une vieille Jetta ?

Je me la suis procurée simplement parce qu’il s’agit de la voiture que mes parents possédaient quand j’étais gamin. En 1997, alors que la location de leur Jetta 1994 à moteur 2,0 L prenait fin, ils ont fait le saut vers une version à moteur GLX VR6. Ma mère tenait mordicus à en obtenir une qui serait rouge. Malheureusement, l’exemplaire qui leur avait été attribué serait « tombé en bas du train »… Bref, ils en ont eu une bleu marine avec l’intérieur en cuir noir. Pas le choix d’admettre que mes parents étaient très cool… en 1997. Ils l’ont conservée jusqu’en 2003 avant de la vendre à un jeune de Saint-Félix-de-Valois. Et depuis, on en a perdu la trace. Même si je n’étais qu’un petit bonhomme, j’en garde d’excellents souvenirs.

À temps perdu, donc, je m’amusais à chercher sur les sites de petites annonces une Jetta de troisième génération. Mes critères étaient assez simples : le moteur VR6 était indiscutable, elle devait obligatoirement être manuelle et elle devait être d’origine. C’est souvent rendu au dernier critère que ça se gâchait. En effet, les Jetta étaient fréquemment la cible des amateurs de tuning. Ce faisant, elles sont désormais très rares à ne pas avoir été abaissées, peintes en orange avec des flammes vertes, dotées de l’éclairage au néon sous la plate-forme, ou munies de sièges Audi à bord.

Et c’est sans parler du fait que la Jetta de troisième génération n’était pas particulièrement résistante à la corrosion, ce qui fait qu’elle se transformait rapidement en bagnole des Pierrafeu.

Photo: Germain Goyer

Bref, je vous épargne l’euphorie que j’ai ressentie lorsque j’ai finalement déniché celle qui est devenue la mienne. Après une brève inspection mécanique, je me suis lancé dans l’aventure de ma première Volkswagen. En plein mois de janvier. Alors que je n’avais aucun endroit pour la remiser. Tout allait bien. Oui, oui.

Les souvenirs qui remontent chaque fois que je la démarre n’ont pas de prix.

Évidemment, ce n’est pas de gaieté de cœur que j’ai remis les clés de la GLI à la fin de la semaine d’essai. Mais la bonne nouvelle, c’est que la Jetta GLX, elle, m’attendait à mon retour. Et ce n’est pas demain que ça s’arrêtera.

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