Toyota Sequoia 2010, toujours sa place ?

Points forts
  • Habitacle spacieux
  • Nouveau V8 bien adapté
  • Grand confort
  • Capacité de remorquage
Points faibles
  • Dimensions encombrantes
  • Direction un peu molle
  • Peu devenir dispendieux
Évaluation complète

On le sait, les gros VUS ont connu leur époque de gloire il y a quelques années mais maintenant, la mode est aux véhicules plus petits et plus économes. Les pressions sociales et le prix du carburant se sont chargés de nous rappeler que la philosophie du « Bigger » n'est pas toujours la voie à suivre.  Est-ce à dire que des véhicules tels le Toyota Sequoia n'ont plus du tout leur place sur nos routes, certainement pas. Certes, ce n'est pas le genre de véhicule qui convient à tous, mais il demeure des applications qui rendent ce type de véhicule drôlement pratique.

Difficile de ne pas m'être fait une bonne idée du véhicule, ayant parcouru plus de 2 000 kilomètres au volant du Toyota Sequoia 2010 en une semaine, soit un voyage aller-retour à Toronto, et un autre aller-retour à Québec. Je vois ici certaines personnes me lancer des roches en m'accusant de pollueur et d'assassin, que voulez-vous, les gens ont le jugement facile, mais l'autocritique beaucoup plus difficile. En fait, le Sequoia s'est avéré un excellent choix puisque dans le premier voyage, nous étions sept passagers avec leurs bagages, alors que dans le second voyage, nous étions cinq, en plus des bagages. Voilà qui nous aura permis de ne prendre qu'un seul véhicule et donc en bout de ligne, d'économiser !

Et sa consommation

Si les constructeurs ont fait de bons progrès pour réduire la consommation des véhicules modernes, c'est aussi le cas chez les VUS. Il faut avouer que j'ai été étonné des chiffres obtenus pour le tout nouveau V8 de 4,6 litres. Offert en motorisation de base dans le Sequoia 2010, ce moteur succède à l'ancien V8 de 4,7 litres. Malgré une cylindrée inférieure, ce moteur développe une puissance supérieure, soit 310 chevaux au lieu de 276, pour un couple également supérieur, soit 327 lb-pi au lieu de 313 lb-pi. Plus puissant, ce moteur, qui équipe aussi le Tundra, est aussi plus doux et il semble très bien adapté au Sequoia. La présence d'une transmission automatique à six rapports, au lieu de cinq pour l'ancien modèle, procure aussi  une meilleure souplesse et une économie de carburant accrue. Nous avons obtenu une consommation moyenne de 13,2 l/100 km, ce qui est excellent pour ce type de véhicule. Un voisin, qui était passager, s'est exclamé que son Pontiac Torrent consommait en moyenne 10,8 l/100 km, alors que l'Infiniti G37 que nous avons en essai cette semaine, affiche une consommation moyenne de 12,4. Pas si mal tout de même toute proportion gardée !

Cependant, seule la version de base SR5 peut être équipée du petit V8. Si vous décidez d'opter pour plus d'équipement, de luxe et de gadgets, vous pourrez vous tourner vers le Sequoia Limited et Platinum, mais ces versions héritent de série du V8 de 5.7 litres. Fort de ses 381 chevaux et de ses 401 lb-pi de couple, ce moteur n'est pas à dédaigner non plus, mais sa consommation s'avère beaucoup plus élevée, alors que les capacités du véhicule ne sont pas nécessairement majorées. Bref, le petit V8 fait amplement le travail.

Capable le Sequoia ?

Certes. Une partie des milliers de kilomètres parcourus ont été effectués avec une remorque affichant un poids de plus de 8 000 lbs. Avec sa capacité de remorquage maximale d'un peu plus de 9 000 lb, le Sequoia peut s'avérer une solution de rechange pour ceux qui ont besoin d'une telle capacité et qui n'apprécient pas particulièrement les camionnettes. Voilà à mon avis ici le principal avantage d'un tel véhicule.

Difficile de reprocher le manque d'espace à l'intérieur. Les passagers arrière disposent d'un dégagement plus que généreux et ils pourront même incliner leur dossier et s'étendre les jambes. Voilà qui rend les longs trajets plus confortables. Quant à la troisième banquette, elle offre plus d'espace que la moyenne et les dossiers pourront être rabattus complètement à plat, créant une surface de chargement plus importante.

Quant au tableau de bord, il n'est pas des plus riches ni d'apparence luxueuse, mais au moins les commandes sont simples à comprendre. L'énorme console centrale qui sépare les passagers avant pourra loger plusieurs objets et elle s'avère drôlement pratique.

Au volant

Sur la route, il ne faut pas vous attendre à une conduite digne d'un bolide sport. Ce lourdaud propose une suspension favorisant le confort, mais elle minimise un peu moins bien les transferts de poids. La direction est légère, un peu trop surassistée à notre avis. Voilà donc un véhicule beaucoup plus agréable sur l'autoroute que sur les petits chemins sinueux. Du reste, on apprécie la prestance du V8, sa souplesse, sa puissance et son économie appréciable.

Le Sequoia n'est pas qu'un style costaud. Il l'est aussi et c'est en grande partie en raison de son châssis dérivé de celui d'une camionnette. Cette puissance est bien appuyée par son système à quatre roues motrices qui dispose d'un boîtier de transfert à deux gammes muni d'un différentiel à glissement limité Torsen pouvant être verrouillé. Voilà qui maximise se prestances lorsque vous avez besoin de remorquer.

Est-ce que le Toyota Sequoia est le type de véhicule qui devrait faire légion sur nos routes ? Probablement pas. Cependant, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Si vous êtes à la recherche d'un véhicule multiplaces, spacieux et doté de bonnes capacités de chargement et de remorquage, le Sequoia devrait certainement être dans votre liste de véhicules à considérer.

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