J’ai acheté une voiture sport usagée sans même la conduire!

Avant d’entrer dans les détails, je voudrais faire une mise au point. Ne faites surtout pas la même chose que moi si vous magasinez une auto qui va vous servir tous les jours. Un essai routier est indispensable pour savoir si un véhicule est en bon état, suivi d'une inspection mécanique réalisée par un professionnel indépendant.

Acheter une auto sans la conduire est un très gros risque, surtout s’il s’agit d’une voiture à tendance sportive. Faites-le uniquement si vous avez des connaissances solides en mécanique et/ou que cet achat ne vous met pas en péril d’un point de vue financier.

Plutôt exigeant comme acheteur, j’ai pris l’habitude d'inspecter minutieusement les autos, à tel point que je me suis déjà fait dire par des vendeurs que je suis un peu trop intense. Dans ce cas, pourquoi avoir dérogé à ma propre règle?

Tout simplement parce que l’auto que j’ai achetée est tellement rare au Canada qu’il est pratiquement impossible d’en trouver une autre. Il s’agit d’une Peugeot 205 GTI. Si cette voiture ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit d’une compacte produite par Peugeot à partir du milieu des années 1980, mais qui n’est jamais arrivée chez nous.

Photo: Julien Amado

Elle est équipée d’un 4 cylindres de 1,6 L développant 115 chevaux. Une puissance plutôt réduite, mais comme l’auto pèse 850 kg, cela permet tout de même d’avoir du fun à son volant. Ses performances sont proches de celles d’une Mazda Miata NA de première génération.

La voiture que j’ai achetée vient de France et a été importée au Québec en 2003. Elle est ensuite partie en Ontario quelques années plus tard. D’ailleurs, si le premier propriétaire québécois qui a importé l’auto de France se reconnaît, je serais ravi de pouvoir échanger avec lui.

Pas conduite, mais inspectée quand même!

Lorsque je suis allé voir la voiture, elle n’était plus plaquée et ses freins étaient saisis. Il n’était donc pas possible de la conduire sur la route. Mais j’ai tout de même inspecté l’auto sous tous les angles.

Le moteur démarrait parfaitement, tournait très bien et il n’y avait aucune fuite d’eau ou d’huile, ce qui m’a rassuré. Toutes les commandes électriques étaient fonctionnelles et l’auto a été traitée contre la rouille, un point très important. J’ai donc considéré que le risque était limité et je l’ai achetée. Est-ce que j’ai eu raison? Seul l’avenir me le dira.

Photo: Automobiles Peugeot

Mais j’aime beaucoup l’idée de conduire un véhicule dont le nombre peut se compter sur les doigts d’une main au Québec. Et paradoxalement, je n’aurais jamais acheté cette voiture si je vivais en Europe. En effet, on retrouve autant de 205 GTI dans les expositions européennes que de Ford Mustang ici et la rareté fait partie de mes critères d’achat pour une auto ancienne.

À ma connaissance, il n’y a que deux autres 205 GTI en circulation au Québec. Une rouge et une noire. D’ailleurs si les propriétaires se reconnaissent, ou si d’autres personnes possèdent la même voiture, n’hésitez pas à envoyer un message grâce à notre formulaire dédié.

En vidéo : 10 produits PSA qu'on aimerait voir au Québec

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