Acura RDX 2009, le luxe à la Japonaise

Points forts
  • Style dynamique
  • Conduite sportive
  • Insonorisation de l'habitacle
Points faibles
  • Moteur turbo moins silencieux
  • Puissance non linéaire
  • Puissance un peu juste
Évaluation complète

Alors que les gros VUS ont eu la cote il y a quelques années, il semble que les consommateurs se tournent de plus en plus vers les VUS plus compacts, ces véhicules étant un peu plus rationnels et moins énergivores. Cependant, plusieurs ne veulent pas mettre de côté le luxe et le confort et c'est pour cette raison que le segment des VUS compacts de luxe est si populaire. Introduit il y a maintenant deux ans, le RDX s'inscrit parfaitement dans cette tendance.

Faisant partie des précurseurs du créneau avec le BMW X3, le RDX doit maintenant affronter plusieurs rivaux que sont le Volvo XC60, le Audi Q5 et le Mercedes-Benz GLK. Pas évident de faire face à de tels joueurs qui, malgré une introduction tardive par rapport au RDX, profitent d'un savoir-faire reconnu et surtout, dans certains cas, d'un logo plus prestigieux. Quel argument le RDX peut-il avoir pour convaincre ?

Une aubaine ?

Offert à un prix de base d'environ 40 000$, le RDX est proposé à un prix similaire à celui du Mercedes-Benz GLK et légèrement sous le prix de base du BMW X3. Voilà qui le rend compétitif, mais qui ne constitue pas une aubaine pour autant. Un rapide coup d'œil à sa liste d'équipement de série nous montre que le RDX demeure bien équipé pour son prix, mais rien pour éclipser la concurrence encore une fois. Pour quelques milliers de dollars de plus, l'ensemble Technologie ajoute plusieurs gadgets intéressants dont un système de navigation, une caméra de recul, ainsi qu'un système de sonorisation ambiophonique à 10 haut-parleurs de 410 watts.

Alors que la majeure partie des rivaux optent pour un moteur six cylindres, Acura navigue à contre-courant en proposant un quatre cylindres turbocompressé. Voilà qui est assez inusité pour un constructeur qui n'est pas réputé pour ce type de motorisation et qui préfère normalement extirper le moindre cheval des ses moteurs atmosphériques. Dans le cas du RDX, on a donc droit à un moteur de 2,3 litres à turbocompresseur et à refroidisseur intermédiaire développant 240 chevaux à un régime assez élevé, 6 000 tr/min, pour un couple intéressant de 260 lb-pi. Ce moteur est jumelé à l'unique boîte proposée, soit une automatique à cinq rapports.

Un CR-V endimanché ?

Certainement pas ! Même si le RDX partage sa plate-forme avec le Honda CR-V, les similitudes s'arrêtent à ce niveau. Le RDX affiche des dimensions légèrement supérieures alors que son style n'a rien à voir. Il s'apparente d'ailleurs à celui de son grand frère, le MDX.  L'avant impose le dynamisme du véhicule grâce à sa large grille typique à Acura alors que des prises permettent d'alimenter en air frais le moteur suralimenté. Le RDX est sans doute celui qui affiche le style le plus dynamique du lot, aux coté du BMW X3. Il faut avouer que son style est réussi et cet élément contribue certainement à son succès.

À l'intérieur, on découvre un habitacle moderne bien mis en valeur par des appliqués métalisés et par une sellerie de cuir offerte de série. On apprécie le souci du détail et l'excellente qualité de finition. Côté dégagement, le RDX offre un espace supérieur à plusieurs de ses rivaux, sauf peut-être en ce qui concerne le dégagement à la tête, l'Acura étant un peu plus bas.

L'instrumentation est moderne, bien lisible et très joli en soirée grâce à son éclairage bleu. La partie centrale du tableau de bord regroupe le système de navigation et les différentes commandes du système de climatisation et de sonorisation. Si, à maintes reprises nous avons critiqué l'ergonomie et la difficulté d'utilisation de ces systèmes chez la concurrence, il faut avouer que Acura n'a pas réussi à faire mieux avec le RDX. Quelques commandes et un « joystick » permettent de naviguer dans les différents menus et de modifier les systèmes, mais le tout est loin d'être intuitif et simple. À titre d'exemple, il m'a fallu plusieurs minutes de frustration simplement pour trouver comment ajuster les fréquences sonores.

Du reste, l'espace cargo demeure assez généreux et on apprécie la possibilité de pouvoir coucher les sièges entièrement à plat sans devoir retirer les appuie-tête. Voilà qui s'avère pratique puisque l'on peut rapidement augmenter l'espace cargo.

Sur la route

Le RDX se caractérise par une conduite dynamique et sportive. Voilà un VUS compact qu1 se conduit comme une berline sport. Son moteur turbo constitue toute fois un élément qui semble ne pas faire l'unanimité. Tout d'abord, sa puissance est un peu juste, mais surtout, la puissance n'est pas linéaire, ce qui en dérange plus d'un en conduite normale. On a l'impression que tout d'un coup, la simple pression de l'accélérateur apporte une vigoureuse accélération, ce qui vous cloue au siège. Quant à la puissance, la concurrence fait souvent mieux. Du reste, on apprécie la position de conduite et la bonne visibilité. La direction précise transmet également bien les sensations de la route, ce qui le rend le RDX agréable.

En hiver ou sur pavé mouillé, le RDX peut compter sur son excellent rouage intégral, ce dernier permettant de varier automatiquement la puissance aux roues ayant le plus de traction. Baptisé SH-AWD (Super Handling All Wheel Drive), ce système est en fait dérivé de celui de l'Acura RL et tent à maximiser les performances du véhicule même en virage. Voilà qui ne rend pas le RDX plus performant en hors route, mais qui va réellement s'amuser dans la boue avec un tel véhicule? On a fini de croire au Père Noël.

Il faut avouer que le RDX ne connaît pas le succès escompté par Acura. Il se compare bien à la concurrence et à ses nouveaux rivaux, mais il n'apporte rien qui lui permet de réellement se démarquer du lot. 

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