Mercedes-Benz G 550 2019 : hautement désirable

Points forts
  • Performances et sonorité
  • Habitacle plus accommodant
  • Beaucoup plus facile à conduire qu’auparavant
Points faibles
  • On doit toujours claquer les portes et c’est agaçant
  • Consommation d’essence horrible, bien évidemment
  • Roulis de caisse toujours considérable
Évaluation complète

Peu de voitures et de camions sur le marché réussissent à créer un sentiment d’admiration et de désir. La Porsche 911 a atteint ce niveau, tout comme le Jeep Wrangler. En voici un autre : le Mercedes-Benz Classe G.

Ce mastodonte peut affronter les pires sentiers hors route, mais il est tout aussi habile à dévaler les rues de Beverly Hills. Il est ridiculement rapide, avec une sonorité outrageuse et une carrosserie aussi aérodynamique qu’un très luxueux cabanon de jardin. Le Classe G lève son doigt d’honneur aux environnementalistes partout où il passe.

La version civile du Classe G est demeurée inchangée pendant environ 40 ans, introduite sur le marché en 1979. Malgré son design carré et archaïque ainsi que son habitacle étriqué, le Geländewagen a gagné en popularité au fil des ans.

Fraîchement redessiné pour la première fois, le Mercedes-Benz Classe G ne semble pas avoir changé pour 2019. Mais c’est bel et bien le cas.

Photo: Michel Deslauriers

Plus ça change…

La chose la plus importante que la compagnie ait réussie à faire, c’est de ne pas gâcher le look intemporel du camion, et il est assez difficile de distinguer la nouv elle génération de la précédente. L’indice le plus évident, ce sont les nouveaux phares à DEL. L’empattement a été étiré de 40 millimètres et la longueur hors tout a augmenté de 53 mm, mais le camion a surtout gagné en largeur, avec un gain de 127 mm. Les voies avant et arrière ont été modifiées en conséquence. La Classe G plus large profite d’un habitacle plus spacieux, mais on la sent également mieux plantée au sol.

Et pourtant, le Mercedes-Benz G 550 2019 demeure une brique sur roues de 2 817 kilogrammes (5 551 livres), et son programme de stabilité a été réglé pour intervenir à la moindre indication de la caisse qui penche d’un bord ou de l’autre. En négociant un coin de rue avec un peu trop d’enthousiasme sur l’accélérateur, le camion se crampe en tentant d’éliminer toute trace de roulis de caisse. Bon, ce n’est pas aussi mauvais que ça en a l’air.

Écraser l’accélérateur, c’est tout simplement trop difficile d’y résister. Le V8 biturbo de 4,0 litres du G 550 développe 416 chevaux ainsi qu’un couple de 450 livres-pied entre 2 250 et 4 750 tr/min, connecté à une boîte automatique à neuf rapports. Sa sonorité est magnifique alors qu’il monte jusqu’à son régime maximal de 6 800 tr/min, son échappement pétaradant durant chaque changement de rapport, et postillonnant à chaque levée du pied. Le sprint de 0 à 100 km/h se boucle en 5,9 secondes. Comme prévu, nous avons observé une moyenne de 16,0 L/100 km lors de notre essai.

Photo: Michel Deslauriers

Si ce n’est pas assez, il y a le Mercedes-AMG G 63 qui déballe 577 chevaux et un couple de 627 livres-pied, bon pour un 0-100 km/h de 4,5 secondes.

Tout droit sortis de leur boîte, les deux peuvent remorquer jusqu’à 3 500 kilogrammes (7 716 livres), en plus d’être prêts pour n’importe quelle aventure hors route. Le VUS dispose d’un boîtier de transport à deux vitesses et trois différentiels verrouillables, lui permettant de grimper et descendre des montagnes et de franchir les sentiers les plus accidentés.

Photo: Michel Deslauriers

Combien de propriétaires nord-américains feront réellement du hors route avec leur Classe G? Le nombre devrait être près de zéro, mais il est bon de savoir qu’il est possible de le faire quand l’on en aura envie, et que l’on n’aura pas l’air fou. Heureusement, le Mercedes-Benz G 550 2019 est maintenant équipé d’une direction à assistance électrique et d’une suspension multibras à l’avant, ce qui rend les balades sur route beaucoup plus agréables. Oh, il s’agit toujours d’un véritable camion, mais la direction à billes dans l’ancienne génération était d’une imprécision déconcertante, que ce soit pour traverser la jungle urbaine ou pour compléter les trajets d’autoroute.

Photo: Michel Deslauriers

Il était important de préserver le charme de l’ancien Classe G autant que possible, et l’on sent les portes de la nouvelle génération tout aussi solides. On les ouvre toujours à l’aide d’un bouton intégré aux poignées, et lorsqu’on les ferme, elles émettent toujours ce bruit imitant celui d’un coffre-fort. Super, mais ces portes nécessitent que l’on doive les claquer chaque fois, comme celles d’une vieille Chevrolet Monte Carlo, et un système de fermeture adoucie n’est pas offert, même en option. Pas de clé intelligente non plus.

On peut choisir parmi plusieurs teintes de cuir, dont certaines font partie de l’Ensemble intérieur exclusif à 4 900 $, qui regroupe la sellerie nappa, le pavillon de toit en DINAMICA et les tapis en velours. Il y a aussi quatre options de boiseries pouvant être remplacées par du métal tressé, des garnitures laquées noires ou de la fibre de carbone AMG. De plus, on peut se payer des sièges multiréglables avec huit programmes de massage. On le mérite bien.

Malheureusement, le Classe G doit composer avec le système multimédia COMAND de la marque, qui se fait graduellement remplacer par la nouvelle interface MBUX chez Mercedes-Benz. COMAND est difficile à manipuler en conduisant, et accéder à n’importe quelle fonction nécessite deux, trois ou huit étapes. La poignée et la molette sur la console tentent d’être ergonomiques, mais elles ne le sont pas. Au moins, l’intégration Apple CarPlay et Android Auto figure de série, tout comme l’excellente chaîne ambiophonique Burmester.

Photo: Michel Deslauriers

Le G 550 se détaille à partir de 134 000 $ avant les frais de transport et de préparation, et notre camion à l’essai comprenant presque toutes les options disponibles, pour une facture totale de 151 940 $. La version AMG G 63 se vend à partir de 167 000 $.

Si ça peut sembler cher – et ça l’est –, réfléchissons-y une minute. Quel autre VUS de luxe doit-on se procurer pour attirer autant de regards et d’admiration ainsi que pour se sentir comme un joueur de hockey de la LNH, une vedette hip-hop… ou un revendeur de drogue? Le Bentley Bentayga? Le Lamborghini Urus? Le Rolls-Royce Cullinan? Tous ces camions coûtent plus de 200 000 $, sinon le double.

Bref, le Mercedes-Benz Classe G est une aubaine. Pour ceux qui en ont les moyens!

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