Toyota Camry 2019 : une hybride encore plus attrayante

Points forts
  • Consommation attrayante
  • Agréable à conduire et performante
  • Intérieur spacieux
Points faibles
  • Carrosserie volumineuse
  • Pas de palettes pour la version XLE
Évaluation complète

La Toyota Camry a longtemps eu la réputation d’avoir une conception efficace, mais un style et des performances quelconques. La nouvelle génération de cette berline intermédiaire fait preuve du contraire, même ses variantes à motorisation hybride.

La Camry n’est plus une auto « pépère » ! Voilà clairement le message que sous-tend la silhouette modernisée de la huitième génération de cette populaire berline Toyota. Revampée pour 2018, l’automobile la plus vendue en Amérique du Nord présente désormais des formes affirmées, à l’extérieur comme à l’intérieur. Son habitacle est également plus spacieux et ses motorisations améliorées sont à la fois plus puissantes et plus écoénergétiques.

Construite sur une nouvelle plateforme appelée TNGA-K, qu’elle partage avec la Toyota Avalon, la Lexus ES et le nouveau Toyota RAV4, cette rivale de la Honda Accord se reconnaît à son nouveau profil élancé et élégant doté d’une partie avant qui adopte une apparence associée à la « personnalité » du modèle.

Les Camry plus « traditionnelles » se reconnaissent à leur très large grille à lamelles horizontales fines et épaisses. Quant à elles, les versions qualifiées de « sportives » ont une partie avant plus travaillée. Elle est bordée de profondes prises d’air encadrant une garniture en forme de catamaran posée sur une grille à motif de treillis, le tout surmonté d’une mince prise d’air intégrant l’emblème de Toyota.

En marge de ces designs radicaux, ce sont trois motorisations familières qu’on retrouve au catalogue. Comme pour les générations antérieures, il y a d’abord un 4-cylindres de 2,5 L, le Dynamic Force, et un V6 de 3,5 L; des évolutions de leurs prédécesseurs. Tous deux sont jumelés à une boîte de vitesses automatique Direct Shift à 8 rapports, qui remplace une boîte à 6 rapports utilisée jusqu’en 2017. Elle exécute le passage des rapports aussi rapidement qu’une boîte séquentielle sans toutefois imposer d’à-coup irritant lors d’un départ arrêté.

Photo: Toyota

Motorisation « verte »

Le troisième type de motorisation offert est très différent. Il a d’ailleurs largement contribué à la notoriété de la Camry. C’est sa motorisation hybride, celle qui en a fait une auto « verte », bien qu’elle arbore un emblème Toyota auréolé de bleu, comme tous les modèles hybrides de la marque. C’est la voiture dont nous avons fait l’essai.

Sa motorisation, modernisée elle aussi, marie le moteur Dynamic Force à un moteur électrique alimenté par une batterie de faible capacité. Cet ensemble transmet sa puissance aux roues motrices avant par le biais d’une boîte de vitesse automatique à variation continue. Cette dernière dispose d’un mode Sport, qui permet au conducteur d’exécuter des passages de vitesses souples et rapides grâce à un mode séquentiel simulant 6 rapports. La Camry SE hybride peut même ajouter une touche sportive à la conduite grâce aux palettes de changements de rapports qu’elle seule a.

Comme cette dernière, les deux autres variantes hybrides, la Camry LE, plus abordable, et la XLE, plus luxueuse, partagent un système de gestion de la motorisation offrant au conducteur trois modes de fonctionnement : Normal, Éco et Sport. Ce dernier accentue d’ailleurs la vivacité de la voiture et les sensations de conduite en ne bridant pas la motorisation comme le font les deux autres (du moins tant qu’on hésite à appuyer hardiment sur l’accélérateur).

Contrairement aux Camry hybrides antérieures, la batterie des nouveaux modèles n’est plus logée au fond du coffre, derrière le dossier de la banquette arrière. Elle se trouve désormais sous le coussin de cette banquette, un nouvel aménagement au double avantage. D’une part, il abaisse le centre de gravité de la voiture de manière significative, ce qui améliore son comportement routier et sa maniabilité, un point fort de la Camry hybride. D’autre part, il donne au coffre un volume utile égal à celui d’une Camry ordinaire et même sa polyvalence, puisqu’on dispose aussi de dossiers arrière rabattables 60/40.

Photo: Toyota

Formule simple

En matière d’électrification de véhicules, la Camry hybride représente la formule la plus simple et la moins coûteuse à l’achat pour un consommateur. Sa motorisation mixte (thermique/électrique) ne nécessite aucune intervention, puisqu’il n’est pas nécessaire de brancher la voiture pour recharger sa batterie. Cette opération s’effectue automatiquement pendant que la voiture se déplace.

En outre, fort d’une puissance nette de 208 ch, son groupe propulseur hybride lui permet d’accélérer de 0 à 100 km/h en 8 s et des poussières. Or, une Camry ordinaire munie du 4-cylindres, moteur qui livre la même puissance à quelques chevaux près, abat les 100 km/h en quelques dixièmes de secondes de moins seulement, une différence négligeable pour le commun des mortels. En matière de performance, on ne perd donc pas au change avec une Camry hybride.

Elle est aussi beaucoup moins énergivore. L’écart est d’environ 33% dans le cas d’une Camry LE, ordinaire et hybride. Fait à noter, la Camry LE hybride a une batterie au lithium-ion (Li-ion) de 1 kWh, alors que les SE et XLE ont une batterie au nickel-métal-hydrure (NiMH) de 1,6 kWh. La première est environ 25% plus légère, alors que la seconde offre de meilleures performances par grand froid. Son poids supérieur influence toutefois la consommation à la hausse. Selon ÉnerGuide, le site de Ressources naturelles Canada, la cote moyenne d’une LE est 4,9 L/100 km et celle des SE et XLE est 5,1 L/100 km. Le constructeur justifie cette différence par le désir de satisfaire une clientèle sensible à la consommation avec la version LE, alors que les deux autres versions ciblent des consommateurs prêts à troquer deux dixièmes de litre pour une dotation plus riche.

Photo: Toyota

Rivale de la... Prius!

Avec une consommation pareille, la Camry hybride empiète désormais sur le territoire de la Prius. Selon ÉnerGuide, la cote moyenne de ce modèle emblématique est 4,4 L/100 km (4,7 pour la nouvelle version à quatre roues motrices), ce qui ne représente qu’une maigre différence de 0,5 L/100 km comparativement à une Camry LE hybride.

Bien entendu, la Prius est moins chère, du moins la version d’entrée de gamme, qui est offerte à partir de 30 234 $. Plus cossue, la Prius Technologie à deux roues motrices (34 734 $) ne coûte que 3 000 $ de moins environ que la Camry hybride la moins chère. Or, cette dernière est beaucoup plus confortable et spacieuse qu’une Prius et, surtout, beaucoup plus agréable à conduire. Sa dotation est également très convenable, alors que sa consommation n’est pas beaucoup plus élevée.

Pour sa part, la Prius offre l’avantage d’une carrosserie transformable (à hayon). Mais, sa consommation légèrement plus faible en vaut-elle la peine ? Voilà la question à laquelle vous seul, le consommateur, pouvez répondre.

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