Volvo XC60 2019 : l'alternative suédoise

Points forts
  • Moteur puissant et souple (T6)
  • Embarquement facile
  • Excellents sièges baquets
  • Chauffage et climatisation efficaces
Points faibles
  • Visibilité arrière perfectible
  • Consommation élevée (T5 et T6)
Évaluation complète

Dans un marché où les VUS de luxe compact pullulent, le Volvo XC60 constitue une alternative rafraîchissante et désirable. Ce modèle suédois propose aussi l’option d’une motorisation hybride rechargeable, mais pas à faible coût.

La popularité grandissante des véhicules utilitaires a transformé certaines marques d’automobiles en... marques de camions légers. C’est le cas de la suédoise Volvo qui offre aujourd’hui trois VUS, les XC40, XC60 et XC90 qui, ensemble, génèrent près de 80% des ventes de la marque au Canada.

Parmi ce trio, le XC60 joue un rôle crucial. Lancé en 2008, ce modèle de première génération ouvrait la voie à Volvo au créneau des VUS de luxe alors en pleine expansion. C’était d’ailleurs le second VUS de Volvo. Son premier, le XC90, était apparu en 2002. Or, le XC60 original a été lancé durant la décennie où la marque suédoise appartenait à Ford, une période trouble.

Le XC60 actuel, de seconde génération, est apparu en 2017, soit sept ans après l’acquisition de la marque par le consortium chinois Geely. Bien pensé, ce modèle a permis à Volvo de raffermir sa présence dans cet important créneau du marché. Depuis son apparition, plus d’un million d’automobilistes l’ont choisi, ce qui représente 1 vente sur 3 à l’échelle mondiale pour Volvo pour cette période.

Sa popularité n’est toutefois pas fortuite. À côté du XC90 à 7 places et du nouveau XC40, qui vise la clientèle des BMW X1, Audi Q3 et autres petits VUS de luxe du genre, le nouveau XC60 constitue une alternative attrayante à des modèles comme le Lexus NX, l’Acura RDX, le Mercedes-Benz GLC, le BMW X3 et l’Audi Q5, les cinq VUS les plus populaires de sa catégorie.

Construite sur la nouvelle plate­forme « SPA » (pour « Scalable Product Architecture »), qui a été développée pour l’ensemble des modèles des gammes 60 et 90, cette seconde génération de XC60 a repris certains traits caractéristiques que partage l’ensemble des modèles de la marque. Pensons, par exemple, aux phares à DEL en forme de « T » évoquant le marteau de Thor, le dieu du tonnerre de la mythologie nordique, de même que ces feux arrière de forme verticale proéminente, qui marient le montant arrière du toit, l’aile et le hayon; un attribut fonctionnel et esthétique distinctif développé par le designer québécois Simon Lamarre pour la charmante petite C30 lancée en 2006.

Photo: Volvo

Formes effilées

Par rapport au modèle antérieur, le XC60 affiche des formes plus effilées le rendant moins massif. Pourtant, ses dimensions ont peu changé. Ce VUS est marginalement plus long (+46 mm), plus large (+13 mm) et moins haut (-53 mm) que son prédécesseur, mais l’empattement de son châssis a gagné 91 mm. Cela bénéficie aux passagers arrière, qui disposent de 41 mm additionnels au niveau des jambes. On a aussi réduit la garde au sol de 15 mm afin de faciliter l’embarquement.

L’habitacle reprend un style scandinave épuré introduit par le XC90. Selon la version, des garnitures d’aluminium (Momentum et R-Design) ou de bois véritable (Inscription) parent l’intérieur. Par contre, toutes les versions ont une sellerie de cuir qui habille des sièges particulièrement confortables, surtout les sièges baquets qui procurent de nombreuses possibilités de réglages.

Pour ce qui est du coffre, bien que les cotes du constructeur révèlent une diminution du volume utile maximal d’environ 6% (il a chuté de 1 909 à 1 792 L), le côté polyvalent de l’habitacle transformable n’a pas vraiment changé. Le coffre a toujours une ouverture large et haute, sans seuil gênant, avec un intérieur très dégagé qui facilite le chargement d’objets encombrants.

Photo: Volvo

Variété de dotations

Trois niveaux de dotation sont proposés : Momentum, la dotation d’entrée de gamme, R-Design, la dotation à saveur sportive, et Inscription, la dotation luxueuse. Chacune est associée à deux motorisations qui, dans chaque cas, entraînent les quatre roues à l’aide d’un 4-cylindres de 2,0 L à injection directe. Ce moteur, qui nécessite du carburant super, est jumelé à une boîte de vitesses automatique à 8 rapports, qui se révèle discrète et bien étagée.

T5 est le nom donné à la motorisation d’entrée de gamme, celle du XC60 Momentum. Il s’agit d’un 4-cylindres à turbocompresseur de 250 ch qui produit 258 lb-pi de couple sur une large bande de régimes (1 500 à 4 800 tr/min), ce qui procure des accélérations vives et des reprises soutenues.

La motorisation T6, par ailleurs, exploite une variante de ce moteur dotée d’un turbocompresseur et d’un compresseur. Produisant 316 ch et 295 lb-pi, elle se veut un peu plus performante puisqu’elle retranche presque une seconde sur l’accélération de 0 à 100 km/h (elle passe de 6,8 à 5,9 s). Ces performances légèrement supérieures n’affectent toutefois pas trop à la hausse la consommation de carburant, comme le suggère la cote moyenne de 10,4 L/100 km publiée par Ressources naturelles Canada (RNCan) comparativement à celle du T5 (10,0 L). Des côtes plutôt élevées, avouons-le.

Photo: Volvo

Le T8, enfin, est un groupe motopropulseur hybride rechargeable réservé aux habillages R-Design et Inscription. Cette motorisation combine le moteur T5 à un alternodémarreur de 34 kW alimenté par une batterie lithium-ion de 10,4 kWh. Dans les meilleures conditions, il permet au XC60 T8 de parcourir de 30 à 40 kilomètres en propulsion électrique. De plus, il réduit la consommation moyenne d’un litre (9,0 L/100 km), selon RNCan. Il faut admettre toutefois que ce gain n’a rien de phénoménal, pas plus d’ailleurs que les performances vaguement supérieures (0-100 km/h de 5,5 s), lorsqu’on connaît les prix élevés des deux versions utilisant cette motorisation.

À tout le moins, la présence de la batterie du T8 n’a pas réduit le volume utile du coffre, les concepteurs du XC60 l’ayant habilement logé dans l’espace qu’occupe l’arbre de transmission du train arrière des T5 et T6. En effet, avec la motorisation T8, cet utilitaire dispose d’un moteur électrique de 65 kW logé à l’arrière pour entraîner les roues arrière. Les modèles à moteur T5 et T6, eux, utilisent une transmission intégrale BorgWarner Generation 5, plus traditionnelle, conçue pour transmettre jusqu’à 50% du couple moteur aux roues arrière, lorsque nécessaire.

Le succès du XC60 tient naturellement aussi à la finition soignée de son habitacle et à l’agrément de conduite qu’il procure. Pour nourrir sa popularité, on l’a rendu plus « connecté » grâce au système multimédia Sensus de Volvo à Wi-Fi embarqué. Un système dont l’interface intuitive s’affiche sur un imposant écran tactile de 9 po en format « portrait », en plus d’incorporer les systèmes CarPlay d’Apple et Android Auto. Oui, ce VUS suédois est à la mode !

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