Étude : les aides à la conduite créent de la confusion

Deux nouvelles études de l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) aux États-Unis mettent en lumière les fausses perceptions et la mauvaise compréhension que les gens ont des systèmes d’aide à la conduite modernes.

Ces lacunes face à la technologie posent même de nouveaux risques au volant.

Des noms trompeurs

Dans un premier temps, l’IIHS blâme les constructeurs automobiles pour la façon dont ils appellent leurs systèmes, affirmant que ceux-ci peuvent tromper les conducteurs quant au niveau d’attention requise.

Le système Autopilot de Tesla, en particulier, laisse croire qu’on peut cesser de regarder la route et se concentrer sur autre chose. Il y a même 6% des participants de l’étude qui jugeaient sécuritaire de faire une sieste au volant pendant que la voiture est sur le « pilote automatique », comparativement à 3% pour d’autres systèmes associés à la conduite semi-autonome, comme le Super Cruise de Cadillac ou le ProPilot Assist de Nissan.

Aucun d’entre eux ne gère de manière fiable le maintien dans la voie et le contrôle de la vitesse dans toutes les situations, souligne l’IIHS.

« Le manuel de l’utilisateur de Tesla stipule clairement que la fonction Autopilot nécessite quand même l’intervention du conducteur, mais ce n’est pas tout le monde qui comprend le message, déclare le président de l’IIHS, David Harkey. Les manufacturiers devraient réfléchir davantage à ce que signifie le nom de leur système. »

Photo: David Miller

Des tableaux de bord mal déchiffrés

Une autre étude de l’IIHS nous indique que les automobilistes ne comprennent pas toujours les informations importantes qui leur sont communiquées par leur tableau de bord, par exemple lorsqu’un système réagit d’une façon particulière ou qu’il se désactive.

Une bonne compréhension des messages et signaux envoyés par le véhicule est essentielle puisque les systèmes automatisés peuvent fonctionner de manière imprévue et forcer le conducteur à intervenir.

Bien que tous les participants ou presque arrivaient à saisir quand le régulateur de vitesse adaptatif ajustait la vitesse du véhicule ou détectait un autre véhicule en avant, la plupart avaient de la difficulté à expliquer pourquoi le système ne pouvait détecter le véhicule devant lui parce que celui-ci se trouvait hors de sa portée. Par surcroît, plusieurs étaient incapables de reconnaître lorsque l’aide au maintien dans la voie n’était plus en fonction.

Certains systèmes emploient des avertissements visuels de même que des alertes sonores, mais ces dernières ont plus tendance à agacer les conducteurs qu’à les aider. L’IIHS recommande aux fabricants automobiles de rendre leurs signaux visuels plus évidents et plus faciles à comprendre.

Une autre solution à envisager serait de donner une formation chez le concessionnaire pendant la prise de possession. L’étude démontre qu’un enseignement spécifique aux particularités du tableau de bord aide les conducteurs à comprendre le fonctionnement et le statut des différentes aides à la conduite.

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