Mercedes-Benz Classe SL 2019: Pour le style et le confort

La dynamique et les performances de la SL sont en retrait par rapport aux AMG GT, mais elle continue de séduire une clientèle portée sur le design et le confort.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2019

Au fil des années, la vocation de la SL a bien changé. SL pour Sport Leicht, soit sportivité et légèreté, c’était vrai à ses débuts, lorsque cette voiture pouvait légitimement prétendre être la descendante des célèbres 300SL qui ont remporté les honneurs d’épreuves mythiques comme la Carrera Panamericana, mais ce ne l’est plus du tout par les temps qui courent. Aujourd’hui, les Mercedes-AMG GT, en coupés et cabriolets, ont repris le flambeau de la performance, et la SL doit également composer avec une autre rivalité fratricide, puisque les Classes C, E et S proposent toutes des déclinaisons cabriolet.

Et pourtant, la SL n’est pas appelée à disparaître prochainement, principalement en raison de l’historique du modèle qui a depuis atteint le statut d’icône. Aujourd’hui, la SL de sixième génération mise sur le design et le confort plutôt que sur la sportivité, quoique la déclinaison AMG SL 63 AMG soit animée par un moteur au potentiel de performance délirant. Pour 2019, il est donc question d’une seule variante AMG pour la SL, puisque la SL 65 AMG à moteur V12 biturbo de 6,0 litres développant 621 chevaux est maintenant retirée du catalogue.

L’AMG SL 63 prend donc maintenant place au sommet de la gamme et elle impressionne par son équilibre en raison d’une répartition des masses de 51% sur le train avant et de 49% sur l’arrière. À son volant, on prend contact avec une voiture qui répond remarquablement bien, et dont le seul facteur limitatif pour ce qui est de la dynamique en virage est son poids très élevé. La performance en ligne droite est très soutenue avec ce V8 biturbo à pleine charge, néanmoins, l’AMG SL 63 ne pourrait pas donner la chasse à une 911 Carrera sur une route sinueuse.

La SL 450 fait figure de ticket d’entrée à la gamme SL, et cette voiture s’avère convaincante puisque son V6 biturbo développe tout de même 362 chevaux et que sa sonorité, au démarrage comme en accélération franche, n’est pas en reste par rapport au V8. Le poids plus léger du V6 a pour effet d’alléger quelque peu l’avant de la voiture, la rendant plus maniable et plus agile.

La SL 450 est très bien équilibrée et permet de maintenir le rythme en virage. Sa direction est à la fois rapide et précise, mais on aimerait un peu plus de ressenti dans le volant. De plus, la boîte automatique à neuf rapports est parfois lente à réagir en conduite plus sportive, alors qu’elle a tendance à passer plus rapidement les rapports lors d’accélérations tout en souplesse afin de bonifier la consommation. Pour la clientèle qui aime la conduite relaxe à ciel ouvert, la SL 450 ne décevra pas, au contraire. La SL 550 donne également dans le grand confort, alors que son moteur plus performant lui fournit un aplomb plus marqué au chapitre des performances.

On tourne et on penche

En ce qui concerne les liaisons au sol, le système Active Body Control est livrable en option sur la SL 450 et fait partie de la dotation de série de la SL 550. Ce dispositif avancé est composé de ressorts et d’amortisseurs conventionnels qui sont ancrés sur des vérins hydrauliques reliés à la structure de la voiture. Cela permet de paramétrer le comportement du véhicule sur plusieurs modes, dont l’un est appelé Curve. Ce dernier agit sur la caisse de la voiture en l’inclinant jusqu’à 2,65 degrés dans les courbes pour réduire l’effet de l’accélération latérale.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la fonction première de ce dispositif n’est pas d’augmenter la vitesse de la voiture en virage, mais plutôt de bonifier le confort des occupants. Le système fonctionne entre 15 et 180 km/h et on ressent assez bien l’inclinaison de la caisse même si 2,65 degrés nous semblent peu de prime abord. L’AMG SL 63 reçoit une suspension similaire, cependant, le mode Curve n’est pas au programme.

Un habitacle presque vintage

Lorsqu’on compare l’habitacle de la SL à celui des Classes C, E et S, on s’aperçoit que le design du coupé/cabriolet de luxe fait presque vintage puisqu’il est dépourvu des grands écrans en couleur qui émerveillent par leur qualité graphique sur les autres modèles. Ici, le thème n’est pas carrément rétro, mais il indique que la SL n’est pas vraiment à la fine pointe de la technologie. On apprécie cependant, au plus haut point, le système AIRSCARF qui souffle de l’air chaud à la base de la nuque, allongeant ainsi la saison de la conduite à ciel ouvert.

Pour ce qui est de la sécurité, la SL fait le plein des dispositifs de sécurité active et passive développés par la marque, et comporte notamment des arceaux de sécurité qui se déploient en une fraction de seconde lorsque les capteurs détectent qu’un capotage devient possible.

La dynamique et les performances de la SL sont en retrait si on la compare aux nouvelles cousines plus débridées que sont les AMG GT, malgré cela, cette voiture continue de séduire une clientèle plus portée sur le design et le confort.

Feu vert

  • Performances relevées (AMG SL 63)
  • Très bon niveau de confort
  • Boîte automatique à neuf rapports
  • Version SL 450 convaincante

Feu rouge

  • Poids élevé
  • Prix élevés (SL 550 et AMG SL 63)
  • Tarif des options
  • Design old school de l’habitacle

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