Infiniti QX30 2019: Il mérite un meilleur sort

L’Infiniti QX30 est un bon produit à lui seul. Il ne peut tout simplement rien contre les constructeurs européens.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2019

Choisissez dix pages au hasard dans le Guide. On parie que sur les dix, au moins cinq d’entre elles mettront en vedette un utilitaire. S’il n’est pas clair que certains des véhicules parmi vos sélections soient des utilitaires multisegments, assumez que ce sont bel et bien des utilitaires. Des véhicules comme le QX30 sont en grande partie responsables de l’ambiguïté du terme.

L’Infiniti QX30 est le résultat d’un partenariat avec Mercedes-Benz. En gros, le QX30 est un GLA doté d’une carrosserie un peu plus élégante, d’un habitacle presque identique et d’un groupe propulseur inchangé. Malgré que la recette fonctionne très bien, l’Infiniti succombe sous la pression de la concurrence. Nous l’avons inclus dans un de nos matchs comparatifs et même si nous l’aimons bien, il lui manque un petit quelque chose. Ou est-ce un gros quelque chose? En fait, la faiblesse des ventes au Québec et au Canada témoigne de la vie dure que mènent les membres de cette catégorie.

Look Infiniti : un pour ou un contre?

Parmi les utilitaires compacts de luxe, l’Infiniti jouit d’un design qui plaît. Les stylistes du constructeur ont fait un bel effort, en particulier à l’avant ou les lignes du capot viennent rejoindre les phares profilés et la calandre. Il est bien difficile de critiquer cette allure qui fusionne à merveille l’excès et le subtil.

Si de l’extérieur, on ne reconnaît pas l’implication de Mercedes-Benz, à l’intérieur c’est le contraire. Si vous êtes un habitué des Nissan de luxe, pardon, Infiniti, une fois en place, votre premier instinct sera de descendre votre main au côté du siège pour l’ajuster. Dans le QX30, les commandes figurent sur la portière, comme chez Benz. Les places assises, recouvertes de cuir nappa sont confortables; par contre, l’espace à l’arrière est limité pour les passagers. L’espace manque également dans le minuscule coffre. Même si l’on reconnaît aussi l’instrumentation et les commandes du système de ventilation, l’ensemble fait « très Infiniti ».

Tout comme pour la carrosserie, les Japonais ont mieux fait à l’intérieur que les Allemands. La présentation de la planche de bord est plus sobre et élégante. Le système audio provient de chez Infiniti, et l’écran de sept pouces est mieux intégré dans son environnement que dans le GLA. Parmi les accessoires de série, on retrouve la transmission audio sans fil Bluetooth et les sièges avant chauffants à huit réglages électriques. Un minimum de nos jours.

Petit moteur avec du mordant

Dans le département du groupe propulseur, l’Infiniti QX30 et le Mercedes GLA 250 composent avec un moteur 2,0 litres turbocompressé. En fait, comme vous l’avez sûrement constaté, tous les participants de l’essai comparatif ailleurs de ce Guide arborent la même configuration de moteur. Sur papier, toutefois, les jumeaux souffrent d’un complexe. Leurs 208 chevaux sont les deuxièmes plus piteux de leur catégorie après l’Audi Q3, mais n’allez pas croire qu’ils ne sont pas en forme. Même sans avoir mesuré les temps d’accélération et de reprise, on remarquait la puissance, le couple en particulier, du moteur.

La boîte automatique à sept rapports à double embrayage fait aussi un excellent boulot. À plus d’une occasion, elle semblait oublier de rétrograder à bas régime, ce qui se soldait par des coups lors du changement de rapport. C’était pire dans le GLA 250. Ensemble, ces deux utilitaires maximisent allègrement le rendement du groupe propulseur en produisant non seulement de brefs temps d’accélération, mais aussi parmi les meilleurs indices de consommation mesurée. Je ne cache rien : le QX30 m’a surpris.

C’est ici par contre où se termine la comparaison avec le GLA 250. Sur la route, les deux véhicules se comportent très différemment. Le tout est en faveur de l’Infiniti. Dès le premier tour de volant, il donne l’impression d’être plus solide et mieux assemblé. La lourde direction est précise et agréable, ne souffrant pas d’un jeu agaçant au centre comme le Mercedes.

Le roulement est plus doux, et silencieux. Le mot exact est « raffiné ». Même la suspension semble moins affectée par les inégalités de la route. Et c’est du pareil au même pour le freinage qui a impressionné par ses performances.

Malgré tous les atouts en faveur du QX30, les consommateurs ne sont vraiment pas intéressés. Comme je l’ai mentionné, la concurrence ne pardonne pas. Les ventes du Mercedes GLA se portent assez bien en comparaison. Vous voulez savoir à quel point le QX30 ne génère pas d’intérêt? À quelques reprises en 2018, plus de QX80 (et je parle de 2 et 3 fois plus) ont trouvé preneurs que de QX30, selon le mois de l’année. Il y a quelque chose qui cloche. Est-ce que le maillon faible est la perception de la valeur de la marque?

Feu vert

  • Design original qui vieillit bien
  • Moteur puissant
  • Bon comportement routier
  • Planche de bord

Feu rouge

  • Coffre restreint
  • Espace exigu pour les passagers à l’arrière
  • Modèle qui ne génère aucun intérêt
  • Boîte automatique confuse à l’occasion

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