Chevrolet Cruze 2019: Bien préparée pour le raz-de-marée

La Cruze ne parvient pas à se démarquer par rapport à la Civic, l’Elantra et la Corolla, mais demeure tout de même un bon choix.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2019

Au cours des prochaines années, plusieurs constructeurs de marques populaires devront prendre des décisions déchirantes concernant leur gamme de voitures, alors que d’autres ont déjà tourné la page. Si Fiat Chrysler Automobiles et Ford ont décidé de laisser tomber plusieurs de leurs bagnoles afin de surfer la vague des VUS, chez Chevrolet, on s’est engagé à proposer une sélection complète aux consommateurs canadiens.

Oh, il y a eu des coupures, et il y en aura encore. La sous-compacte Sonic mord la poussière pour le millésime 2019, coincée entre la citadine Spark et la compacte Cruze. Cette dernière reçoit notamment quelques changements pour se préparer davantage au raz-de-marée de VUS qui inondent le marché, dont un rafraîchissement esthétique de la carrosserie, aux parties avant et arrière, lui conférant une apparence un peu plus sophistiquée.

Il faut se le dire, une voiture compacte peut s’avérer aussi spacieuse, presque aussi pratique et souvent moins énergivore qu’un VUS de taille équivalente. Et souvent, à un prix beaucoup plus abordable. La Cruze, disponible en formats berline et hatchback, et proposant deux motorisations distinctes, devrait se tirer d’affaire puisque ses ventes sont demeurées plus ou moins stables au cours de 2018.

Essence ou diesel?

La motorisation de base consiste en un quatre cylindres turbo de 1,4 litre, produisant 153 chevaux ainsi qu’un couple intéressant de 177 livres-pied entre 2 000 et 4 000 tr/min. Autrement dit, du muscle dans la plage de régime moteur dont on se sert le plus. À moins de se prendre pour l’incarnation spirituelle de Gilles Villeneuve, car à haut régime, cette petite cylindrée s’essouffle, cette dernière est bien adaptée à l’auto.

La majorité des compactes sont très frugales en carburant, et la Cruze figure parmi les meilleures à ce chapitre. Surtout lorsqu’équipée de la boîte automatique, qui compte six rapports dans ce cas-ci et qui fait du bon boulot à retenir le moteur dans sa plage de puissance. On peut facilement maintenir une consommation en dessous de 8,0 L/100 km.

Toutefois, pour une somme additionnelle, il est possible d’avoir un moteur diesel si nous envisageons de faire beaucoup de kilométrage à bord de notre Cruze. Affichant une moyenne mixte ville/route de 6,5 L/100 km, avec la boîte automatique, l’écart est d’environ un litre aux 100 km avec le moteur à essence. Et pour obtenir le moteur diesel, on doit débourser un supplément de plus de 4 000 $. Conseil : si l’on roule plus de 30 000 km par année, que l’on garde notre voiture pendant plus de cinq ans et que l’on affectionne la manipulation d’une boîte manuelle, on peut songer à l’achat de la motorisation diesel. Autrement, l’investissement n’en vaut pas la peine.

Agréable, la vie à bord

Chez Chevrolet, on mise sur les caractéristiques technos pour attirer une clientèle jeune, ce qui n’est pas une mauvaise stratégie du tout. Avec un excellent système multimédia, doté de série d’un écran tactile réactif de sept pouces – huit pouces en option –, d’une intégration Apple CarPlay et Android Auto ainsi que d’une borne Wi-Fi (forfait de données en sus) pour brancher les appareils de tout le monde sur Internet, on se sent immédiatement à bord d’une automobile moderne.

Il ne faut pas regarder certains plastiques composant la partie inférieure de l’habitacle de trop près, d’apparence bon marché et d’une texture rugueuse. Les larges piliers avant gênent la visibilité, et les espaces de rangement ne sont ni très grands ni profonds. Toutefois, en général, la finition est acceptable. Les sièges procurent un soutien adéquat, on apprécie le bon comportement routier de la voiture et le diamètre de braquage étroit facilite les manœuvres de stationnement.

L’espace de l’habitacle se situe dans la moyenne des compactes, bien que le dégagement pour les jambes à l’arrière pourrait être plus généreux. Le coffre de la berline est très logeable, alors que dans le cas de la Cruze à hayon, son aire de chargement figure parmi les plus volumineuses lorsque les dossiers arrière sont relevés. La déclinaison LT représente le meilleur choix, équipée de sièges avant chauffants, et l’ensemble décor RS vaut son prix. Cependant, les autres options font rapidement grimper la facture...

Une bonne voiture, la Cruze? Tout à fait. Par contre, outre l’aspect multimédia disponible même dans les déclinaisons de base, et la longue liste de systèmes de sécurité active, la compacte de Chevrolet ne parvient pas à se démarquer par rapport aux choix populaires du segment. Pour survivre, la Cruze doit faire sa place sur le marché en demeurant dans le top 5 au chapitre des ventes de voitures. Et en laissant le temps faire son œuvre, cela permettra à la Cruze de s’établir comme un choix incontournable, au même titre que ses principales rivales, notamment les Honda Civic, Hyundai Elantra et Toyota Corolla.

Feu vert

  • Faible appétit en carburant
  • Caractéristiques multimédias de série
  • Bon comportement routier

Feu rouge

  • Certains plastiques bon marché dans l’habitacle
  • Moteur diesel trop dispendieux
  • Groupes d’options font rapidement grimper la facture

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