Chevrolet Cobalt – Pontiac G5, en attendant la Cruze

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2010

Vous avouerez avec moi qu'il est difficile de parler de ces modèles qui sont parmi les victimes de la tourmente qu'a connue ce constructeur. Ça ressemble quelque peu à une veillée funèbre avec la disparition de la division Pontiac et la restructuration de la compagnie qui conserve la marque Chevrolet afin de repartir à neuf ou presque. Après le chapitre 11 de la loi américaine de protection contre les faillites, on parle maintenant chez General Motors du chapitre 1, l’ère du renouveau. Et c'est à l'intérieur de ce plan que nous retrouvons la Cruze, une auto à vocation internationale que l'on dit très réussie.

Ce nouveau modèle devrait permettre à la nouvelle compagnie General Motors de concurrencer les Toyota Corolla, Nissan Sentra, Mazda3 et autres leaders de cette catégorie des compactes sur notre marché. Son arrivée devrait permettre de reprendre le terrain perdu après des années de négligence et de modèles plus ou moins compétitifs.

Presque corrects

Il ne faut cependant pas en déduire que la Chevrolet Cobalt et la Pontiac G5 sont de mauvaises voitures. Mais elles ne peuvent soutenir la comparaison avec les meilleures de la catégorie. En effet, leur plate-forme est correcte mais elle ne peut se comparer aux leaders du marché. La différence n'est pas très grande, mais suffisamment pour que les autres passent devant. Il en est de même du groupe propulseur, un moteur quatre cylindres de 2,2 litres à calage variable des soupapes produisant 155 chevaux. Ce moteur est bruyant, mais il fournit un bon rendement et sa fiabilité est même supérieure à celle de certains moteurs nippons pourtant bien cotés. Néanmoins, il est rugueux et n'apprécie pas tellement les régimes élevés. De série, il est couplé à une boîte manuelle Getrag à cinq rapports, tandis que la boîte automatique est nettement en retrait puisqu'elle ne propose que quatre vitesses. Quand on compare ces données avec celles de la concurrence, il n'est pas surprenant de constater que la Chevrolet Cobalt ait terminé bonne dernière de notre match comparatif des voitures compactes dans l'édition 2009 du Guide de l’auto.

Au cours de l'année, nous avons eu l'occasion de conduire la version la plus économique de la Cobalt. Une chose est certaine : seul son prix de vente au rabais peut réussir à convaincre les acheteurs tant son équipement était dépouillé et sa présentation d'une grande tristesse... Heureusement, les autres modèles de la gamme offrent un meilleur équipement, plus de luxe et plus de confort. Il faut savoir que si la tenue de route peut être qualifiée de satisfaisante, en comparaison avec les modèles concurrents, elle est en retrait...

En attendant l'arrivée de la Cruze, plusieurs personnes seront tentées de profiter des soldes proposés par les concessionnaires Chevrolet et Pontiac. Malgré le manque de compétitivité de ces deux voitures, elles représentent des moyens de transport simples et efficaces tout en étant d'une fiabilité correcte.

Et la Cruze ?

La nouvelle berline Chevrolet Cruze est commercialisée en Europe depuis le printemps 2009 et sera distribuée en Amérique au cours de 2010. Il s’agit sans doute de la première automobile vraiment mondiale jamais fabriquée par ce constructeur. L’équipe de design était basée en Corée, mais a travaillé avec des collègues en Allemagne, aux États-Unis et en Australie. La silhouette se caractérise par un pavillon en arche, partant du pare-brise fortement incliné pour se refermer sur de fins montants arrière. Associée à un coffre assez court, elle crée pour la première fois dans ce segment une voiture ayant une allure de coupé quatre portes.

La Cruze est plus grosse que le modèle qu’elle remplace et les stylistes ont repoussé les roues aux quatre coins de la carrosserie pour ainsi éliminer les porte-à-faux et donner plus de dynamisme à la silhouette. Soulignons au passage que les panneaux de carrosserie sont dénués de toute moulure ou de rajout, comme ça semblait être la tradition chez GM. Mais c’était hier. Par contre, la calandre à double étage arbore toujours le nœud papillon Chevrolet. Elle est flanquée de blocs optiques accueillant des réflecteurs à « effet diamant », qui remontent, comme des flèches, profondément sur les ailes avant. La partie arrière accueille des feux montés en affleurement, chaque bloc incorporant deux feux ronds propres à Chevrolet.

Dans l’habitacle, les stylistes ont élaboré un tableau de bord de type « double alcôve » inspiré de la Corvette. La console centrale abrite les commandes du système d’infodivertissement et de la climatisation. Le bloc d’instrumentation comprend des cadrans de type analogique rétroéclairés par des diodes électroluminescentes bleu glacier.

Les cinq places reçoivent des ceintures de sécurité à trois points. La Cruze est équipée de série avec des coussins de sécurité frontaux pour conducteur et passager, des rideaux et des coussins latéraux et d’un bâti de pédalier escamotable en cas de choc. Les dispositifs de sécurité active comprennent l’antiblocage de freins (ABS), l’antipatinage (TCS) et le contrôle électronique de stabilité (ESC).

Finalement, deux moteurs quatre cylindres seront au catalogue, un de 1,8 litre générant 138 chevaux et un autre, turbocompressé, d’une cylindrée de 1,4 litre produisant 140 chevaux, une puissance comparable mais sans doute que le couple diffère. Dans les deux cas, l’acheteur pourra choisir entre une transmission manuelle ou automatique à six rapports. La Cruze sera assemblée à l’usine de Lorsdtown dans l’Ohio.

Feu vert

Prix compétitif
Entretien simple
Disponibilité des pièces
Comportement routier adéquat
Consommation raisonnable

Feu rouge

Modèles condamnés à disparaître
Élimination de la marque Pontiac
Très faible valeur de revente
Comportement routier moyen
Moteur bruyant

Partager sur Facebook
Commentaires