Dans les montagnes de Californie en Alfa Romeo Quadrifoglio

Points forts
  • Design sublime
  • Exclusivité assurée
  • Performances impressionnantes
Points faibles
  • Sonorité décevante
  • Freinage trop agressif
  • Écran non tactile
Évaluation complète

Il y a mille et une raisons de rêver de la Californie. Surtout pour les amateurs de voitures.

Bon, c’est vrai, le trafic de Los Angeles est un véritable cauchemar. Cependant, pas besoin d’aller bien loin pour tomber sur des routes sinueuses qui traversent les montagnes et qui semblent ne jamais vouloir se terminer. Des routes qui ont l’air d’avoir été construites pour le simple et pur plaisir de conduire!

C’est le cas de l’Angeles Crest Highway, une route au panorama magnifique qui monte et descend à travers l’Angeles National Forest, au nord de L.A. La route parfaite pour profiter des paysages de la Californie, mais aussi pour tester les aptitudes d’une voiture sport. Ou de deux, tant qu’à y être.

Photo: Frédéric Mercier

C’est sur ce parcours sinueux – que l’on pourrait presque confondre avec une piste de course – que nous avons pu mettre à l’essai les deux monstres d’Alfa Romeo, les Giulia et Stelvio Quadrifoglio.

Quadrifoquoi?

Le retour de la prestigieuse marque italienne en sol nord-américain est encore tout récent. Et pour bien dorer son image, quoi de mieux qu’une gamme de modèles axés sur la performance?

Quadrifoglio, c’est la division performance d’Alfa Romeo. L’équivalent d’AMG chez Mercedes, ou bien de M chez BMW. Si vous voyez un trèfle à quatre feuilles sur une Alfa, sachez que ce n’est pas une voiture ordinaire.

Photo: FCA

On a commencé par appliquer le traitement Quadrifoglio à la Giulia, puis au Stelvio quelques mois plus tard. Rapidement, Alfa se retrouve donc avec deux monstres dans son alignement, en plus de la spectaculaire 4C que l’on continue de vendre au compte-gouttes.

Au fait, c’est quoi le traitement Quadrifoglio?

C’est d’abord et avant tout un moteur bien spécial, un V6 biturbo de 2,9 litres développant 505 chevaux et un couple de 443 livres-pied. Ajoutez à ça un système de freinage Brembo en carbone céramique, un rapport de direction direct et un sélecteur de modes de conduite.

Puis, comme les bolides italiens sont souvent une affaire de style, les Giulia et Stelvio Quadrifoglio sont aussi chaussées de superbes roues en alliage, abritent des sièges en alcantara et quelques pièces en fibre de carbone. Le diable est dans les détails!

Un seul modèle

Alfa Romeo a beau vendre la Giulia et le Stelvio comme deux modèles différents, mais en regardant au-delà du marketing, on réalise rapidement que les deux modèles pourraient pratiquement être commercialisés sous le même nom.

Plate-forme, moteur, et boîte de vitesses identiques, la Giulia et le Stelvio ne manquent décidément pas de points en commun! Même l’habitacle est à toutes fins identiques d’un modèle à l’autre.

Photo: Frédéric Mercier

Le poids supplémentaire et la position de conduite légèrement relevée du Stelvio le rendent à peine un peu moins habile que la Giulia. Pour un VUS (si on peut l’appeler ainsi), c’est une machine de course. Par contre, si les performances sont au cœur de vos priorités, optez pour la Giulia.

Pour le reste, la grande différence entre les deux véhicules réside dans leur configuration; la Giulia est à roues motrices arrière alors que le Stelvio bénéficie d’un rouage intégral. Il y a le prix aussi, qui diffère pas mal. 89 845 $ pour la Giulia et 95 000 $ pour le Stelvio.

Bonheur mécanique

Que vous craquiez pour le Stelvio ou la Giulia, attendez-vous à ne pas passer inaperçu. Les Alfa se font encore très rares sur nos routes, ce qui confère aux quelques propriétaires une exclusivité plutôt savoureuse.

Avec une cavalerie de 505 chevaux, vous avez aussi droit à une vraie bête mécanique. Plus puissante que la BMW M3 ou que la Mercedes-AMG C 63 S.

Avec le sélecteur de modes de conduite DNA propre à Alfa Romeo, les modèles Quadrifoglio sont aussi très polyvalentes. En conduite normale, la conduite n’a rien de bien intimidant. Mis à part un système de freinage beaucoup trop sensible, la civilité est de mise. Un peu trop. La sonorité du V6 est si timide qu’on en devient même déçu.

Passez en mode Race, toutefois, et vous découvrez une voiture totalement différente. Tout à coup, la mécanique italienne se met à rugir et à pétarader à la moindre accélération. La suspension et la direction se raffermissent et vous permettent d’attaquer chaque virage comme si vous étiez Gilles Villeneuve.

Et des virages, il y en a sur l’Angeles Crest Highway!

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