Infiniti Q50 Red Sport 400 2018 : l’excellent compromis

Points forts
  • V6 biturbo enivrant
  • Finition intérieure et confort appréciables
  • Bon prix
Points faibles
  • Direction adaptative décevante
  • Interface du système multimédia perfectible
  • Facteur prestige inférieur à celui de ses rivales allemandes
Évaluation complète

On est à la recherche d’une berline compacte puissante et luxueuse? Audi, BMW et Mercedes-Benz sont probablement les premières marques qui nous viennent à l’esprit. Pourtant, il en existe plusieurs autres, dont les marques japonaises Acura, Infiniti et Lexus, la marque suédoise Volvo, la marque italienne Alfa Romeo, la marque coréenne Genesis et la marque anglaise Jaguar.

Pourquoi accorde-t-on un tel privilège à ces voitures allemandes? Parce qu’elles ont plus ou moins défini et peaufiné le segment des compactes de luxe, et la BMW Série 3 fait figure de référence depuis plusieurs années maintenant. Entre temps, la Mercedes-Benz Classe C trône au sommet des ventes de la catégorie au Canada.

La riposte la plus récente d’Infiniti aux berlines bavaroises, c’est la Q50, introduite pour l’année-modèle 2014. En 2018, elle a reçu des révisions esthétiques, de nouveaux matériaux dans l’habitacle et une direction adaptative Direct Adaptive Steering retravaillée, entre autres améliorations. Est-ce que c’est suffisant pour garder la Q50 concurrentielle? Non, mais c’est un pas dans la bonne direction.

La version Red Sport 400 profite d’un moteur merveilleux. Son V6 biturbo de 3,0 litres produit 400 chevaux ainsi qu’un couple de 350 livres-pied entre 1 600 et 5 200 tr/min, et tout ce muscle est acheminé aux quatre roues par l’entremise d’une boîte automatique à sept rapports. Le sprint de 0 à 100 km/h prend à peine plus que cinq secondes, alors elle est drôlement rapide. En matière de puissance, elle se compare bien à la BMW 340i de 320 chevaux, l’Audi S4 de 354 chevaux et la Mercedes-AMG C 43 de 362 chevaux. Le moteur émet une belle sonorité, ce à quoi on s’est habitué des six cylindres de Nissan/Infiniti. Lors de notre essai, nous avons enregistré une moyenne décente de 11,0 L/100 km, et l’essence super est exigée.

Le V6 biturbo, nom de code VR30, figure depuis deux ans sur la liste des 10 meilleurs moteurs de la réputée publication Wards. Voilà un autre beau témoignage de sa conception et de son rendement.

Photo: Michel Deslauriers

L’Infiniti Q50 Red Sport 400 2018 est également fort jolie, avec ses nouveaux ajouts aérodynamiques de bas de caisse, ses jantes en alliage foncé de 19 pouces et – dans le cas de notre voiture à l’essai – sa séduisante peinture rouge. Les acheteurs peuvent opter pour la 3.0t Sport, équipée du même moteur et de la même carrosserie, son VR30 libérant toutefois 300 chevaux et un couple de 295 livres-pied. Une Q50 au style plus conservateur peut être choisie avec la 2.0t LUXE, qui obtient un quatre cylindres turbo de 208 chevaux – fourni par Mercedes-Benz – et la 3.0t LUXE.

On adore le moteur de la Red Sport, par contre, on vénère moins la direction adaptative de la Q50... Selon le constructeur, la Direct Adaptive Steering électronique réagit plus rapidement qu’une direction mécanique, mais malgré les améliorations apportées cette année, y compris des réglages additionnels, elle souffre toujours d’une sensation artificielle.

Pour cet essai, nous avons obtenu une Red Sport sans la direction adaptative, et la voiture s’est avérée plus agréable à la fois pour le train-train quotidien et la conduite sportive. Toutefois, cette direction fait partie de l’ensemble ProActive à 3 800 $, qui regroupe le régulateur de vitesse adaptatif, l’avertissement et la prévention de sortie de voie, l’intervention sur l’angle mort (la surveillance des angles morts est incluse dans l’ensemble ProAssist à 2 000 $, qui équipait notre voiture à l’essai) et d’autres caractéristiques de sécurité avancées. Donc, si l’on désire profiter de tous les gadgets électroniques, on est pris avec la Direct Adaptive Steering.

Dans l’habitacle, on a droit à une sellerie en cuir avec surfaces matelassées, des garnitures en chrome foncé et des coutures rouges contrastantes, toutes exclusives à la version Red Sport 400. Le design du tableau de bord ne coupera le souffle d’aucun acheteur de voitures de luxe chevronné, mais la finition et l’assemblage sont réussis, et le confort des sièges est digne de mention. Quant à l’espace, la Q50 n’est ni plus ni moins logeable que ses rivales.

Photo: Michel Deslauriers

Le système multimédia à deux écrans de l’Infiniti Q50 2018 fonctionne relativement bien, mais ce n’est pas le plus convivial sur le marché. L’écran supérieur affiche la carte de navigation, la sélection des modes conduite, l’information de l’excellente chaîne audio Bose à 16 haut-parleurs et les réglages de climatisation, tandis que l’écran inférieur – avec sa surface reluisante telle une tablette numérique – agit comme interface pour fouiller dans les menus. Cet écran n’est pas le plus réactif au toucher du doigt, ce qui peut s’avérer distrayant en conduite. On retrouve aussi une molette multifonction sur la console, ça aide un peu...

Avec un PDSF de base de 52 695 $ avant les frais de transport et de préparation, la Q50 Red Sport 400 est moins chère de quelques milliers de dollars que la S4, la 340i xDrive et la C 43 4MATIC, et mieux équipée de série. L’écart de prix n’est peut-être pas suffisant pour ceux qui chérissent le facteur de prestige des marques allemandes. Cependant, Infiniti profite d’une meilleure réputation de fiabilité et d’une meilleure valeur de revente, alors si l’on regarde pour un achat à long terme et non une location de deux ou de trois ans, voilà un élément à considérer.

Au moment d’écrire ces lignes, le modèle 2019 arrivera bientôt chez les concessionnaires, c’est donc le bon moment pour dénicher une aubaine avec les modèles 2018 restants. On a vu des rabais de 10 000 $ sur des Red Sport 400, admettez que c’est très intéressant!

Il est vrai que la Q50 propose une dynamique un peu moins affirmée par rapport à ce que l’on retrouve chez Audi, BMW et Mercedes-Benz. En revanche, il y a certainement des acheteurs qui n’aiment pas les suspensions fermes et l’expérience client des marques allemandes. La Red Sport 400 constitue donc un excellent compromis.

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