Mazda Canada souligne son 50e anniversaire

TORONTO, Ontario – En 1968, un petit constructeur automobile japonais a levé les voiles pour le deuxième pays le plus gros du monde, souhaitant accroître son chiffre d’affaires et prouver qu’il était différent des autres compagnies. La route n’a pas été toujours facile pour Mazda au cours de son existence, mais la marque subsiste et propose toujours des véhicules pour les passionnés de la conduite.

Il y a cinquante ans, le Canada n’était que le deuxième marché exploité par Mazda à l’extérieur du Japon – le premier étant l’Australie. Il a initialement ouvert ses bureaux à Burnaby, en Colombie-Britannique, et ses premiers concessionnaires se sont établis dans cette province ainsi qu’en Alberta. Son réseau s’est graduellement étendu à travers le Canada à partir de 1970 et on retrouve 165 points de vente d’un océan à l’autre.

Les premiers modèles Mazda vendus au Canada étaient la R100, un petit coupé deux portes équipé d’un moteur rotatif, et la camionnette Série B. En passant, une version de cette dernière était disponible durant quelques années avec un moteur rotatif et, à ce jour, ce fut la seule camionnette jamais produite avec une telle motorisation. Le coupé et la berline compacts Mazda 1200 ont été ajoutés en 1969, tout comme les grandes berlines 1500 et 1800.

Durant les années 70, les berlines intermédiaires 616 et 618 sont apparues, puis la 808 ainsi que les RX-2, RX-3, RX-4 et Cosmo. En 1978, Mazda Canada a déménagé son siège social à Scarborough, en Ontario. La décennie s’est conclue avec le lancement de la famille de compactes GLC, la troisième génération de la Série B, la 929, la 626 ainsi que la RX-7. Dans les années 80, on a introduit la 323, la MX-6 et la MPV, mais l’événement le plus marquant – du moins, pour les amateurs de voitures sport – s’est déroulé en 1989 avec l’arrivée de la Mazda Miata 1990.

La Miata a immédiatement attiré l’attention avec son design inspiré des roadsters anglais, ses immenses phares escamotables et son prix abordable. Elle a trouvé son lot d’acheteurs dès la première année et les modèles de la première génération peuvent souvent être aperçus sur les routes canadiennes durant la saison estivale.

Les années 90 ont accueilli la RX-7 de troisième génération, devenue une machine hautement précise avec un moteur rotatif biturbo. La 323 à hayon et la berline 323 Protegé s’avéraient les véhicules les plus vendus chez Mazda à l’époque, alors que la camionnette de Série B continuait à se vendre en quantité. Dans les années 2000, les Mazda3, Mazda5 et Mazda6 ont toutes été lancées, sans oublier les VUS Tribute, CX-7 et CX-9 ainsi que la voiture sport à quatre portes RX-8. La compagnie a également introduit sa technologie de motorisation et d’architecture SKYACTIV sur le marché, tandis que les modèles Mazda2, CX-5 et CX-3 sont apparus durant les années 2010.

La prochaine décennie de Mazda s’amorcera avec l’ajout de ses motorisations SKYACTIV-X, une nouvelle génération de la Mazda3, des véhicules redessinés en s’inspirant de la dernière philosophie de design KODO (Soul of Motion) et – on se croise les doigts – l’éventuel retour d’une auto sport à moteur rotatif.

Afin de souligner son 50e anniversaire au Canada, Mazda a organisé une fête à son siège social, situé à Richmond Hill depuis 2004. Les propriétaires de belles Miata/MX-5 des quatre générations (NA, NB, NC et ND) se sont réunis pour garer leurs voitures aux côtés de la Mazda MX-5 2019 revue et corrigée, que l’on a eu l’opportunité de conduire la même journée.

Il y avait du gâteau, mais le véritable dessert pour nous, les journalistes, a été servi la journée précédente, lorsque Mazda Canada nous a laissés conduire des véhicules faisant partie de sa collection héritage. Malheureusement, on n’a pas pu prendre le volant de sa Cosmo 110S 1967, puisqu’il s’agit d’une bagnole très rare et très précieuse. Selon le constructeur, une Cosmo bien entretenue de cette époque peut valoir 100 000 $US. Par contre, on a pu conduire quelques MX-5 d’époque, une RX-7, une RX-8 et une camionnette de Série B.

Photo: Michel Deslauriers

Mazda Miata 1990

La Miata originale était une petite auto sport basique et tout à fait géniale. Elle était légère, simple et mettait l’accent sur le plaisir de conduite. Son quatre-cylindres de 1,6 litre développe 116 chevaux et un couple de 100 livres-pied, jumelé à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports. La servodirection de notre voiture à l’essai faisait partie de la liste d’options, à l’instar du climatiseur, de la radio et du différentiel à glissement limité. Le toit rigide disponible en option n’était offert qu’en rouge durant la première année de production, mais il n’y avait que trois couleurs de carrosserie de toute façon – soit le rouge, le bleu et le blanc.

Sur la route, la Miata ne pouvait évidemment pas cacher le fait qu’elle approchait sa 30e année, mais cela ne l’empêchait pas d’être fort amusante avec sa boîte de vitesses à course courte, sa direction vive et sa sensation de légèreté.

Photo: Michel Deslauriers

Mazda RX-7 1993

La première génération de la RX-7 introduite en 1978 était petite, maniable et abordable, tout comme la première Miata. La deuxième génération était plus grosse, plus puissante et affichait une tenue de route plus dynamique; pendant un court moment, elle était même disponible en version décapotable. La RX-7 de troisième génération est apparue au Canada en 1993 et a été vendue jusqu’en 1995. Elle était relativement dispendieuse, avec un prix variant entre 40 000 $ et 50 000 $. Elle renfermait un moteur birotor de 1,3 litre comprenant deux turbocompresseurs séquentiels – un petit pour éliminer le délai typique à faible régime et un plus gros qui se manifeste à partir d’environ 4 500 tr/min. On peut nettement entendre et ressentir le deuxième qui se met à tourner.

Photo: Michel Deslauriers

MAZDASPEED MX-5 2004

Jusqu’à maintenant, c’était la MX-5 la plus puissante vendue par Mazda. La MAZDASPEED MX-5 est équipée d’un quatre-cylindres turbo de 1,8 litre qui produit 178 chevaux, en hausse par rapport aux 142 étalons dans les autres variantes du roadster. C’était ma voiture préférée de la journée, non seulement pour ses performances, mais aussi pour son espace intérieur, son comportement routier et son style. Toutefois, la version MAZDASPEED était chère, avec un prix de 34 395 $. Et elle n’offrait même pas un climatiseur...

Photo: Michel Deslauriers

Mazda Série B 2010

Comme mentionné plus tôt, la camionnette de Mazda faisait partie de la gamme canadienne dès le départ et sa carrière s’est terminée en 2010. La dernière génération était basée sur le Ford Ranger, qui partageait également ses motorisations. Cela incluait un quatre-cylindres de 2,3 litres générant 143 chevaux ainsi qu’un V6 de 4,0 litres qui produit 207 chevaux. Il n’y a rien de sportif à propos de cette camionnette, alors qu’elle s’époumone lors des accélérations et ingurgite de l’essence comme un pétrolier. Toutefois, elle peut remorquer jusqu’à 2 477 kg (5 460 lb) et affichait un prix de base de 15 795 $ en 2010. Notre camion à l’essai était équipé de l’ensemble SE+ qui comprend deux sièges baquets au lieu d’une banquette à trois places; il coûtait 26 475 $ à l’état neuf.

Photo: Michel Deslauriers

Mazda RX-8 GT 2011

On s’ennuie beaucoup de cette voiture sport, qui avait un certain côté pratique avec ses portières arrière inversées afin de nous aider à accéder aux sièges arrière. La RX-8 n’était pas aussi puissante que la dernière RX-7, mais son moteur birotor atmosphérique de 1,3 litre produit 232 chevaux avec la boîte manuelle à six rapports et 212 avec la boîte automatique à six rapports également. À 159 livres-pied, le couple était plutôt mince,. La consommation d’essence n’était pas un point fort non plus. Quand même, conduire la RX-8 nous a rappelé à quel point elle est bien équilibrée. Avec un prix à partir de 41 995 $, la voiture n’était pas très abordable et le système de navigation dans la version GT s’avérait une option de 2 595 $, une somme scandaleuse.

Photo: Michel Deslauriers

Mazda MX-5 2015 25e anniversaire

Tout juste avant que la quatrième génération ne soit introduite, Mazda a conclu la production de la MX-5 NC avec un coup d’éclat. L’édition 25e anniversaire a été produite en quantité limitée, disposant de pistons et de bielles uniques, de jantes en alliage gris de 17 pouces, d’une peinture Rouge vibrant mica, d’une sellerie en cuir blanc et d’un toit rigide rétractable noir. Son moteur de 2,0 litres engendre 167 chevaux et un couple de 140 livres-pied. Cette MX-5 spéciale affichait un prix de 40 925 $, ou 42 125 $ avec la boîte automatique.

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