BMW X3 2018: Les deux font (moins) la paire

Sans trop qu’il n’y paraisse à première vue, le BMW X3 est tout nouveau pour 2018. Le X4, lui, sera renouvelé ultérieurement.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

Arrivé un peu tard dans le marché des VUS compacts de luxe avec son X3, BMW n’a pas tardé à faire sa marque. En 2015, il a même eu un rejeton, le X4. Quinze ans après ses débuts, le X3 entreprend, cette année, une troisième génération et ceux qui s’attendaient à des changements drastiques seront déçus. Les autres, c’est-à-dire la majorité, apprécieront cette sérieuse remise à jour. Ce X3 2018 a été présenté sur Internet le 26 juin 2017 et la presse spécialisée pourra lui toucher au prochain Salon de Francfort, en septembre 2017.

L’œil peu rompu aux subtilités de BMW ne verra pas tout de suite les naseaux et les grilles d’admission d’air plus gros, les phares redessinés et les nouveaux feux arrière, ma foi, fort jolis. Il y a évidemment bien d’autres améliorations ici et là, mais c’est le tableau de bord qui hérite du gros des transformations. Plus moderne, on y trouve moins de boutons qu’avant. Un jour prochain, il n’y aura peut-être plus de boutons du tout, les systèmes de reconnaissance gestuelle se propageant comme des factures dans ma boîte aux lettres. Le X3 disposera d’un tel système, sans doute en option.

Le volant est nouveau, la présentation des jauges, l’intérieur des portières et la console centrale aussi. Mais c’est surtout l’écran central qui étonne. Autrefois (dans le domaine de l’automobile, 2017 c’est tellement dépassé!), il était bien intégré au reste du tableau de bord. Désormais, il est posé dessus. Ainsi, il est placé plus haut et, selon une ergonome employée par une autre marque (General Motors, pour ne pas la nommer), les yeux auraient moins de chemin à faire avant de le consulter, ce qui améliorerait la sécurité.

L’empattement du X3 a gagné 54 mm, passant de 2 810 à 2 864 mm. BMW n’a pas précisé comment ces millimètres sont distribués, mais puisque le coffre conserve ses dimensions d’antan (550 à 1 600 litres une fois les dossiers de la banquette rabattus), je parierais que ce sont les jambes des passagers arrière qui en profiteront le plus.

Moteurs en verve

Comme pour toute marque allemande qui se respecte, les changements à la motorisation sont nombreux. Lorsqu’il arrivera chez les concessionnaires canadiens, en novembre 2017, le X3 2018 sera offert en deux versions, xDrive30i et M40i. La première sera mue par un quatre cylindres 2,0 litres turbo de 248 chevaux et 258 livres-pied obtenues entre 1 450 et 4 800 tr/min, secondé par une boîte automatique Steptronic Sport à huit rapports.

Cette boîte se retrouve aussi à bord de la livrée M40i, mais elle est calibrée pour obtenir un comportement plus sportif. Grâce à son six cylindres en ligne turbo de 3,0 litres de 355 chevaux, les accélérations de cette M40i promettent d’être intéressantes. BMW avance un chrono de 4,8 secondes pour le 0-100 km/h, certainement en utilisant le mode départ-canon. D'ailleurs, le conducteur pourra, au moyen d’une molette, choisir entre les modes ECO PRO, CONFORT, SPORT et SPORT+. Notez que ce dernier mode ne se retrouve que dans le M40i équipé de la suspension adaptive M optionnelle, mais il reçoit de série une suspension M Sport plus… sportive. Elle sera offerte en option sur le xDrive30i, de même qu’une version moins pointue de la suspension adaptive.

La version sport d’un modèle sport

De son côté, le X4, un X3 doté d’une ligne de toit plongeant vers l’arrière qui lui donne un air plus sportif, continue dans sa forme actuelle, sans modifications. Il y a donc fort à parier qu’il héritera de la plate-forme du nouveau X3 pour l’année-modèle 2019. Ce X4 a droit aux motorisations de l’ancien X3, soit un quatre cylindres de 2,0 litres développant 241 chevaux (xDrive28i). Suit un six cylindres en ligne de 3,0 litres de 300 chevaux (xDrive35i). Enfin, le X4 M40i, sans être un vrai M, a quand même droit à un six en ligne déballant pas moins de 355 chevaux. En passant, n’essayez pas de trouver une quelconque corrélation entre les dénominations des modèles et les moteurs. S’il y en a une, je vous prie de me l’expliquer. Lentement.

La principale différence entre un X3 et un X4, outre le changement générationnel du premier, réside dans la partie arrière. Dans le X4, les places arrière ne sont d’aucun intérêt et le coffre est plus petit, ce qui est loin de rebuter une clientèle davantage à la recherche de style et de performances que d’utilité. En revanche, la conduite du X4 est plus dynamique que celle d’un X3. D’un X3 de la dernière génération, faut-il préciser.

Le duo X3 / X4 de BMW n’est pas le plus populaire du marché. Les Audi Q5 et Acura RDX sont de meilleurs vendeurs. Cette nouvelle génération du X3, qui mise sur une variété de variantes, allant de tranquille à malade, sera toutefois un peu plus difficile à battre. Dans le « difficile à battre », je vous invite à attendre le X3 M, une bête qui ne devrait pas développer moins de 450 chevaux, prévue pour 2019.

Feu vert

  • Nouvelle génération bienvenue (X3)
  • Version M40i prometteuse
  • Conduite très sportive
  • Rouage intégral sérieux

Feu rouge

  • Véhicule plus ou moins utile (X4)
  • Suspension assez raide
  • Visibilité arrière pauvre (X4)
  • Options souvent très chères
  • Coûts d’entretien élevés

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