Mercedes-Benz Classe GLC 2018: Plus chic, écolo ou puissant, au choix

La famille GLC, qui vise plus de cibles, de l’hybride rechargeable au bolide rugissant à moteur V8 biturbo de 503 chevaux.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

Le changement d’initiales s’est accompagné d’une métamorphose complète pour l’utilitaire sport compact de luxe qu’on a d’abord connu sous l’appellation GLK. Cette deuxième génération, plus longue, large et légère, poursuit son ascension dans une des catégories les plus bouillonnantes et concurrentielles du moment. Elle profite largement, cette année, de la politique de multiplication des modèles que maîtrise particulièrement le doyen des constructeurs. D’une version hybride à une paire de purs bolides, l’arsenal du GLC est maintenant sans égal.

Le moins que l’on puisse dire est que Mercedes-Benz n’y va pas de main morte pour s’imposer dans la catégorie chouchou des utilitaires sport de luxe compacts. Le nouveau GLC y avait fait une entrée discrète à ses débuts, sous les seuls traits du GLC 300.

Soudain, une version hybride rechargeable

La version GLC 350e, qui arrive à l’automne, est une surprise. Elle prend le relais, au rayon écolo, du moteur diesel qui fut très populaire sous le capot du GLK, mais qu’on a dû rayer du catalogue pour les raisons que l’on connaît. Le groupe propulseur hybride rechargeable combine le quatre cylindres à essence de 2,0 litres et un moteur électrique, pour une puissance combinée de 315 chevaux et un couple assez impressionnant de 413 lb-pi de 1 200 à 4 000 tr/min.

La batterie du GLC 350e lui procurerait aussi une autonomie purement électrique de 34 kilomètres. Il est censé atteindre 100 km/h en 5,6 secondes et ses disques de freins ont le même diamètre (360 mm à l’avant et 320 mm à l’arrière) que ceux du GLC 43 AMG. Le plus grand sacrifice est celui du volume de la soute arrière, qui chute de 155 litres lorsque la deuxième banquette est dressée. À cause de la batterie de propulsion sous le plancher.

Le clan Mercedes-Benz aura joué, entre-temps, une première carte pour contrer le Porsche Macan en performance et une deuxième pour offrir, sous les traits des Coupés GLC, une réplique soignée et une alternative au BMW X4, dans ce créneau étroit des utilitaires compacts de luxe chics et urbains.

Côté performance, les AMG GLC 43 se présentent sous les traits plus carrés de la carrosserie « régulière » ou sous les lignes fluides des Coupés. La rançon de la silhouette chic de ces derniers est d’abord un accès plus délicat à des places arrière, dont la garde au toit est moins généreuse. Mais surtout, une soute cargo amputée de 50 litres, lorsque la banquette arrière est en place, pour un total de 500 litres en tout.

Les GLC 43 sont animés par un V6 à double turbo de 3,0 litres et 362 chevaux. Ce moteur est jumelé à une version de l’excellente boîte automatique à neuf rapports qu’on a modifiée pour en tirer des changements de rapports plus rapides. Le tandem a permis au Coupé GLC 43 de boucler sans peine le sprint 0-100 km/h en 5,5 secondes dans nos mesures impromptues. Leur rouage intégral AMG Performance 4MATIC transmet 69% du couple aux roues arrière, pour favoriser un comportement plus agile et une conduite plus sportive.

À cet égard, la direction du Coupé GLC 43 est très vive au centre et en amorce de braquage. Un peu trop, même. Sûrement pour compenser le centre de gravité plus haut et le poids substantiel de presque deux tonnes métriques. La suspension sport AMG à ressorts pneumatiques combat de son mieux le roulis, mais on se sent toujours perché haut derrière le beau volant sport du Coupé GLC 43. Même s’il est plus bas que le GLC 300 de 16 mm et posé sur des voies élargies de 19 et 36 mm, devant et derrière, en plus de pneus à taille basse.

Bolides costauds à l’horizon

Plus au tournant de l’hiver, on devrait voir débarquer le tandem redoutable des GLC 63 S et Coupé GLC 63 S. Ces deux-là deviendront, ipso facto, de super-bolides, grâce au premier V8 qu’un constructeur aura eu l’audace de boulonner sous le capot d’un utilitaire de luxe compact. Coiffé d’une paire de turbocompresseurs, de surcroît. C’est une recette qui a plutôt bien réussi à la berline C 63 S. Les GLC partagent d’ailleurs la même architecture que les Classe C.

Le moteur du GLC 63 S livre 503 chevaux et devrait le propulser de 0 à 100 km/h en 3,8 secondes, selon ses créateurs. Dans les deux cas, les GLC et Coupé GLC devancent nettement le Porsche Macan Turbo et son V6 biturbo de 400 chevaux. Il sera intéressant de voir quelle sera la réplique de Porsche, et celle d’Audi aussi.

Entre-temps, la gamme GLC s’élargit, s’enrichit, et ses ventes sont en progression quasi constante. Mercedes-Benz a bien joué ses cartes et fourbi ses armes.

Feu vert

  • Sièges avant bien taillés et confortables
  • Version hybride rechargeable GLC 350e exclusive
  • Versions de performance GLC 63 S

Feu rouge

  • Soute moins vaste (Coupé GLC)
  • Soute beaucoup moins vaste (GLC 350e)
  • Visibilité arrière limitée (Coupé GLC)
  • Roulement ferme (AMG GLC 43)

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