Lamborghini Aventador 2018: Furieuse et drastique

À travers le panneau transparent, on entrevoit tous les organes mécaniques et les éléments de suspension dans un environnement fardé de fibre de carbone.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

Introduite en 2011 en tant que modèle 2012, l’Aventador succédait à la Lamborghini Murciélago et poursuivait la tradition des supervoitures à moteur V12 du célèbre constructeur de Sant’Agata. Après quelques années de production et une version un peu plus exclusive, la Superveloce, l’Aventador a droit pour 2017 à un peu plus de puissance. L’Aventador S est née!

Cette Aventador se décline en version Roadster, qui permet de rouler cheveux au vent, et surtout, à la vue de tous. Les puristes préfèreront toutefois le coupé. Côté style, l’Aventador S est tout simplement sublime. Lamborghini, c’est l’exotisme, et peu de voitures génèrent autant d’attraits. Son museau angulaire et pointu, son profil bas et, par-dessus tout, sa partie arrière qui s’élargit, demeurent sa véritable signature visuelle. C’est d’ailleurs de l’arrière que la voiture est la plus impressionnante, lorsque l’on se penche et que l’on découvre la largeur incroyable des pneus arrière (355/25ZR21). Leur coût de remplacement sera absolument démentiel.

Un véritable spectacle

Le triple échappement placé au centre ajoute au style, mais c’est surtout en regardant à travers le panneau transparent et en apercevant l’imposant moteur V12 que l’on découvre pourquoi la voiture est aussi exceptionnelle. On entrevoit alors tous les organes mécaniques et les éléments de suspension dans un environnement fardé de fibre de carbone, vendu en option, bien entendu.

S’insérer (ou plutôt se laisser tomber) à bord, est une expérience en soi. L’ouverture des portes vers le haut s’avère un véritable spectacle, alors que la qualité et le choix des matériaux de l’habitacle, assemblé à la main, sont impeccables. L’affiliation de la marque avec Audi est rapidement perceptible au vu de certaines commandes, notamment le bloc où résident les jauges ainsi que l’interface multimédia. Les sièges procurent un bon maintien, mais j’ai eu de la difficulté à trouver une position de conduite procurant un réel confort, en raison d’une assise un peu trop horizontale.

Douze cylindres, une espèce en voie de disparition

D’une cylindrée de 6,5 litres, le V12 à aspiration naturelle développe un impressionnant 740 chevaux pour un couple de 507 lb-pi, le tout à un régime maximal de 8 500 tr/min, ce qui ferait littéralement exploser les moteurs turbocompressés modernes. La puissance est envoyée aux quatre roues via une boîte séquentielle à sept rapports, pas la plus moderne, mais toujours efficace.

Une fois démarré, le moteur laisse entendre un rugissement unique. Dès cet instant, on sait que la balade sera inoubliable. En mode Strada (autoroute), la voiture cache bien son tempérament, s’avérant plutôt docile, alors que la suspension tente tant bien que mal d’inhiber les défauts de la route. La boîte sélectionne elle-même les rapports, tout en maintenant bas le régime-moteur. Le mode Sport dynamise la bête avec des réglages plus aiguisés, sans doute le meilleur compromis.

Une fois le mode Corsa (course) activé, l’instrumentation se transforme et fournit des informations supplémentaires sur les performances et sur l’état du moteur, au moyen d’un affichage coloré et vibrant, similaire à celui d’un jeu vidéo des années 80. Cette fois, on contrôle les rapports et le véhicule révèle son tempérament.

À bas régime, on ne perçoit pas l’impact des 740 chevaux, il faut monter le moteur en régime, à plus de 5 000 tr/min, pour sentir le couple se déployer et nous clouer au siège, tout en évoquant la sonorité d’une formule un. Nous ne sommes plus habitués à ce genre de mécanique alors que les moteurs turbocompressés équipant les voitures sport, de nos jours, sont prompts à libérer leur puissance, mais ils ont tendance à perdre leur souffle à haute vitesse, ce qui n’est pas le cas de ce V12. Il en redemande, peu importe la vitesse et le régime. Selon Lamborghini, l’Aventador S peut franchir le 0-100 km/h en 2,9 secondes et atteindre une vitesse maximale de 350 km/h.

Quatre roues directionnelles

La Aventador S profite de roues directionnelles à l’arrière, une technologie initialement introduite sur la Lamborghini Centenario, une version exclusive à diffusion ultra-limitée de l’Aventador. À basse vitesse, les roues arrière, tournent en sens opposé à celles à l’avant, réduisant ainsi le rayon de braquage. À haute vitesse, les roues arrière tournent dans le même sens que celles à l’avant, ce qui améliore la stabilité en virage.

L’attrait principal de l’Aventador S n’est probablement pas ses performances exaltantes, mais bien le statut qui y est associé. Si vous êtes du genre sociable, elle vous vaudra nombre de discussions avec les curieux!

Feu vert

  • Exotisme et exclusivité assurés
  • Puissance incroyable du V12
  • Qualité de finition et soucis du détail
  • Performances relevées

Feu rouge

  • Peu confortable sur longs trajets
  • Boîte sept rapports pas la plus moderne
  • Voiture trop dégarnie sans options
  • Visibilité difficile au ¾ arrière

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