Buick Enclave 2018: Le luxe pour l’un, le côté pratique pour l’autre

Les changements ne sont pas spectaculaires, mais ces modèles sont bien ciblés en fonction de la clientèle traditionnelle de ces marques, tandis que la mécanique convient bien à la catégorie.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

Lorsque les Buick Enclave, Chevrolet Traverse et GMC Acadia sont apparus en 2007 et en 2008, General Motors éprouvait de sérieuses difficultés financières qui allaient se solder par un dépôt de bilan. Pourtant, bien qu’ils aient été développés dans des circonstances assez difficiles, ces trois VUS se sont révélés être très concurrentiels tant en ce qui a trait à la silhouette et à la mécanique qu'au comportement routier.

Toutefois, faute de moyens et de temps, ils étaient affectés par quelques lacunes, lacunes qui se sont manifestées tout au long de la décennie. Le plus bel exemple est le démarrage par bouton-poussoir, que l’on n’a jamais été capable d’intégrer, car cela aurait exigé une refonte quasi complète de l’électronique à bord. Après une décennie, il était grand temps de moderniser ce trio, et le premier modèle à connaître des changements d’importance a été l’Acadia, qui a bénéficié l’an dernier d’une nouvelle plate-forme et qui fait l’objet d’un texte séparé dans ce Guide de l’auto.

Pour 2018, c’est au tour des deux autres modèles de connaître des changements en profondeur. Et pour mieux cibler les clientèles associées à chacune de ces marques, le Buick Enclave prend un virage encore plus luxueux que sur l’édition précédente, tandis que le Chevrolet Traverse propose un caractère plus pratique et plus familial.

Silhouette épurée, habitacle sexy

Même après une décennie sur le marché, le plus gros VUS de Buick réussissait à se défendre honorablement en raison d’une révision réalisée il y a quelques années. Cette fois encore, les stylistes ont eu le coup de crayon très réussi alors que la silhouette est fort moderne. L’intégration de la nouvelle grille de calandre, adoptée par toutes les Buick, est plus heureuse sur d’autres modèles. Par contre, il s’agit d’une histoire de goût.

C’est surtout dans l’habitacle que l’Enclave nous séduit, avec une planche de bord à la fois élégante et pratique qui semble tirer son inspiration de la berline LaCrosse. Et l'on ne saurait reprocher ce choix à Buick, car ce tableau de bord a été plébiscité comme étant parmi l’un des plus beaux sur le marché. Les sièges sont moelleux tandis que l’attention aux détails rend cet habitacle à trois rangées un endroit où il fait bon vivre. Et la version Avenir propose encore plus de luxe avec un volant garni de bois, un intérieur bicolore châtaigne et ébène ainsi que des appuie-têtes brodés à l’avant. L’Enclave Avenir inclut aussi des roues de 20 pouces, une grille de calandre distincte et des couleurs de carrosserie exclusives.

Au chapitre de la mécanique, un seul moteur figure au programme, un V6 de 3,6 litres produisant 302 chevaux, associé à une boîte automatique à neuf rapports, la même qui est utilisée sur la berline LaCrosse. On y retrouve également le même levier de vitesse à commande électronique, lequel demande un certain temps d’acclimatation. Il est également possible de commander une version à rouage intégral doté d’un différentiel à double embrayage permettant de transférer le couple à la roue gauche ou droite.

Pratique et polyvalent

Si l’Enclave privilégie le luxe et le silence de roulement, son vis-à-vis chez Chevrolet possède une silhouette plus équarrie, un indice du caractère nettement plus pratique et familial de ce véhicule. Comme tous les nouveaux VUS de cette catégorie chez General Motors, le Traverse fait appel à une nouvelle plate-forme qui est non seulement plus rigide, mais qui l’allège de 100 kg. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une capacité de remorquage de 2 268 kg (5000 lb) lorsque équipé en conséquence.

Lors de son dévoilement dans le cadre du Salon de l’auto de Detroit, en janvier 2017, deux moteurs étaient au programme, un quatre cylindres turbo 2,0 litres produisant 255 chevaux et un couple de 295 livres-pied ainsi qu’un V6 3,6 de 305 chevaux. Curieusement, il doit céder 35 lb-pi de couple au 2,0 litres. Dans les deux cas, la boîte automatique à neuf rapports est la seule disponible et celle-ci permet de faire appel à un système arrêt/redémarrage automatique. Le rouage intégral offert sur certaines versions utilise la même mécanique que sur l’Enclave.

La planche de bord se démarque par une présentation s’inspirant de celle des véhicules de la gamme Chevrolet où les espaces de rangement pullulent. Une nouvelle livrée High Country s’ajoute, qui comprend une présentation intérieure plus soigné, une sellerie en cuir avec empiècements de suède ainsi que des dossiers de troisième rangée à commande électrique.

Dans l’ensemble, GM a bien ciblé ses clients potentiels attachés à une marque ou à l’autre. C’est une approche réussie, car les deux véhicules possèdent suffisamment de différences pour les départager aux yeux du public.

Feu vert

  • Silhouettes réussies
  • Mécaniques éprouvées
  • Rouage intégral sophistiqué
  • Troisième rangée correcte
  • Tableau de bord réussi (Buick)

Feu rouge

  • Absence de moteur diesel
  • Dimensions encombrantes
  • Groupes d’options onéreux
  • Du nouveau un 2018
  • Nouveaux modèles

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