RAM ProMaster City 2018: Un peu d’Italie sur les chantiers de construction

Tout dans le ProMaster City respire le camion de travail, notamment les plastiques de l’habitacle qui sont durs, mais qui ne s’égratignent pas facilement.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

L’Italie a souvent donné à la planète les plus belles créations automobiles. Ferrari, Lamborghini, Alfa Romeo, pour ne nommer que celles-ci, ont, depuis leurs débuts, établi de nouveaux barèmes esthétiques. L’Italie nous a aussi donné la Fiat 500L et le Ram ProMaster City… On ne peut pas être génial à tout coup.

Surpris de retrouver un véhicule utilitaire, un Ram, symbole de virilité américaine, sortir de la raffinée Italie? C’est que depuis que Chrysler a été acheté par Fiat en 2014 (pour former FCA – Fiat Chrysler Automobiles), quelques modèles américains sont distribués en Europe et, à l’inverse, des modèles européens débarquent en Amérique. Comme le Fiat Doblo, baptisé ici Ram ProMaster City.

Faute d’espace, le Guide de l’auto ne traite pas des véhicules purement utilitaires comme le Ram ProMaster, le grand frère du City. Toutefois, comme le ProMaster City possède une banquette à l’arrière, il nous fait plaisir de vous le présenter. Vous avez du matériel à déplacer? Le ProMaster City ne donne pas sa place. Imaginez un vide de 2 880 litres – la version sans banquette (Cargo) peut engloutir jusqu’à 3 729 litres. C’est certes moins que le coffre d’une Dodge Grand Caravan, mais de visu on ne dirait pas. Le plancher est bas et parfaitement plat et les côtés sont dénudés, alors il faudra songer à faire faire des boîtes ou des tablettes sur mesure pour transporter votre matériel. En passant, nous ne voyons absolument pas pourquoi quelqu’un achèterait un tel véhicule s’il n’a pas une entreprise. Et encore, il est préférable qu’elle soit en milieu urbain!

Allez, au travail!

Les portes arrière asymétriques ouvrent à 90 ou à 180 degrés sur un coffre avantagé par une ligne de toit très carrée, qui autorise le chargement de boîtes jusqu’au plafond sans perdre de précieux litres. Tout dans le ProMaster City respire le camion de travail. Les plastiques de l’habitacle sont durs, mais ils ne s’égratignent pas facilement. Cette année, la caméra de recul, auparavant optionnelle, est offerte de série, voilà une sage décision étant donné que les manœuvres de recul, avec ce congélateur sur roues, sont toujours périlleuses, malgré des rétroviseurs de bonnes dimensions. Par contre, une fois la nuit venue, sa clarté est déficiente. Les espaces de rangement sont nombreux et pensés pour être utilisés par des ouvriers.

Comme ce véhicule est appelé à être conduit par des gens au physique pas toujours délicat durant de nombreuses heures quotidiennement, les sièges sont fabriqués en conséquence. Ils ne paient peut-être pas de mine et ils sont durs, mais ils s’avèrent étonnamment confortables. La banquette arrière est du même moule et satisfera des employés trop heureux d’avoir un transport gratuit plutôt que d’utiliser leur propre véhicule pour se rendre sur le chantier de construction.

Une catégorie émergente

Avec le Ford Transit Connect, le Mercedes-Benz Metris et le Nissan NV, la fourgonnette est entrée dans une nouvelle ère, celle des véhicules commerciaux… sous-motorisés. Dans le ProMaster City, on retrouve un quatre cylindres de 2,4 litres développant 178 chevaux. Ce n’est pas le pactole, d’autant plus que le véhicule pèse près de 1 700 kilos, allège. Imaginez avec des matériaux de construction ou des outils dans la boîte! En passant, ladite boîte, version passagers, peut transporter jusqu’à 1 760 livres (798 kilos) et remorquer jusqu’à 1 967 livres (892 kilos). Une feuille de 4x8 entre à plat entre les puits de roues, mais les portes arrière doivent demeurer ouvertes.

La boîte automatique à neuf rapports entraîne les roues avant, et même si elle n’est pas parfaite, elle semble mieux programmée ici que dans certains autres produits FCA. Cet ensemble motopropulseur est responsable d’une consommation d’environ 10 l/100 km, sans charge. Cette moyenne, obtenue après une semaine d’essai, se veut assez fidèle à ce qu’annonce Ram (11,2 l/100 km en ville et 8,1 sur la route).

La conduite de cette boîte vide n’inspire évidemment aucune passion. Comme s’il fallait avoir du plaisir entre deux clients! Le centre de gravité élevé et la suspension plutôt flasque entraînent un roulis considérable dès qu’on pousse le moindrement en courbes. De leur côté, les flancs droits sont une véritable invitation aux bourrasques latérales, ce qui demande de fréquentes corrections du volant. Parlant du volant, la direction est légère et plus ou moins précise.

Comme nous le disions plus haut, une nouvelle catégorie de véhicules commerciaux urbains est en train d’émerger et le Ram ProMaster City en est un bel exemple (vous pouvez enlever l’adjectif bel si vous le désirez...).

Feu vert

  • Format pratique en milieu urbain
  • Construction solide
  • Bons phares
  • Sièges étonnamment confortables
  • Rayon de braquage très court

Feu rouge

  • Style discutable
  • Moteur peu motivé (même allège!)
  • Vocation familiale ténue
  • Fiabilité inconnue
  • Aucun rouage intégral proposé

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