Kia Optima 2018: Celle par qui tout a commencé

Sans vouloir manquer de respect envers la Série 3 de BMW, on pourrait décrire l'Optima comme étant la béhème sud-coréenne!

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

Comme Hyundai, Kia a enfin réussi à se débarrasser de son image de véhicule bon marché. Dans sa quête d'identité, Kia a également voulu se distinguer de Hyundai en offrant des modèles plus singuliers. Mais avant de trouver sa voie, Kia a dû surmonter de nombreux obstacles. En plus d'embellir les carrosseries et les habitacles, les ingénieurs ont dû mettre la main à la pâte pour moderniser les groupes motopropulseurs et l'ensemble des technologies. Cela dit, la berline Optima est un des modèles qui ont amorcé le grand virage de Kia, au début des années 2010.

En 2011, le dévoilement de l'Optima avait créé toute une commotion. Le design était inédit pour une voiture sud-coréenne et une motorisation turbo était offerte en prime. On ne le répétera jamais assez, mais la reviviscence de Kia est l'œuvre du designer vedette Peter Schreyer; l'Optima a été le premier modèle conçu entièrement sous sa direction. Cette année, le styliste allemand fêtera sa douzième année chez Kia, une période durant laquelle les ventes mondiales sont passées d'un million à plus de trois millions d'unités annuellement.

Un marché concurrentiel

Avec des parts de marché à la baisse, la catégorie des berlines intermédiaires n'est pas la plus populaire au Québec. Ce sont plutôt les voitures compactes qui ont la cote. Les automobiles de taille intermédiaire comme l'Optima sont nettement plus appréciées aux États-Unis, où elles dominent les ventes de voitures.

Pour être aussi innovante que ses semblables, l'Optima s'est mise au diapason en ajoutant une motorisation hybride rechargeable (PHEV) à son catalogue. L'addition de cette mécanique écoénergétique porte à quatre le nombre de moteurs disponibles au Canada si l'on exclut le quatre cylindres turbo de 1,6 litre qui a été supprimé du marché canadien en 2017.

Les versions d'entrée de gamme de l'Optima sont animées par l'increvable quatre cylindres de 2,4 litres et 185 chevaux. Il s'agit d'un moteur sans histoire et peu sophistiqué malgré l'injection directe d'essence. Somme toute, le quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé s'avère plus intéressant, quoiqu'il soit plus dispendieux à l'achat, à l'entretien et à la pompe. Développant 245 chevaux, il sied mieux à la personnalité sportive de l'Optima en étant capable de passer de 0 à 100 km/h en moins de sept secondes. Les deux moteurs sont arrimés de série à une boîte automatique à six rapports. Pour les nostalgiques de la pédale d'embrayage, sachez que la boîte manuelle n’est plus offerte depuis 2014.

Du côté des hybrides, on retrouve désormais deux procédés. Le premier est une motorisation hybride incluant un quatre cylindres de 2,0 litres (154 ch), un moteur électrique (38 kW) et une batterie au lithium-ion polymère d'une capacité de 1,76 kWh. En conduisant doucement, il est concevable de maintenir une consommation moyenne en deçà de 6 L/100 km.

Pour réduire davantage sa dépendance au pétrole, il est possible d'opter pour une motorisation hybride rechargeable (PHEV), dont la puissance du moteur électrique (50 kW) et de la batterie lithium-ion polymère de 9,8 kWh permet de rouler en mode tout électrique sur une distance d'environ 47 kilomètres selon Kia. Une fois la batterie complètement déchargée en mode tout électrique, le système hybride conventionnel prend la relève. Par rapport à ses concurrentes, qui sont équipées d'une détestable boîte CVT, les Optima hybrides jouissent d'une boîte automatique à six rapports.

Laquelle choisir?

Si vous hésitez entre l'Optima Hybride et l'Optima PHEV à cause de la différence de prix, dans vos calculs, n'oubliez pas de compter le rabais gouvernemental de 4 000 $ qui s'applique à l'acquisition d'un véhicule hybride rechargeable. Outre les tarifs élevés, quelques personnes pourraient désenchanter face à une Optima PHEV ou Hybride à cause de la petitesse du coffre à bagages (juste assez grand pour accueillir quelques sacs d'épicerie) comparativement à la caverne qu'abrite une Optima à motorisation conventionnelle.

Peu importe la version, l'Optima offre une conduite prévisible avec un soupçon de sportivité. En la comparant à ses rivales jugées pour la plupart moins agiles en virage, la fermeté des éléments suspenseurs se traduit par des bruits de roulement plus prononcés. Au volant, l'instrumentation est facile à consulter et l'on apprécie l'axe du tableau de bord orienté vers le conducteur. Le champ de vision est correct, mais la faible visibilité vers l'arrière fera maugréer à l'occasion. Heureusement, la caméra de recul et les détecteurs d'angles morts veillent au grain.

Feu vert

  • Design réussi
  • Ergonomie exemplaire
  • Bon choix de moteurs
  • Performance du turbo
  • Garantie bienveillante

Feu rouge

  • Visibilité vers l'arrière
  • Bruit de roulement
  • Petitesse du coffre (Hybride et PHEV)
  • Banquette arrière non rabattable (Hybride et PHEV)

Partager sur Facebook

Plus sur le sujet

EssaisKia Optima 2018 : la beauté et l’intelligence
Les temps sont durs pour les berlines intermédiaires. Elles ont longtemps constitué le pain et le beurre pour tous les constructeurs de marques populaires faisant des affaires en Amérique du Nord. Avec le passage actuel vers les VUS, les voitures perdent du terrain, même si elles n’ont jamais été aussi …
Commentaires