Infiniti Q50 2018 : un très subtil restylage

Points forts
  • Moteur performant
  • Systèmes de sécurité avancée
  • Systèmes de conduite semi-autonome
  • Dotation d'équipement de série
Points faibles
  • Direction peu communicative
  • Dynamique en retrait par rapport aux rivales
  • Changements très mineurs - carrosserie
  • Changements très mineurs - habitacle
Évaluation complète

L’Infiniti Q50 2018, dévoilée en première mondiale au Salon de l’auto de Genève en mars dernier et qui arrivera en concessions au pays à la fin du mois d’août, a fait l’objet d’un restylage... subtil au point de passer totalement inaperçu. La berline sport de la marque emprunte également le volant et le levier de vitesses du coupé Q60 et se décline en cinq variantes typées : 2.0t Luxe, Hybride, 3.0t Luxe, 3.0t Sport et Red Sport 400, Infiniti ayant peaufiné sa stratégie de mise en marché afin de marquer une différence entre les versions de la gamme Q50.

Réglons tout de suite le cas des modifications apportées à la plastique. À l’avant, les versions Sport reçoivent un bouclier plus agressif que les versions Luxe et, dans les deux cas, les modifications se limitent à la section inférieure au pare-chocs. C’est le même scénario à l’arrière où les Luxe sont équipés d’un très subtil diffuseur de couleur assortie à la carrosserie, alors que les Sport reçoivent un diffuseur noir avec des embouts d’échappement plus typés.

Par ailleurs, toutes les déclinaisons sont maintenant dotés de phares et de feux arrière de type DEL ainsi que de nouvelles jantes. Les changements mineurs se poursuivent dans l’habitacle où les cadrans revêtent de nouvelles couleurs et où la version de base reçoit des appliques en bois remplaçant celles en aluminium. Le nouveau volant, prélevé sur le coupé Q60, adopte des paliers de changements de rapport fixés directement au volant, plutôt que sur la colonne de direction, dans le cas des versions Sport. Bref, on fait dans la dentelle ici, pas de transformations majeures.

Photo: Infiniti

Même chose pour ce qui est des motorisations, qui sont inchangées. Pour les fins de cet essai, une seule version était au programme, soit la Q50 Red Sport 400 avec son V6 biturbo de 400 chevaux en configuration « américaine », c’est-à-dire de type propulsion, alors que toutes les Q50 destinées au marché canadien seront dotées de série du rouage intégral. Comme la dynamique des versions à propulsion est très différente de celles des voitures à transmission intégrale, ça ne vaut pas la peine de discourir des qualités dynamiques d’une voiture qui ne sera pas disponible chez nous.

En quelques mots, la Q50 Red Sport 400 à propulsion essayée dans la région de Nashville s’est avérée plus agréable à conduire avec les suspensions calibrées en mode Standard et la direction et le moteur calibrés en mode Sport+, la Q50 permettant ce genre de personnalisation du comportement routier. Il faut toutefois parcourir plusieurs menus et sous-menus pour pouvoir accéder à ces réglages, ce qui est difficile à faire en conduisant.

Cependant, on peut très certainement qualifier les modifications apportées à la direction adaptative, de type steer-by-wire, dépourvue d’un lien mécanique entre le volant et les roues avant. Malgré une reconfiguration du logiciel qui gère la direction, celle-ci demeure artificielle et ne procure pas un très bon feedback.

En fait, le seul avantage est que la conduite est un peu moins fatigante sur revêtement dégradé en ligne droite puisque le volant ne bouge pas même si les roues avant suivent les ondulations de la chaussée. Les systèmes électroniques d’aide à la conduite sont encore là et il est possible de lâcher le volant et de laisser la voiture suivre les lignes tracées sur l’autoroute, la Q50 étant même capable de suivre par elle-même les courbes à long rayon que l’on y retrouve parfois.

L’Infiniti Q50 2018 peut donc compter sur des motorisations plus puissantes que celles des rivales directes ainsi que sur des systèmes avancés de sécurité passive et d’aide à la conduite, ce qui était déjà le cas des éditions précédentes, mais la dynamique demeure toujours en retrait. Le choix d’une voiture de millésime 2018 n’apporte pas grand-chose de neuf au dialogue. Un petit restylage et hop, le tour est joué! On s’attendait à plus…

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