Mercedes-Benz Classe B 2017: Le mouton noir

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Si l'on ne tient pas compte des ventes de VUS de Mercedes-Benz, quelle est, d'après vous, la voiture la plus vendue par la marque allemande au pays? La Classe C, vous dites? Vous avez raison. Ensuite, laquelle se classe au deuxième rang? La CLA? Vous gagnez encore un point. Et la troisième? Hum! Vous hésitez entre la Classe B, la Classe E et la Classe S?

Eh bien! Contre toute attente, c'est la Classe B qui l'emporte. Oui, vous avez bien lu. Bon an mal an, le mouton noir de Mercedes-Benz occupe le trio de tête des ventes de voitures au pays. Depuis son lancement en 2005, en Europe, ce modèle s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires à l'échelle de la planète. À titre de comparaison, la Mercedes-Benz Classe C (et son ancêtre, la 190) est la plus populaire mondialement avec une production dépassant huit millions d'unités depuis 1982. Quant à la Classe E, qui a été introduite en 1953 sous le vocable W120, elle s'est écoulée à plus de 13 millions d'unités au cours des sept dernières décennies.

Développée expressément pour le marché nord-américain, qui trouvait la Classe A européenne trop petite, la Classe B avait été décriée par la critique nord-américaine comme étant indigne de porter le logo de Mercedes-Benz parce qu'elle disposait, notamment, d'un rouage à traction (que la Classe A avait inauguré en 1997) – un crime de lèse-majesté qui dénaturait la philosophie « propulsion » de la firme de Stuttgart. De même, on lui reprochait son manque de luxe et sa finition bâclée en comparaison avec les autres modèles de la marque. Elle est donc restée au Canada sans traverser la frontière américaine.

Une espèce ambigüe

Or, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et la deuxième génération de la Classe B a progressé sur tous les fronts. Mais un fait demeure, on ne s'entend toujours pas sur sa définition: s'agit-il d'une familiale, d'une voiture cinq portes à hayon, ou d'un multisegment compact? Pour éviter tout quiproquo, reprenons l'étiquette européenne, qui la présente comme étant un véhicule monospace.

La Classe B n'a pas de rivale naturelle puisque BMW ne commercialise pas la Série 2 Gran Tourer chez nous. À la limite, on peut l'opposer à la Volvo V60. Quant aux modèles Audi Q3 et BMW X1, ils rivalisent plutôt avec le Mercedes-Benz GLA. Dans une échelle de prix inférieure, les Kia Rondo et Ford C-MAX offrent des carrosseries similaires, mais chaque modèle possède ses propres caractéristiques : la Rondo offre une troisième banquette, la C-MAX se démarque par sa motorisation hybride tandis que la Classe B propose le rouage intégral en option.

Vendue un peu plus de 30 000 $ en version à traction (il faut ajouter environ 2 000 $ pour l’intégrale), la Classe B s'avère une aubaine quand on considère le prestige de la marque et l'équipement de série, dont les sièges chauffants en simili-cuir ARTICO et la sophistication des systèmes d'aide à la conduite. Par contre, les sièges électriques, la caméra de recul et le toit ouvrant sont optionnels.

Pour se convaincre de la valeur du produit face aux Rondo et C-MAX, il faut comparer l'épaisseur des tôles et la robustesse des charnières de porte pour comprendre la qualité de fabrication. De même, la Classe B prend l'ascendant sur ses rivales sur le plan de la mécanique avec son quatre cylindres turbo de 208 chevaux ainsi que sa boîte automatique à sept rapports avec double embrayage.

Moteur électrique...

Même si nous sommes à l'ère des véhicules à moteur électrique, Mercedes-Benz réserve la « Classe B Electric Drive » seulement à certains États américains. Procurant une autonomie estimée à 140 km, il est dommage que ce groupe propulseur ne soit pas disponible chez nous. Toutefois, il est presque assuré que la prochaine génération, qui sera dévoilée pour 2018, disposera d'une motorisation hybride rechargeable. De même, l'empattement de la future Classe B sera étiré afin d'accueillir une troisième rangée de sièges, et l'équipement multimédia évoluera pour en faire une voiture totalement connectée.

Grâce à la hauteur et à la largeur des portières, il est aisé d'accéder à l'habitacle et au coffre à bagages. La position de conduite surélevée procure une bonne vision. La tenue de route, typiquement allemande, est saine et gagne en sportivité avec l'option des pneus de 18 po et la suspension surbaissée, la direction et le freinage sont également plus performants avec l'ensemble sport. On peut juste maugréer contre la déficience de l'insonorisation, qui filtre mal les imperfections de la chaussée, et le manque de fluidité du système arrêt/démarrage du moteur, dont le fonctionnement en ville est plutôt agaçant.

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