Volvo XC90 2017: Le virage est amorcé

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Nous restons bouche bée devant tant de changements, alors que le constructeur Volvo présente maintenant de très belles choses. Pourtant, plusieurs avaient annoncé sa mort il y a peu de temps. Mais, depuis plus de deux ans, le vent a tourné. Les ingénieurs de la compagnie suédoise avaient les coudées franches lors de la conception d’une nouvelle plateforme, d’un nouveau moteur modulaire et de technologies encore plus avancées.

Le résultat est étonnant. La gamme des modèles Volvo est maintenant renouvelée grâce au nouveau XC90, qui est en voie de nous faire oublier la première génération de cet utilitaire, d’une fiabilité désastreuse. Et pourtant, les acheteurs se ruaient aux portes des concessionnaires pour s’en procurer un. Signe que la marque est encore aujourd’hui empreinte d’une bonne réputation.

Le XC90 repensé s’inscrit dans ce grand virage de Volvo qui a compris que l’industrie automobile connaîtra une autre grande révolution. À preuve, il a gagné le titre du North American Truck of the Year à Détroit, en janvier dernier. La direction de Volvo a reçu le prix, lors de la tenue du salon, avec un brin d’émotion et beaucoup de fierté.

Toujours unique

Il a du style, ce XC90. Il ne ressemble à rien de ce qui se fait actuellement sur le marché. Au premier coup d’œil, la grille arbore toujours ce fameux logo qui identifie les produits de la marque, depuis ses tout débuts. Toutefois, les stylistes ont résisté à la tentation de tomber dans l’excès. Les phares sont discrets et parfaitement intégrés aux lignes générales.

La partie inférieure du bouclier est, elle aussi, sobre et bien intégrée au design. Habillé de noir, le XC90 laisse entrevoir le travail des stylistes quant à sa silhouette. Il est carré, soit, mais bien proportionné. À l’arrière, il fallait bien reprendre ses feux montés, verticalement, de chaque côté du hayon. Une autre tradition Volvo.

À l’intérieur, la sobriété et la simplicité sont toujours de mise. Mais quelle finition! Les matériaux, jumelés au bois de façon remarquable, sont agréables au toucher. La console centrale ne prend pas toute la place. On se retrouve aux antipodes de certains fabricants qui tendent vers la démesure. Ici, l’essentiel y est, mais le tout demeure épuré. J’ai tout de même une réserve face à l’immense écran tactile situé au centre. Je le trouve difficile à manipuler et, surtout, dangereusement distrayant. Le grand confort des sièges respecte la tradition de la marque. J’ai toujours dit que Volvo offrait les meilleurs sièges de l’industrie.

Motorisation = révolution

Voilà l’autre partie de cette grande métamorphose chez Volvo. Les ingénieurs de la compagnie ont concocté un quatre cylindres modulable, nommé Drive-E. Il peut être associé soit à un turbocompresseur, soit à un turbo et un compresseur volumétrique simultanément. Dans le cas du modèle d’entrée, le XC90 T5, c’est le quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres, produisant 250 chevaux, qui se loge sous le capot. Accompagnée de la boîte automatique à huit rapports, cette motorisation répond aux attentes. La douceur et la consommation d’essence plus que raisonnable sont les principaux avantages de ce moteur.

Si votre budget vous le permet, optez pour une technologie plus avancée avec le T6 et ses déclinaisons. C’est ici que l’on unit les forces du turbocompresseur et du compresseur volumétrique, permettant une puissance de 316 chevaux.

Si votre petit côté écologique prend le dessus, et surtout, si votre portefeuille est plus volumineux que le mien, le T8 PHEV est pour vous. Il s’équipe du même moteur à essence que le T6, assisté, toutefois, d’un moteur électrique qui, à lui seul, propose 87 chevaux. Au final, la puissance délivrée grimpe à 400 chevaux combinés.

Le XC90 peut aussi être équipé des systèmes de sécurité actifs tels que l’assistance au stationnement, le régulateur de vitesse adaptatif et la prévention de sortie de voie.

De plus, la déclinaison Excellence de la version T8 pourrait faire sauter la banque si l'on y inclut tout l’équipement proposé. On bénéficie, entre autres, d’un levier de vitesses orné de cristal, d’une clé intelligente enrobée de cuir, du cuir nappa pour les sièges et certaines composantes de l’habillage intérieur, sans oublier des porte-gobelets chauffants et refroidissants. La liste est démesurée, tout comme son prix, qui avoisine les 120 000 $.

Somme toute, il faut avouer que le constructeur suédois, dirigé par des intérêts chinois, a réussi à se réinventer alors que le milieu prédisait sa fin. Le XC90 est l’un des beaux fleurons de cette nouvelle lignée.

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