Chevrolet Equinox 2017: Le temps est venu…

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Bon an mal an, environ 30 000 Equinox et Terrain trouvent preneur au Canada. Ce n’est pas le pactole (la palme appartient au Ford Escape avec près de 50 000 unités annuellement), mais ce n’est pas non plus la misère, dignement représentée par le Mitsubishi Outlander (6 108). Bref, GM a tout intérêt à garder son duo dans les bonnes grâces des consommateurs.

L’an dernier, le Chevrolet Equinox et le GMC Terrain ont connu quelques changements esthétiques mineurs, question de les aider à demeurer dans le coup jusqu’au vrai remaniement, qui devrait arriver d’ici l’an prochain. Après tout, la génération actuelle a sept ans, ce qui, en années humaines, représente 200 ans.

Tout d’abord, il convient de préciser qu’outre quelques détails esthétiques, l’Equinox et le Terrain sont rigoureusement identiques, ce qui n’empêche pas le premier de se vendre environ deux fois plus que le second.

En retard et en avance

Si l’ergonomie du tableau de bord ne pose pas de problème majeur et si les espaces de rangement sont nombreux, on ne peut passer sous silence la finition assez aléatoire. En 2017, des plastiques durs qui retroussent ou qui sont lâches n’ont plus leur place… Et les différents Terrain essayés au cours des dernières années, surtout le luxueux Denali, m’ont semblé un micron mieux finis. De plus, les sièges avant font preuve de confort tandis que la banquette arrière est moins agréable à vivre.

General Motors a souvent traîné de la patte sur le plan technique, mais pour ce qui est de la connectivité, elle a su suivre la parade quand elle ne la dépasse pas, tout simplement. Le système MyLink dispose de l’intégration Apple CarPlay et Android Auto. De son côté, la borne WiFi 4G LTE permet de connecter nos appareils portatifs quand bon nous semble! Pour le GMC Terrain, le système s’appelle IntelliLink, mais c’est du pareil au même.

Une histoire de chevaux

Sous le capot, on retrouve deux moteurs. Mais pas en même temps. Le moteur de base est un quatre cylindres 2,4 litres, dont les 182 chevaux semblent bien démunis devant les 1 700 et quelques kilos à déplacer. Heureusement, l’isolation est réussie et on ne les entend pas trop se lamenter. En conduite normale, on peut s’en tirer assez facilement sous les 11,5 l/100 km, ce qui n’est pas mal du tout.

L’autre moteur est un V6 de 3,6 litres dont les 301 équidés n’attendent qu’un coup d’accélérateur pour partir au galop. Sauf que des chevaux au galop, ça a soif rapidement et beaucoup… Ce moteur, le seul V6 dans la catégorie des VUS compacts avec le Mitsubishi Outlander, est mieux adapté à notre duo que le quatre cylindres. Il permet de remorquer jusqu’à 3 500 livres (1 588 kilos) contre 1 500 (680) pour le quatre cylindres.

Ces deux moteurs sont liés à une boîte automatique à six rapports. Ses relations avec le quatre cylindres semblent moins bonnes qu’avec le V6 alors que le passage des rapports est plus doux. Tous les Equinox et Terrain naissent avec la traction (roues avant motrices) et le rouage intégral est optionnel, peu importe le moteur et peu importe la version, ce qui est tout à l’honneur de GM puisque chez les autres constructeurs, il faut habituellement commander le ‘’gros moteur’’ et/ou la version la plus dispendieuse pour avoir droit aux quatre roues motrices. Étant donné notre climat quelquefois belliqueux, ce rouage nous semble impératif. Les 2 200 $ additionnels en valent le coût.

Personne ne sera surpris si nous avançons que ce duo ne propose pas une conduite très dynamique. Oh qu’on est loin de l’agilité d’un Mazda CX-5. La suspension ne peut contrer un important roulis, tributaire du poids très élevé à soutenir. La direction n’est ni très vive, ni très communicative et la pédale de frein est trop molle, quoique les distances d’arrêt sont dans la bonne moyenne. Par contre, la version Denali est un zeste plus incisive (le mot est peut-être un peu fort…) dans chacun de ces domaines.

Le duo Equinox / Terrain en est à ses derniers kilomètres sous cette forme. Le prochain Equinox (on ne sait pas encore pour le Terrain) serait construit sur la plate-forme de la Cruze, bien que passablement modifiée, pour accueillir un rouage intégral.

Les rumeurs parlent de moteurs turbocompressés, rien de surprenant ici, et même d’une motorisation hybride. Sans doute que le véhicule perdra une bonne partie de sa capacité de remorquage. Les mêmes rumeurs évaluent que la première sortie de ce nouvel Equinox aurait lieu au début de 2017 en tant que modèle 2018. Au Salon de Détroit peut-être?

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