Lexus GS 2017: La BMW Série 5 selon Lexus

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Dans la gamme Lexus, la GS se trouve coincée entre la berline IS et la grande LS. Saut inévitable au passage ou simplement question de faire le pont, c’est selon. Chose certaine, la GS offre une série complète selon votre type de conduite. Tranquille, écologique ou sportif, vous y trouverez votre compte. Mais à quel prix! Nous y reviendrons.

Introduite au sein de la gamme en 1993, la GS se veut une berline intermédiaire de luxe, sinon de grand format. Et pour se faire une place de choix au sein de cette catégorie, elle se décline sous plusieurs versions. Le marché des berlines stagne depuis des années, particulièrement dans le segment du luxe. La GS veut concurrencer les Mercedes-Benz Classe E, Audi A6 et BMW Série 5. Comme ces dernières, sauf, peut-être, pour la Classe E, elle est coincée entre les modèles vendus en volume plus important et les grandes berlines exécutives.

Constance

Pas de surprise pour cette GS. Elle aussi anonyme que sa petite sœur, la ES, enfin presque! La grille si particulière de Lexus lui confère une certaine personnalité, mais sa silhouette n’a rien de bien exubérant. Elle n’est pas laide, mais quelques plis sur ses flancs pourraient la rendre encore plus séduisante. Même que le pilier C de grande dimension et sa lunette très inclinée lui font perdre quelques points au chapitre de la visibilité. Malgré cela, elle est plus intéressante que la berline ES.

L’habitacle ne révèle rien de bien différent des autres modèles de la marque. L’écran multimédia s’installe dans la surface supérieure du tableau de bord. Les accessoires, comme la climatisation, sont simples et à portée de main. La nacelle des instruments est presque la même que celle de l’IS. Même constat pour la console centrale abritant la manette qui contrôle le système de navigation, les paramètres de la voiture et la chaîne audio. À ce sujet, les techniciens de Lexus ont rendu cette manette un peu moins sensible qu’avant. Et c’est tant mieux!

Sur le plan de l’espace, les occupants retrouveront tout le confort des grandes berlines de luxe. Les cuirs et les appliqués sont de belle qualité et l’exécution, sans reproche. Comme la GS demeure inchangée pour 2017, l’ensemble Lexus Safety System+ est toujours offert en option. Il regroupe toutes les aides à la conduite, comme la détection de changement de voie et l’avertissement précollision, entre autres.

Le choix est vaste

Côté motorisation, la GS a de quoi satisfaire tout le monde et son voisin. La version régulière, GS 350, dispose du V6 de 3,5 litres, le même utilisé dans plusieurs modèles Toyota et Lexus. Souple et économique, ce moteur, complété par une boîte automatique à six rapports est d’une grande douceur avec ses 311 chevaux, comme pour la Camry V6 ou l’Avalon, mais avec le badge Lexus en prime. À cet ensemble, il faut mentionner le rouage intégral de série.

C’est la même chose pour la version F Sport. Cette déclinaison reprend la même mécanique, mais sous une robe plus agressive avec l’ajout d’éléments aérodynamiques. Elle comprend aussi des roues de 19 pouces stylisées et une suspension plus dynamique..

À l’autre bout du spectre, la GS 450h propose la solution écologique. Son V6 de 3,5 litres développe 286 chevaux. L’apport d’un moteur électrique offre 202 chevaux, le combiné des deux produit 338 chevaux. Dans ce cas, une boîte automatique de type continuellement variable (CVT) est de mise.

Et finalement, pour les amateurs de berlines ultrapuissantes, la version GS F trône au haut du podium. Dotée d’un V8 de 5,0 litres, la puissante de cette berline grimpe à 467 chevaux. Avec un couple de 389 livres-pied à 4 800 tr/min, elle peut atteindre les 100 km/h en moins de 4,5 secondes. Pas mal pour une masse de plus de 1 800 kilos. De plus, elle troque la boîte traditionnelle à six rapports pour s’équiper d’une huit rapports. Et comme toute bonne sportive qui se respecte, elle profite de la propulsion (roues arrière motrices). Pas de rouage intégral ici.

En résumé, la Lexus GS détient certaines qualités pour affronter ses plus féroces concurrentes. Elle dispose d’un gabarit relativement imposant, du confort voulu par sa clientèle et d’une fiabilité exemplaire. Mais tout cela à quel prix? La version d’entrée affiche une facture de 57 000 $ environ. Jusque-là, rien à redire.

Toutefois, la sportive GS F est proposée à un prix qui frise l’indécence. Plus de 95 000 $ pour une voiture qui doit démontrer, hors de tout doute, qu’elle a l’étoffe des expérimentées allemandes… C’est peut-être légèrement exagéré à mon avis. Comme pour toutes les Lexus, il manque encore ce je-ne-sais-quoi pour la positionner à ce niveau.

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