Infiniti Q50 2017: Plus de choix pour plus de ventes

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Dans le segment ultracompétitif des berlines de luxe compactes, dominé depuis des lunes par les constructeurs allemands Audi, BMW et Mercedes-Benz, Infiniti, la division de luxe de Nissan, se devait d’apporter des changements à sa Q50.

Dans les faits, les produits Infiniti se positionnent davantage face à ceux des marques comme Lexus, Cadillac et Acura.

Un des éléments qui font le succès d’un modèle dans ce créneau, c’est la variété. On doit ratisser large en proposant diverses versions et surtout, être en mesure de satisfaire tous les goûts, y compris les amateurs de voitures sport plus relevées. C’était le talon d’Achille de la Q50, anciennement connue sous le nom G37, puisqu’elle n’était offerte à l’époque qu’avec une seule mécanique. Son V6 de 3,7 litres la plaçait en milieu de gamme, ne laissant aucun choix plus abordable ou plus bestial. Seule l’hybride, toujours au catalogue, faisait partie des autres choix.

Un nouveau moteur quatre cylindres

Infiniti s’est donc attardé à corriger ce problème en ajoutant trois nouvelles versions, dont une de base qui hérite d’un nouveau moteur quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres. Ce dernier développe 208 chevaux pour un couple impressionnant de 258 lb-pi, une puissance tout à fait en ligne avec ce que propose la concurrence. L’origine de cette mécanique n’est pas nipponne, mais bien germanique. En effet, Infiniti a conclu une entente avec le groupe Daimler et ce moteur nous arrive directement de chez Mercedes-Benz où on le retrouve notamment sous le capot de la CLA.

Pendant qu’Infiniti sous-traitait la production de sa mécanique de base, elle s’est concentrée sur le développement d’un moteur afin de succéder à son V6 de 3,7 litres. Bienvenue au 3,0 litres biturbo, qui équipe les deux autres versions de la Q50. À bord de la 3.0t, il développe 300 chevaux et un couple de 295 lb-pi, une puissance tout de même moindre que l’ancienne mécanique qui produisait 328 chevaux.

Ce moteur s’inscrit dans la nouvelle tendance des cylindrées réduites, mais turbocompressées, ce qui permet de réduire la consommation tout en maintenant les performances. Toutes les Q50 vendues au Canada seront à rouage intégral. Le couple est envoyé aux quatre roues, mais favorise tout de même le train arrière au nom de la dynamique de conduite. Côté boîte de vitesses, une seule est proposée, une automatique à sept rapports, une de nos principales déceptions. Elle est efficace, mais pas autant que certaines boîtes à double embrayage.

Q50 Red Sport 400, pas bestiale, mais surprenante

Même si Infiniti n’a toujours pas de division de haute performance, la Q50 Red Sport 400 s’amène afin de rivaliser avec les autres modèles survitaminés du segment. Sans être aussi bestiale qu’une BMW M3 ou une Mercedes-AMG C 63, cette Red Sport entre dans le club sélect puisqu’elle livre 400 chevaux, d’où son nom, et un couple 350 lb-pi.

Le surcroît de puissance est apporté par plusieurs avancées technologiques, notamment l’ajout d’un refroidisseur intermédiaire à l’air et à l’eau comprenant deux pompes qui assurent un débit optimal d’air frais à plein régime. Ce moteur est non seulement très performant, mais il se révèle une belle pièce d’ingénierie. Si la fiabilité est au rendez-vous, Infiniti aura accompli un beau tour de force.

Côté style, les designers ont retouché la Q50 l’an passé en y posant notamment la nouvelle grille Infiniti. Elle est élégante, mais tout de même assez sobre. On aurait d’ailleurs apprécié un peu plus d’éclat pour la Red Sport 400 dont les mots d’ordre semblent avoir été sportivité et sobriété. Très peu d’éléments visuels la distinguent. Pourtant, lorsque l’on se paie un modèle à vocation sport, on aime bien l’afficher!

Sur la route, la Q50 Red Sport 400 surprend par sa souplesse. Elle s’avère à la fois confortable et agréable durant les longs trajets et révèle un caractère sportif si vous la poussez. Une commande permet d’ailleurs de contrôler ses humeurs en vous offrant un choix de six modes de conduite dont le mode Sport+, le plus dynamique, et le mode Eco, le plus économique.

La Q50 hybride revient cette année. Totalement à l’opposé de la Red Sport 400, elle se veut la voiture de la bonne conscience. Elle n’est quand même pas une limace avec ses 360 chevaux (moteur à essence et électrique combinés). Infiniti parle d’une consommation de moins de 9,0 l/100 km en ville. Cette version hybride demande beaucoup moins d’essence que la Red Sport, mais son dynamisme est aussi bien moindre!

Rien à dire du côté de l’habitacle, Infiniti nous a habitués à de la qualité et à une belle attention aux détails et les amateurs de techno découvriront avec plaisir une interface multimédia simplifiée qui comprend non pas un mais deux écrans tactiles.

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