Mercedes-Benz Metris 2017: Un héritage à préserver

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Le Metris est une fourgonnette intermédiaire, à vocation essentiellement commerciale, qui est arrivée sur notre marché sans tambour ni trompette à la fin de 2015. Face à la prolifération de modèles similaires initialement proposés par Ford, suivis par Ram, Nissan et Chevrolet, il était impératif que le constructeur allemand soit de la partie après avoir lancé le Sprinter, la première fourgonnette utilitaire européenne pleine grandeur sur notre continent. Histoire de préserver un héritage pour avoir pavé la voie à ce type de véhicule.

L’appellation Metris est unique à l’Amérique du Nord. En fait, ce modèle est une version de la Vito européenne adaptée pour notre marché. Il semble qu’on ait voulu s’éloigner de la connotation italienne du nom original et insister surtout sur la vocation « métropolitaine » de ce nouveau venu.

Cargo ou passagers ?

Comme son grand frère, le Sprinter, le Metris est offert en version Combi (mini bus) et Fourgon (cargo). Dans la version pour passagers, il faut se rappeler qu’il s’agit d’un véhicule fait pour le commerce et que la cabine n’est pas aussi luxueuse que dans une fourgonnette exclusivement destinée à des passagers. Le Metris est essentiellement conçu pour être utilisé par des auberges, des pourvoiries et autres institutions du genre. Quant à la version cargo, la soute à bagages se limite à des parois dénudées permettant des aménagements plus spécialisés.

Toujours en raison de ces applications anticipées, le plastique utilisé est d’une grande dureté et, on peut présager, d’une grande durabilité. On en fait un usage pratiquement abusif sur la planche de bord, dont le design laisse songeur. Sans doute pour des raisons de praticabilité, un module central, sans trop de qualité esthétique, accueille l’écran d’affichage, les commandes audio et de climatisation, en plus d’être encadré par deux buses de ventilation verticales. Deux cadrans indicateurs, de consultation facile, sont logés dans une nacelle ovoïde et séparés par un centre d’information fort pratique. Le volant, qui semble emprunté à la Classe B, est réglable en hauteur, mais pas en profondeur, ce qui est curieux puisqu’il s’agit d’un véhicule susceptible d’être conduit par plusieurs personnes.

Surprenant

Les fourgonnettes commerciales ne sont pas nécessairement reconnues pour leur agrément de conduite et leur agilité en conduite urbaine. Pourtant, le Metris est de nature à nous surprendre. En tout premier lieu, on aurait raison d’être inquiet du rendement du quatre cylindres 2,0 litres à essence, associé à une boîte automatique à sept rapports. Sa puissance est de 208 chevaux et son couple, de 258 lb/pi. Si la puissance maximale est atteinte à plus de 5000 tours/minute, le couple atteint son apogée à 1250 tours-minute. Ce qui explique une capacité de chargement de 1135 kilos (2 500 livres) et une capacité de remorquage de 4960 livres ou 2250 kilos si on choisit le groupe remorquage. Il faut souligner, en passant, que le catalogue des options est très exhaustif et permet d’agencer votre Metris selon vos besoins et vos goûts. Détail à ne pas négliger, il est possible de choisir des portes arrière à battants ou un hayon.

Malgré nos inquiétudes, ce groupe propulseur se révèle être à la hauteur de la situation, sous pratiquement toutes les conditions, et la boîte automatique à sept rapports est bien adaptée. Il permet des accélérations en moins de 9 secondes pour boucler le 0-100 km/h, ce qui est acceptable. Par contre, une fois chargé, on perd quelques secondes, mais c’est quand même correct.

En général, les fourgonnettes sont plus difficiles à conduire lorsque soumises à des vents latéraux. Dans le cas qui nous concerne, le système « Crosswind Assist » du Metris permet de contrer l’instabilité causée par ces vents. Toujours sur la grande route, la stabilité directionnelle est excellente et ce Mercedes en habit de travail garde le cap de telle façon que le système de maintien de voie ne manifeste presque jamais sa présence. Toutefois, le freinage n’est pas facile à moduler et cela prend un certain temps à s’habituer.

Ses dimensions, inférieures à celles du Sprinter, rendent la circulation urbaine presque agréable pour une fourgonnette. Le moteur ne semble jamais être pris au dépourvu et il est facile de se faufiler dans la circulation. De plus, le système de stationnement assisté PARKTRONIC sera grandement apprécié par les personnes qui doivent se garer fréquemment en ville. Et cette fourgonnette se bonifie au fil et à mesure de l’ajout de nombreuses options disponibles. L’agrément de conduite progresse de façon proportionnelle, tout comme le prix d’achat. Malgré tout, il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’une fourgonnette commerciale avec les limitations que cela impose.

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