Land Rover Range Rover Sport 2017: Une gamme élargie

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Sept modèles différents. Voilà l’étendue de la gamme offerte en 2017 pour le Range Rover Sport qui n’était disponible qu’en deux modèles à son arrivée sur le marché en 2007. Cette transformation complète s’est orchestrée par l’éclosion de toute une série de déclinaisons, dont une à motorisation turbodiesel lancée l’an dernier ainsi que le modèle SVR lancé à la chasse aux BMW X5M et X6M, Mercedes-Benz GLE 63 AMG, Porsche Cayenne Turbo et tous les autres véhicules appartenant à ce créneau des utilitaires ultrasportifs aux performances relevées.

On se serait attendu à ce que le Range Rover Evoque, plus compact et plus abordable, soit le champion des ventes de la marque au pays, mais ce n’est pas le cas puisque c’est le Range Rover Sport qui trône au sommet du palmarès chez Land Rover en raison de cette gamme plus étendue de modèles.

Au sujet du look, le Range Rover Sport propose un bel amalgame de classicisme et de sportivité avec une élégance toute britannique qui fait une grande partie de son charme. Même le SVR, le plus puissant et le plus performant de la gamme, fait preuve d’une certaine retenue pour ce qui est des éléments de design. Côté style, difficile de rester insensible.

On apprécie également la suspension pneumatique réglable sur trois niveaux, dont celui appelé « accès » qui abaisse la caisse pour faciliter la montée à bord. En prenant place derrière le volant, on remarque immédiatement la qualité des cuirs recouvrant les sièges et la planche de bord. Le design est à la fois épuré et chaleureux dans une certaine dualité qui ajoute au charme. Voilà pour le bel effet ressenti au premier contact mais, malheureusement, le Range Rover Sport déçoit avec son écran central dont la qualité graphique n’est pas à la hauteur de celle des concurrents et par certaines commandes guère intuitives.

Un moteur diesel qui sait se faire oublier

Ce n’est qu’au démarrage du modèle HSE Td6 que l’on prend conscience qu’un moteur turbodiesel se met au boulot sous le capot, alors que l’on perçoit légèrement ce claquement feutré typique qui s’estompe en roulant et qui ne se rappelle à notre bon souvenir que lors des accélérations franches. En écrasant l’accélérateur, on doit composer avec un léger temps de réaction avant que le moteur ne livre son plein potentiel, ce qui fait que ce modèle ne nous paraît pas très rapide, mais il suffit amplement pour la conduite de tous les jours.

Un Land Rover à moteur diesel, c’est du nouveau pour nous en Amérique du Nord, mais c’est la norme en Europe où plus de 90% des véhicules de la marque sont animés par des moteurs carburant au gazole. C’est un choix évident pour ces véhicules au poids imposant en raison d’une consommation moins élevée. Dans le cas du Ranger Rover Sport, la consommation du modèle HSE diesel est bonifiée d’environ 30% par rapport au modèle à essence, ce qui n’est pas négligeable. Concernant le comportement routier, le Range Rover Sport fait preuve d’un bel aplomb en virage, malgré son poids, mais sa direction se montre peu communicative.

Si le modèle HSE Td6 à motorisation turbodiesel déçoit un peu lors des accélérations à pleine charge, c’est tout le contraire dans le cas du modèle SVR qui faisait appel au moteur V8 de 5,0 litres suralimenté par compresseur développé par Jaguar pour la F-Type R. Cependant, il y a fort à parier que le modèle 2017 sera animé par le moteur de la F-Type SVR, dévoilée au Salon de l’auto de Genève, qui déballe 575 chevaux, soit 25 de plus. Avec ce moteur, le Range Rover Sport SVR serait capable de retrancher 3 dixièmes de seconde au sprint de 0 à 100 kilomètres/heure pour l’expédier en 4,5 secondes. Quant au comportement routier, le modèle SVR est plus affuté grâce à une monte pneumatique surdimensionnée et des suspensions plus fermes lui permettant de faire des prouesses étonnantes compte tenu de son gabarit et de son poids. Loin d’être rationnel, le choix de ce modèle aux performances délurées relève plus d’un désir d’exclusivité qu’autre chose.

La misère des riches

On se répète, mais la fiabilité à long terme demeure encore et toujours le talon d’Achille de Land Rover qui se classe au 29e rang sur les 32 marques répertoriées dans l’édition 2016 du sondage Vehicle Dependability Study (VDS) de la firme spécialisée J.D. Power and Associates qui mesure la fiabilité des véhicules après trois ans d’usage. Pour des véhicules vendus à des prix à ce point élevés, on s’attend à mieux. Peut-être que les véhicules produits aujourd’hui s’avèreront plus fiables, mais il faudra attendre qu’ils aient circulé pendant trois ans aux mains de leurs propriétaires avant de pouvoir le certifier.

Le charme tout à fait britannique du Range Rover Sport lui permet de se démarquer des modèles concurrents proposés par les marques allemandes qui dominent ce créneau mais, comme la fiabilité reste à démontrer, nous émettons de sérieuses réserves.

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