BMW X1 2017: Compétence transversale

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2017

Chez BMW, l’acheteur qui est à la recherche d’un véhicule polyvalent aux dimensions compactes a l’embarras du choix. Le constructeur bavarois propose une authentique familiale comme la Série 3 Touring ou encore la récente Série 3 Gran Turismo, sorte de métissage entre une berline et un VUS, mais force est d’admettre que la diffusion de ces modèles est sérieusement limitée à cause de leur échelle de prix élevée. C’est ici que le X1 entre en scène avec son look d’authentique VUS qu’il a gagné l’an passé et son prix nettement plus abordable.

Le X1 est élaboré sur une toute nouvelle plate-forme qui sert aussi de base à la Série 2 Active Tourer, un modèle qui n’est toutefois pas commercialisé en Amérique du Nord. En Europe, le X1 est vendu en simple traction ou avec la transmission intégrale, mais n’est disponible chez nous qu’avec le rouage intégral xDrive. Sous son look au goût du jour se cache une nouvelle architecture à moteur transversal partagée avec la division MINI.

C’est donc tout un changement de paradigme qui s’opère avec ce nouveau modèle chez le constructeur bavarois, longtemps reconnu pour la dynamique de ses modèles à moteur six cylindres en ligne logés en position longitudinale sous le capot. Dans le cas du X1, cette nouvelle configuration a été adoptée pour des considérations d’efficacité de coûts de production et BMW fait le pari que les acheteurs de VUS, moins portés sur la dynamique que les acheteurs de berline sport, ne se formaliseront pas de ce changement majeur.

Polyvalent et spacieux

Au sujet de la plastique, le BMW X1 est très réussi. Il respecte en tous points les canons esthétiques de la catégorie et marque un clivage évident avec le modèle précédent qui ressemblait plus à une familiale surélevée. L’habitacle est spacieux et le X1 s’avère confortable à l’avant comme à l’arrière où l’assise de la banquette est légèrement surélevée par rapport au modèle précédent.

La finition est soignée et la planche de bord s’apparente beaucoup à celle d’une BMW Série 3. Elle est séparée en largeur par une bande de couleur, juste sous les buses de ventilation et, en son sommet, trône un écran couleur de 6,5 pouces. On ne relève pas de fautes majeures au chapitre de l’ergonomie car tous les cadrans, indicateurs et commandes sont facilement repérables.

Le nouveau X1 hérite également de la dernière mouture du système de télématique qui est nettement plus convivial qu’à ses débuts. Concernant la dotation d’équipements, on note que le X1 n’échappe pas à la tendance en cours chez BMW, soit celle de regrouper les équipements et accessoires dans des groupes d’options souvent vendus à fort prix.

Dynamique affûtée et roulement ferme

Pour l’instant, un seul groupe motopropulseur est au programme chez nous. Le BMW X1 est animé par le même quatre cylindres de 2,0 litres suralimenté par turbocompresseur que l’on retrouve sous le capot de la berline 328i. Ce moteur s’avère tout à fait convenable dans la berline, mais sa puissance de 228 chevaux est un peu juste dans le cas du X1 dont le poids est plus élevé.

Heureusement, la motorisation est complétée par la boîte automatique à huit rapports qui nous a permis d’observer une moyenne de 9,4 litres aux 100 kilomètres lors d’un essai réalisé au début de l’hiver dernier. Le rouage intégral du BMW X1 priorise le train avant en conduite normale, mais peut faire varier la livraison du couple jusqu’à atteindre 100% sur les seules roues arrière, bref de s’adapter rapidement en fonction des conditions d’adhérence qui prévalent.

Même si la direction est rapide et précise, on ne reçoit pas beaucoup de feedback et il est parfois difficile de bien sentir la route au travers du volant dans une enfilade de virages. C’est peut-être le seul reproche que l’on peut adresser à la dynamique du X1 qui est relativement affûtée et qui lui permet de prendre les virages avec beaucoup d’aplomb grâce à des liaisons au sol calibrées en fonction de la tenue de route. Cela dit, cet aplomb en virages s’accompagne d’un roulement plutôt ferme, particulièrement lorsque l’on roule à basse vitesse sur une chaussée dégradée.

Le BMW X1 s’inscrit dans un créneau en vogue à l’heure actuelle, soit celui des VUS de luxe de taille compacte où la concurrence directe a pour nom Audi Q3, Mercedes-Benz GLA et GLC, ainsi que le Range Rover Evoque. Polyvalent et spacieux, le X1 est doté d’un look accrocheur et d’une dynamique supérieure aux attentes de la clientèle. Son prix de départ en fait un choix intéressant, mais il faut porter une attention particulière à la sélection des options si l’on veut éviter les mauvaises surprises à la signature du contrat.

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