Toyota 4RUNNER, toujours mieux

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Le 4Runner a séduit la clientèle par sa polyvalence, son gabarit et son prix accessible. Au fil des années, le 4Runner n’a cessé de prendre du volume au point où, maintenant, il figure parmi les plus gros VUS sur le marché. Son prix a également connu une hausse remarquée alors qu’il se vend au-dessus des 40 000 $, pouvant même atteindre plus de 55 000 $ pleinement équipé. Autrefois seul dans sa catégorie, il fait à présent partie d’un groupe d’utilitaires sport où la concurrence est féroce tandis que les ventes sont à la baisse.

Si vous visitez prochainement une concession Toyota, vous constaterez à quel point le 4Runner présente un gabarit imposant. Ce n’est pas le plus volumineux des utilitaires sport, mais jadis il ressemblait plutôt au Highlander d’aujourd’hui. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ce qui lui avait permis de connaître le succès a désormais disparu. En fait, on a voulu en mettre trop sur le véhicule, et conséquemment, le prix a augmenté. Le 4Runner est maintenant plus bourgeois et plus cher, ce qui le handicape fortement face à la concurrence.

Robuste

Outre ces constatations, il présente une allure robuste avec ses passages de roue énormes, ses extensions d’ailes et sa calandre proéminente. Le modèle reste toutefois conservateur et son design rappelle l’ancien 4Runner. Quelques éléments esthétiques gardent le style à jour, mais le 4Runner dans sa version actuelle date de plus de 7 ans. Une refonte est imminente pour le hisser de nouveau au sommet de sa catégorie. L’intérieur ne manque pas non plus de susciter de nombreux commentaires. Le design semble provenir directement des années 90 quand la mode était aux allures disparates et à l’affichage de Noël. Il manque nettement de convivialité et d’ergonomie dans la présentation.

Ajoutez à cela des plastiques ternes et des couleurs trop sobres et vous aurez une bonne idée de l’impression qui se dégage du 4Runner lorsque vous y montez. En un mot, on pourrait dire que c’est désuet.

Cette déception passée (on s’attendait à mieux, c’est tout), on constate à quel point l’habitacle est généreux. Les places avant sont confortables et l’espace pour les occupants ne manque pas. L’aire de chargement est volumineuse et dans le cas de la version Limited V8, on dispose d’une surface à deux nivaux, très pratique pour les objets fragiles. Comme par le passé, la vitre de la lunette arrière s’abaisse pour permettre au chien de prendre l’air ou à vos passagers de voir le paysage derrière eux, mais est également utile pour déposer ou récupérer des objets sans avoir à ouvrir le hayon.

Efficace

Bien confortablement campé sur des pneus de 18 pouces, le 4Runner s’avère très à l’aise sur la route. Son poids de près de 2 000 kg aide certes à le maintenir solidement sur les rails mais les suspensions amortissent efficacement les incongruités de la route, surtout en ville. Pour ceux qui optent pour la version Limited V8, ils seront ravis d’apprendre que la suspension pneumatique se veut des plus efficaces. En conduite urbaine, la direction présente une assistance correcte même si elle ne transmet aucunement la route au conducteur. Les freins sont d’une puissance remarquable malgré l’impression de faiblesse ressentie sur la pédale. Le roulis est somme toute très négligeable compte tenu de la garde au sol élevée du véhicule. Le comportement général du 4Runner s’apparente surtout à celui du Tundra avec lequel il partage bon nombre de composants. Avec son châssis de type échelle et sa suspension arrière à essieu rigide, on a nettement affaire à l’ADN d’un vrai camion. Ceux recherchant une sensation plus civilisée devront choisir un véhicule comme le Highlander qui donne plutôt l’impression de conduire une automobile.

Passe-partout

Ce qu’il aurait été comblé ce Passe-Montagne d’avoir un 4Runner pour se rendre chez lui… dans les montagnes ! Et il aurait eu tout avantage à se procurer la version à moteur 6 cylindres qui est la seule à proposer un rouage 4X4 avec une gamme basse. Au choix, le conducteur peut passer d’une simple rotation d’un bouton en mode 4Hi, 4Low et 2Hi. La livrée V8 n’offre que le rouage intégral électronique. Le 4Runner peut pratiquement passer n’ importe où avec sa garde au sol imposante et ses plaques de protection boulonnées sous le véhicule, protégeant ainsi les éléments mécaniques vulnérables. Le puissant couple du V6 est fort utile pour se dégager des bourbiers inévitables et les nombreuses aides à la conduite viennent pallier l’inexpérience des conducteurs citadins venus « jouer dans la bouette ». Presque impossible de s’enliser avec la garde au sol variable et le système de gestion du tangage. Même le dispositif de retenue en descente freine les ardeurs les plus téméraires !

Autrefois apprécié pour sa robustesse, sa polyvalence et son prix, il l’est aujourd’hui pour les mêmes raisons. En dépit d’un coût d’achat un peu élevé, sa valeur de revente viendra compenser les dépenses car il jouit d’une grande réputation. Voilà moins de trois ans, on vous aurait recommandé la version Limited V8, mais avec la récente flambée des prix du pétrole, la version SR5 V6 sera le choix le plus logique, d’autant plus que son moteur V6 s’acquitte très bien des tâches demandées par la majorité des gens et qu’il possède un vrai rouage 4X4.

FEU VERT

Fiabilité légendaire
Prix de revente élevée
Tenue de route remarquable
Capacités hors route surprenantes  

FEU ROUGE

Prix légèrement corsé
Design vieillot
Consommation élevée
Sensation de lourdeur

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