Subaru Forester, des changements songés

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Avec la mise à jour du Forester, Subaru vient de compléter la transformation de toute sa gamme. Ce modèle est certainement celui qui en avait le plus besoin. Non seulement sa silhouette avait vieilli, mais la plate-forme était, elle aussi, devenue incapable de soutenir la concurrence des nouveaux modèles. Il ne faut pas oublier que le Forester a dominé sa catégorie pendant longtemps avant de céder son titre l’an dernier dans le cadre d’un match comparatif paru dans l’édition 2008 du Guide.

S'il est un élément mécanique qui ne change jamais chez Subaru, c’est bien le moteur. Qu’il soit atmosphérique ou turbocompressé, on a toujours affaire à un moteur quatre cylindres à plat de 2,5 litres couplé à une boîte manuelle à cinq rapports ou à une automatique à quatre rapports offerte en option. Et si vous optez pour le modèle turbo, uniquement offert sur la XT Limited, vous ne pourrez profiter que de l’automatique. Il serait donc facile de conclure qu’avec la reconduction de ce groupe propulseur, on s’est contenté de la même mécanique. Par contre, lors du lancement de ce modèle, les ingénieurs ont insisté pour souligner que plusieurs modifications internes avaient été apportées, notamment la répartition du couple qui se manifeste à un régime moins élevé. La courbe de puissance a elle aussi été améliorée. Un détail digne de mention, le moteur est abaissé de 22 mm afin de réduire le centre de gravité compte tenu du fait que le pavillon est un peu plus haut que précédemment.

Si la motorisation est inchangée, la plate-forme est nouvelle. Elle est naturellement plus rigide, tandis que son empattement a été allongé de 90 mm. Il en résulte un meilleur confort et plus de dégagement pour les jambes aux places arrière. La suspension arrière est dorénavant à bras triangulés afin d’éliminer la présence des tours de suspension dans
le coffre, une caractéristique de la suspension à jambes de force utilisée précédemment. Comme sur tous les autres modèles Subaru, le rouage intégral est de série. Par contre, il est important de préciser que le mécanisme pour la version dotée de la boîte manuelle diffère de celui livré avec l’automatique.

Discrètement vôtre

La journée où les véhicules Subaru nous proposeront des silhouettes excentriques, ce constructeur aura été acheté par une autre compagnie. En fait, pendant longtemps, la rumeur voulait que le bureau de design de Subaru consiste en une boîte à suggestions placée à la sortie de la cafétéria de l’usine.

Trêve de balivernes, il faut reconnaître que les choses se sont beaucoup améliorées au fil des ans en fait de design. Malheureusement, le Forester a toujours été mal servi par les stylistes. La première génération apparue en 1996 avait une silhouette déséquilibrée. La seconde, arrivée en 2005, se voulait un net progrès, mais on pouvait faire mieux.

Quant à la troisième génération, elle est améliorée, mais c’est quand même une approche évolutive. La plupart des modifications apportées se situent à la partie avant. La grille de calandre, encadrée par les phares de forme plus ou moins rectangulaire, est surplombée par une barre transversale chromée débordant le long des ailes avant. Ces ailes sont proéminentes en raison des passages de roues surdimensionnés. Le pare-chocs avant est plus saillant et surplombe une prise d’air plus imposante délimitée par les phares antibrouillard. À ce chapitre, Subaru est demeuré fidèle à sa politique de design classique. En fait, c’est dans l’habitacle que les changements les plus importants sont à noter. Et encore, il faut nuancer, puisque le tableau de bord est directement inspiré de celui de l’Impreza. Comme sur ce dernier, la disposition est bonne, avec ses volutes se rejoignant de part et d’autre de la console centrale. À ce point de rencontre se trouvent les commandes de climatisation constituées de trois gros boutons faciles à opérer.

Les modèles canadiens n’offrent pas le système de navigation par satellites, mais incluent des sièges chauffants et des supports à bagages en équipement de série. Il faut toutefois souligner que le totaliseur journalier est difficile à lire et que le centre d’information placé sur la partie centrale supérieure est souvent oblitéré par les rayons du soleil. Comme dans tous les véhicules de ce constructeur, la qualité des matériaux, ainsi que l’assemblage, est excellente. Il y a un bémol cependant quant à la dureté de certains plastiques, notamment ceux du tableau de bord. D’autre part, les sièges sont confortables, le volant est inclinable et télescopique et le dégagement pour les jambes est généreux aux places arrière. Certains déploreront le fait que le siège du passager ne peut être réglé en hauteur et que son assise est très basse.

Passe-partout

Sur la route, la conduite est plus agréable et la tenue de route rassurante. La rigidité accrue de la plate-forme, une direction ancrée plus solidement et un diamètre de braquage relativement court figurent sur la liste des améliorations les plus marquantes. En dépit d’une garde au sol de 220 mm, le Forester affiche un roulis fort bien contenu dans les courbes. En conclusion, Subaru a atteint ses objectifs en mettant la Forester au goût du jour en plus de conserver les qualités initiales qui la font apprécier de beaucoup de propriétaires.

FEU VERT

Transmission intégrale de série
Silhouette plus moderne
Prix réduit
Mécanique fiable
Habitacle spacieux

FEU ROUGE

Moteur atmosphérique un peu juste
Boîte automatique à quatre rapports
Suspension parfois sèche
Siège du passager trop bas
Centre d’information difficile à consulter

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